Sa­voir être pa­tient

Le Matin Dimanche - - SPORTS -

Cette pre­mière chro­nique tombe à un mo­ment par­ti­cu­lier pour moi. Je suis bles­sé de­puis plu­sieurs se­maines et je de­vrais bien­tôt pou­voir re­trou­ver ma place dans l’ali­gne­ment des Hous­ton Ro­ckets. D’ici une se­maine en­vi­ron, après la pause dé­diée au All-star Game qui a lieu cette nuit.

Comme les rares fois où j’ai été sur la touche de­puis 2014 et mon pre­mier match de NBA, j’ai pris le temps de soi­gner ma bles­sure au pouce. Dans le quo­ti­dien d’un spor­tif, il faut sa­voir gé­rer les mo­ments dif­fi­ciles. Pour se re­mettre d’une dé­faite en fi­nale ou d’une bles­sure, ce sont fi­na­le­ment les mêmes qua­li­tés né­ces­saires. Force de ca­rac­tère et pa­tience sont les deux plus im­por­tantes.

Mais s’il y a une chose dont je suis par­ti­cu­liè­re­ment fier, c’est la ges­tion de ma conva­les­cence. Je m’ex­plique. Au mo­ment où tu ar­rives dans la ligue, tu veux tout le temps jouer. Tout le temps prou­ver que tu mé­rites ta place dans l’équipe. Au dé­but, je n’étais ni ti­tu­laire ni éta­bli. Lorsque tu es en ha­bits ci­vils sur le banc, un autre gars tente de te pi­quer ta place. Il faut réus­sir à mettre de cô­té cette frus­tra­tion pour avoir une chance de du­rer. Main­te­nant, la si­tua­tion est tout de même dif­fé­rente puisque je suis de­ve­nu un ti­tu­laire in­dis­cu­table.

Comme la main est mon «ou­til de tra­vail», si j’ose dire, il ne fal­lait pas dé­con­ner au mo­ment de la gué­ri­son et de la ré­ha­bi­li­ta­tion. Dans un pre­mier temps, j’ai pas­sé quelques jours à Los An­geles pour me faire opé­rer par une spé­cia­liste en la ma­tière avant de com­men­cer la phy­sio. La bonne nou­velle? Tout s’est pas­sé de ma­nière nor­male. Il n’y a pas eu de com­pli­ca­tion tant au ni­veau de l’opé­ra­tion que de la gué­ri­son.

Ce qui change de mes pré­cé­dentes bles­sures, par contre, c’est que je sais exac­te­ment quel se­ra mon rôle en re­ve­nant sur le par­quet: ti­tu­laire. Cette place m’est ga­ran­tie et je sais que le coach me fait confiance. Il vou­dra aus­si­tôt me re­don­ner les res­pon­sa­bi­li­tés qui étaient les miennes au­pa­ra­vant. Mine de rien, ce­la m’a été très pré­cieux pour gé­rer cette pé­riode de doute.

Clint Ca­pe­la Bas­ket­teur Maxime Sch­mid

Cette chro­nique est as­su­rée en al­ter­nance par Clint Ca­pe­la, Ni­co Hi­schier, Fan­ny Smith, Mu­jin­ga Kam­bund­ji et AlexSong.

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