Les co­lom­bo­philes hé­rissent les poils des dé­fen­seurs des ani­maux

Le Matin Dimanche - - SUISSE -

La pra­tique des courses de pi­geons, aus­si ap­pe­lée co­lom­bo­phi­lie, ras­semble en­vi­ron 500 pas­sion­nés en Suisse. Mais elle ne fait pas que des adeptes. En jan­vier der­nier, un rap­port de la Pro­tec­tion suisse des ani­maux (PSA) com­pa­rait ces concours à une forme de mal­trai­tance, re­gret­tant que les éle­veurs uti­lisent les pi­geons comme «ma­té­riel spor­tif». Par­mi ses ob­ser­va­tions, la PSA af­firme que les contrôles sont in­suf­fi­sants et que près de 50% des ani­maux pé­ris­sent ou se perdent en route lors des courses. Elle exige da­van­tage de me­sures pour ré­gu­ler ce loi­sir. Pour d’autres dé­fen­seurs des ani­maux, l’ap­pât du gain pous­se­rait cer­tains co­lom­bo­philes à ne conser­ver que les meilleures bêtes et à tuer les plus faibles. Il n’est en ef­fet pas pos­sible de les re­lâ­cher dans la na­ture pour s’en dé­faire, car le propre de ces oi­seaux est de tou­jours re­ve­nir là où ils ont été éle­vés. Face aux at­taques, Jean-pierre Nell, pré­sident de l’as­so­cia­tion co­lom­bo­phile suisse, ré­pond avec vé­hé­mence: «Nous fai­sons tout pour évi­ter les pertes, mais elles sont en grande par­tie liées aux at­taques de ra­paces, comme les fau­cons pè­le­rins.» Se­lon lui, les chiffres avan­cés par la PSA sont er­ro­nés et le taux de perte tour­ne­rait au­tour de 15%. Dans un sou­ci de trans­pa­rence, il dit avoir convié la PSA à ve­nir ob­ser­ver les condi­tions d’éle­vage des pi­geons afin de «dé­dia­bo­li­ser» l’image des co­lom­bo­philes.

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