Chère Gé­ral­dine Sa­va­ry,

Le Matin Dimanche - - CHRONIQUES -

Vous avez eu 50 ans cette se­maine. Je ne sais pas si c’était un «hap­py» bir­th­day. Sous le feu des cri­tiques à cause de votre proxi­mi­té avec le mul­ti­mil­liar­daire et consul ho­no­raire de Rus­sie Fre­de­rik Paul­sen qui a fi­nan­cé une par­tie de vos cam­pagnes élec­to­rales, et épui­sée, vous avez an­non­cé votre re­trait du Con­seil des États et re­non­cé ain­si aux hautes fonc­tions qui vous étaient pro­mises. Tout en re­gret­tant votre dé­part, j’éprouve de l’ad­mi­ra­tion. Et j’en­tends par­tout, ici, à Zu­rich et ailleurs, les gens qui disent: en­fin une po­li­ti­cienne qui s’excuse pour une faute, tire les consé­quences et montre des émo­tions. Mais tous se posent aus­si la ques­tion: pour­quoi elle et pas les autres? Les Mau­det, Brou­lis et com­pa­gnie? Bonne ques­tion. Les autres, n’ont-ils pas re­con­nu le ca­rac­tère sé­rieux des re­proches qu’on leur adresse? Ou, es­pèrent-ils une re­con­quête des élec­teurs, une fois les «af­faires» ou­bliées? La sym­pa­thie du pu­blic est avec vous. Je di­rais même qu’en fai­sant un acte de contri­tion aus­si fort, vous avec po­sé la pre­mière pierre d’une nou­velle car­rière brillante, en po­li­tique ou ailleurs. Vous êtes par­don­née parce que plus cré­dible et plus cou­ra­geuse que d’autres. Vos ca­ma­rades du PS sont sû­re­ment du même avis. La so­li­da­ri­té compte pour eux, non?

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