MI­CHAËL PER­RIER

Le Matin Dimanche - - SPORTS -

29 ans, joueur du Stade-lau­sanne-ou­chy Vain­queur de la Coupe de Suisse avec le FC Sion en 2015.

«Je me per­çais les ongles avec une ai­guille pour vi­der des hé­ma­tomes sous les or­teils.»

Le Va­lai­san a long­temps été per­sua­dé d’avoir des pieds nor­maux. «Ma femme n’est pas du tout du même avis. Elle m’a fait re­mar­quer qu’ils sont quand même bien amo­chés à cause du foot­ball.»

Cet été, l’an­cien joueur d’aa­rau s’est frac­tu­ré le gros or­teil en Coupe. «Le gar­dien est sor­ti comme un fou. J’ai juste eu le temps de pous­ser le bal­lon avant de me faire ra­mas­ser.» Ses doigts de pied avaient dé­jà souf­fert de­puis le dé­but de sa car­rière. Plus jeune, Mi­chaël Per­rier met­tait des chaus­sures trop ser­rées – «parce que j’avais l’im­pres­sion de mieux tou­cher le bal­lon avec». En hi­ver, le cuir de­ve­nait plus ri­gide et le bles­sait à l’avant du pied. «J’ai eu des hé­ma­tomes sur les or­teils. Je les per­çais moi­même. Je dés­in­fec­tais une ai­guille avec un bri­quet puis je vis­sais gen­ti­ment sur l’ongle, jus­qu’à tou­cher la peau. Le sang sor­tait et la pres­sion re­tom­bait.»

Mi­chaël Per­rier a com­men­cé des études de phy­sio­thé­ra­peute à Loèche. «J’ai les or­teils val­gus, c’est-à-dire qu’ils rentrent vers l’in­té­rieur. Nor­ma­le­ment, ce sont sur­tout les femmes qui souffrent de ce­la à cause de chaus­sures trop poin­tues.» Le mi­lieu du SLO n’a mis les pieds qu’une seule fois chez le po­do­logue. «Les foot­bal­leurs veulent jouer à tout prix. Même si la dou­leur est pré­sente. Ils ne vont chez le mé­de­cin que quand ça de­vient in­sup­por­table. C’est sou­vent trop tard.»

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