Pen­dant

Le Matin Dimanche - - CHRONIQUES -

Après avoir en­fi­lé des gants et des chaus­sons afin de pro­té­ger ses ex­tré­mi­tés du froid, la Vau­doise ferme la lourde porte de la cuve rem­plie d’azote. Seule sa tête dé­passe de cette ca­bine ul­tra­so­phis­ti­quée (va­leur: 50 000 francs). La pré­cau­tion est d’im­por­tance: la pa­tiente ne doit pas res­pi­rer d’azote. Des cap­teurs me­su­rant le taux d’oxy­gène dans l’air sont d’ailleurs ins­tal­lés dans la pièce. Pour l’ins­tant tout va bien. La cuve est à -140 de­grés et le compte à re­bours égrène les se­condes res­tantes (la séance dure trois mi­nutes). Maude Ma­thys ferme les yeux. La sen­sa­tion de froid est in­tense, mais c’est un froid sec. «J’irais moins fa­ci­le­ment me bai­gner dans l’eau du lac, même si elle est à cinq de­grés», glisse la ma­man de la cham­pionne, qui fait deux séances de cryo­thé­ra­pie par mois avec son ma­ri. Der­rière son bu­reau, Sha­ron ali­mente la conver­sa­tion. «Je ba­varde avec les pa­tients, pour les ai­der à faire pas­ser le froid. J’ai dé­jà fait plu­sieurs séances, je com­pa­tis!» Sou­dain un bip de mi­cro-ondes re­ten­tit. Sur l’écran, on peut lire: «Faites sor­tir le pa­tient.» La séance est ter­mi­née.

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