Une mé­thode amé­ri­caine adap­tée à la sauce bul­loise

Le Matin Dimanche - - SUISSE -

Si la mé­thode nous vient des États-unis, elle a été adap­tée en Suisse par Diane Bor­card. Au quo­ti­dien, elle di­rige des ate­liers confé­rences à tra­vers la Suisse ro­mande. Ba­sée à Bulle, son en­tre­prise de con­seil Be­bloom Aca­de­my se dé­fi­nit comme une «école de l’en­thou­siasme et de l’op­ti­misme». Cette pion­nière, for­ma­trice d’adultes et an­cienne res­pon­sable des res­sources hu­maines, dé­fend le res­pect ab­so­lu de soi-même. «J’es­saie de faire dé­cou­vrir, grâce à mes ex­pé­riences, la puis­sance de la bien­veillance, ex­plique-t-elle. Pour se tour­ner vers l’op­ti­misme, il faut se li­bé­rer des plaintes car leur ren­de­ment, en en­tre­prise comme dans la vie pri­vée, c’est… zé­ro. C’est tout bon­ne­ment une perte de temps.»

Un peu bi­sou­nours tout ça, non? «Ab­so­lu­ment pas. On es­time que nous nous plai­gnons entre 30 et 50 fois par jour et qu’une seule pe­tite mi­nute est né­ces­saire entre deux per­sonnes pour que sur­viennent la cri­tique, le ju­ge­ment, le sar­casme, la pleur­ni­che­rie. C’est la fa­çon la plus simple d’en­trer en contact avec l’autre. Pre­nez la mé­téo: on en parle presque tou­jours en mal. Il fait trop chaud, trop froid, il pleut, il neige, etc. Tout ce­la ali­mente for­cé­ment le pes­si­misme am­biant.»

Diane Bor­card a-t-elle per­son­nel­le­ment tes­té les 21 jours sans se plaindre? «Oui et ce­la a été un tra­vail de ti­tan. J’ai com­men­cé le 18 juin et ter­mi­né le 4 sep­tembre. J’ai re­chu­té à cinq re­prises, la der­nière fois lors du ving­tième jour.»

Newspapers in French

Newspapers from Switzerland

© PressReader. All rights reserved.