Phar­ma­cie Prin­ci­pale lance un site de vente en ligne

Le Matin Dimanche - - ECONOMIE - ÉLI­SA­BETH ECKERT

En par­te­na­riat avec le nu­mé­ro 1 belge et fran­çais de la phar­ma­cie en ligne, le groupe fa­mi­lial pro­pose dès jeu­di sur Apo24.ch plus de 10 000 pro­duits de pa­ra­phar­ma­cie (presque) aux prix eu­ro­péens.

La nou­velle so­cié­té, née d’une joint-ven­ture entre le belge New­phar­ma et le groupe genevois Phar­ma­cie Prin­ci­pale, n’am­bi­tionne pas d’af­fron­ter im­mé­dia­te­ment le géant de la phar­ma­cie en ligne eu­ro­péenne qu’est Zur Rose, ba­sée à Frauen­feld (TG). Avec ses 983 mil­lions de francs de chiffre d’af­faires en 2017, son al­liance avec Mi­gros et sa ré­cente aug­men­ta­tion de ca­pi­tal de 200 mil­lions de francs, Zur Rose contrôle au­jourd’hui 90% du mar­ché de vente de mé­di­ca­ments sur or­don­nance et de phar­ma­cie en ligne.

«Ce­la fai­sait très long­temps que nous cher­chions un par­te­naire, pour nous dé­ve­lop­per sur in­ter­net», ex­plique Jean-phi­lippe de To­le­do, pré­sident du groupe Phar­ma­cie Prin­ci­pale. Car, il reste non seule­ment des places à prendre dans la vente de pro­duits de pa­ra­phar­ma­cie – tels que les com­plé­ments ali­men­taires, des trai­te­ments de mé­de­cine na­tu­relle ou des cos­mé­tiques spé­cia­li­sés et haut de gamme – dans un mar­ché hel­vé­tique es­ti­mé à quelque 700 mil­lions de francs de chiffre d’af­faires par an­née. Mais éga­le­ment, ajoute Jean-phi­lippe de To­le­do, «l’avan­tage de cette as­so­cia­tion avec une so­cié­té pré­sente dans la zone eu­ro nous per­met de vendre des pro­duits proches des prix eu­ro­péens, moins cher qu’en Suisse». Bien plus que Zur Rose, Apo24 veut donc s’at­ta­quer à l’îlot de cher­té hel­vé­tique et à la dif­fi­cul­té d’im­por­ter de la pa­ra­phar­ma­cie en Suisse. «Nous vou­lions com­men­cer en avril der­nier, af­firme Da­vid Conne, CEO de Phar­ma­cie Prin­ci­pale. Tout était prêt: avec plus de un mil­lion de clients en Eu­rope, prin­ci­pa­le­ment en Bel­gique et en France, une pla­te­forme de vente en ligne opé­ra­tion­nelle et une lo­gis­tique de dis­tri­bu­tion dé­jà fonc­tion­nelle, New­phar­ma nous évite des in­ves­tis­se­ments ex­trê­me­ment coû­teux et nous offre ces dix ans d’ex­pé­rience.» Le groupe PP (huit phar­ma­cies, dont sept à Ge­nève et une à Cha­vannes-de-bo­gis (VD) per­met aux Belges de pé­né­trer le mar­ché hy­per­pro­té­gé hel­vé­tique. «Or nous nous sommes heur­tés à des dif­fi­cul­tés in­ouïes pour ob­te­nir les com­po­si­tions et les ori­gines des pro­duits de la part des fa­bri­cants, qui sont exi­gées pour la taxa­tion des pro­duits à la fron­tière.»

Pas de vente de mé­di­ca­ments

Car tout ce qui se vend et a été agréé dans l’union eu­ro­péenne ne peut pas for­cé­ment être li­vré en Suisse… L’aven­ture com­mence donc avec un ser­vice dis­po­nible sept jours sur sept et 24 heures sur 24. Pour l’heure, la joint-ven­ture ne ven­dra pas en ligne de mé­di­ca­ments sur or­don­nance, celles des mé­di­ca­ments sans or­don­nance (OTC) ayant été in­ter­dite le 29 sep­tembre 2015. «Un tel ser­vice, ex­plique Jean-phi­lippe de To­le­do, né­ces­si­te­rait pré­ci­sé­ment une lo­gis­tique et une in­fra­struc­ture que nous ne pos­sé­dons pas.» Le groupe Phar­ma­cie Prin­ci­pale reste ain­si fi­dèle aux of­fi­cines phy­siques, où les clients peuvent re­ce­voir tous les conseils né­ces­saires de prise d’un trai­te­ment, même OTC.

O. Wavre

Seuls, les mé­di­ca­ments sans or­don­nance se­ront dis­po­nibles sur in­ter­net.

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