Le som­meil est plus se­rein avec un chat qu’avec un chien

Le Matin Dimanche - - NATURE -

Ils prennent une grande place dans nos vies, mais par­fois aus­si dans nos lits! On es­time en ef­fet qu’un tiers des pro­prié­taires de chiens et de chats par­tagent leur ma­te­las avec leur ani­mal de com­pa­gnie. Est-ce une bonne idée de les au­to­ri­ser à se cou­cher sur nos draps – voire en des­sous? C’est à cette ques­tion qu’ont ten­té de ré­pondre des cher­cheurs de la cli­nique Mayo de Scotts­dale, en Ari­zo­na, spé­cia­li­sée dans les troubles du som­meil. Les scien­ti­fiques ont ain­si ana­ly­sé le com­por­te­ment d’un pa­nel de 150 par­ti­ci­pants, dont près de la moi­tié dort avec un chien ou un chat. Un peu plus de 40% d’entre eux a avoué avoir un som­meil plus se­rein quand leur ani­mal passe la nuit à leurs cô­tés. Un sen­ti­ment d’apai­se­ment noc­turne davantage res­sen­ti en pré­sence d’un chat. D’une part en rai­son de ses ron­ron­ne­ments, com­pa­rables à une douce mé­lo­die aux ef­fets thé­ra­peu­tiques, d’autre part parce que le chat se blot­tit contre son maître un peu comme un bé­bé.

Re­vers de la mé­daille: les fé­lins peuvent aus­si al­té­rer notre som­meil, comme l’ont sou­li­gné 20% des par­ti­ci­pants à cette étude amé­ri­caine. Étant don­né qu’ils ont conser­vé un fort instinct de chasseur, ils se lèvent au pe­tit ma­tin et sont plus agi­tés que les chiens du­rant la nuit. Ce­la dit, les spé­cia­listes es­timent que les bé­né­fices sont su­pé­rieurs aux in­con­vé­nients, dans la me­sure où le chat par­ti­cipe au bon en­dor­mis­se­ment de son pro­prié­taire.

Mais en­core faut-il que ce­lui-ci ne dé­ve­loppe pas une al­ler­gie à son en­contre. Heu­reu­se­ment, ce­la ne concer­ne­rait que 2,5% de la po­pu­la­tion. Il est en re­vanche dur de dire qui est al­ler­gique ou ne l’est pas. Di­verses études ont tou­te­fois mon­tré que la pré­sence d’un ani­mal dès la nais­sance d’un en­fant pou­vait l’im­mu­ni­ser, et il sem­ble­rait que s’il pos­sède un pou­voir ras­su­rant sur son maître, les risques d’al­ler­gie soient po­ten­tiel­le­ment moins éle­vés. FRÉ­DÉ­RIC REIN

Tomp­fel­ler/istock

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