Les femmes ont une nou­velle pa­tronne: Nao­mi Osa­ka

Le Matin Dimanche - - TENNIS -

Somp­tueuse, la fi­nale fé­mi­nine a consa­cré une jeune Ja­po­naise de 21 ans qui entre en pleine lu­mière. Sa­crée dé­jà il y a quatre mois à L’US Open, mais re­lé­guée mal­gré elle dans l’ombre du scan­dale gro­tesque et inique que Se­re­na Williams avait ali­men­té en fi­nale (conflit avec l’ar­bitre), Nao­mi Osa­ka a cette fois ac­ca­pa­ré tous les re­gards. Pour son jeu, pour sa ba­taille avec une ad­mi­rable Tchèque, Pe­tra Kvi­tová, pour avoir mis fin à cette valse de lau­réates dif­fé­rentes en Grand Che­lem (huit de suite) en s’im­po­sant 7-6 (7-2), 5-7 6-4 en 2 h 27, rem­por­tant là son deuxième tour­noi ma­jeur consé­cu­tif. Un avè­ne­ment.

La WTA tient sa nou­velle pa­tronne, celle qui ac­cé­de­ra pour la pre­mière fois de sa car­rière à la place de No 1 lun­di. Elle a fière al­lure et si elle conti­nue sur cette lan­cée, elle pour­rait bien du­rer un mo­ment, quitte à faire sou­vent le déses­poir de Se­re­na Williams et de sa quête de re­cords.

Ses spon­sors sont des nouilles

Bien sûr, quand Nao­mi Osa­ka a man­qué trois balles de matches d’af­fi­lée en fin de deuxième set, elle a trem­blé, elle en a per­du le fil et la manche, cra­quant jus­qu’aux larmes en plein mi­lieu du court. Mais elle s’est re­prise et a su pas­ser l’épaule dans l’ultime set. Brillam­ment. De quoi ou­vrir les yeux, on l’es­père, de son spon­sor ja­po­nais, une marque de pâtes mi­nute.

Mlle Osa­ka est de mère nip­ponne et de père haï­tien, donc mé­tis­sée, mais dans une pu­bli­ci­té en forme de man­ga, son spon­sor l’a ré­cem­ment «blan­chie». Les nouilles se sont ex­cu­sées de­vant le scan­dale qui en­flait sur les ré­seaux so­ciaux.

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