ROY HODGSON

1991-1998 Équipe de Suisse, Ne/xa­max et Black­burn

Le Matin Dimanche - - FOOTBALL -

«J’ai beau­coup ai­mé sa per­son­na­li­té, son flegme bri­tan­nique. Roy était culti­vé et agréable. Avec lui, vous pou­viez dis­cu­ter d’opé­ra, de bou­quins, de mu­sique. Sur le plan du jeu, il m’a fait dé­cou­vrir la dé­fense en zone. Il in­sis­tait beau­coup là-des­sus. Il était très à che­val sur les mou­ve­ments avec et sans bal­lon. Ses en­traî­ne­ments étaient ba­sés es­sen­tiel­le­ment sur les dé­pla­ce­ments, et beau­coup moins sur le jeu qui, à cette époque, était de toute fa­çon as­sez sté­réo­ty­pé. On évo­luait dans un car­can ri­gide, avec une dé­fense à quatre joueurs ali­gnés. Ses séances étaient as­sez ri­gides, mais le tra­vail payait au bout du compte car, le sa­me­di, on sa­vait exac­te­ment ce qu’on avait à faire. Roy lais­sait peu de place à la fan­tai­sie, et cer­tains joueurs pou­vaient se sen­tir un peu à l’étroit avec lui. Per­son­nel­le­ment, je pense qu’une équipe a be­soin de ri­gueur, d’un sché­ma tac­tique pour dé­fi­nir qui fait quoi, mais aussi d’im­pro­vi­sa­tion, de créa­ti­vi­té, de qua­li­tés in­di­vi­duelles. Parce qu’au­jourd’hui, toutes les équipes sont bien en place. C’est l’in­di­vi­du qui crée le sur­nombre. Et puis la li­ber­té d’ex­pres­sion va aussi avec la no­tion, es­sen­tielle, de plai­sir.»

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