PALOMA RAMIREZ AZAMBUJA

Le Matin Dimanche - - SPORTS -

15 ans, dan­seuse in­dé­pen­dante à Bue­nos Aires. Par­ti­ci­pante au Prix de Lau­sanne en ju­niors.

«Quand j’ai com­men­cé le bal­let, j’avais les pieds en sang.» À 15 ans, la dan­seuse de Bue­nos Aires en a dé­jà près de dix ans de bal­let dans les pattes. Elle garde un sou­ve­nir vi­vace de ses pre­mières ara­besques. «Au dé­but, c’était ter­rible. J’avais l’im­pres­sion que mes chaus­sons étaient durs comme du car­ton. J’avais des cloques par­tout et mes pieds étaient en sang. Au­jourd’hui, ma peau s’est en­dur­cie à force de m’en­traî­ner.» L’ado­les­cente en parle sans se dé­par­tir de sa voix guille­rette. «Après tout, les dou­leurs sont un as­pect à part en­tière de la danse. Je fais avec car j’aime le bal­let plus que tout. C’est un art qui de­mande énor­mé­ment, à tous les ni­veaux. Beau­coup de jeunes ar­rêtent parce que c’est trop pour eux.» Une fois par se­maine, Paloma Ramirez Azambuja trempe ses pieds meur­tris dans un bac d’eau avec des gla­çons et un peu de sel. «Avec les an­nées et l’ex­pé­rience, j’ai ap­pris à mieux les pro­té­ger. Pour les cloques, j’uti­lise des pan­se­ments spé­ciaux d’une marque amé­ri­caine qui s’ap­pellent «points de dan­seurs.»

En plus des le­çons de bal­let, l’ar­gen­tine s’as­treint à une heure de pré­pa­ra­tion phy­sique quo­ti­dienne, al­ter­nant entre pi­late et salle de force. «Ma mus­cu­la­ture joue un rôle double. D’une part, elle me per­met d’avoir une tech­nique plus pré­cise. De l’autre, j’évite au maxi­mum les bles­sures graves.» Après la séance pho­tos, elle est re­par­tie le coeur lé­ger vers ses pa­rents qui l’at­ten­daient dans le hall.

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