Flic à l’écran et ma­man louve

Le Matin Dimanche - - PEOPLE - ANNE-CA­THE­RINE RE­NAUD

Gwen­do­line Ha­mon a im­pri­mé son ca­rac­tère bien trem­pé à la sé­rie «Cas­sandre», sur France 3. Or l’ac­trice, pe­tite-fille de Jean Anouilh, est aus­si une femme de com­bat dans la vie.

Quand elle ar­rive sur une scène de crime, im­po­sant une cer­taine au­to­ri­té, elle ob­serve et se montre très pro­tec­trice avec son équipe sou­dée au­tour d’elle. «Le com­mis­saire Cas­sandre, que j’in­carne de­puis 2015 sur France 3, me res­semble.

J’ai un cô­té as­sis­tante so­ciale. Je suis connec­tée aux êtres hu­mains. Amis ou en­ne­mis, je souffre de leurs mi­sères. Sans doute que cette em­pa­thie est née pen­dant mon en­fance au Sé­né­gal», ra­conte Gwen­do­line Ha­mon, 48 ans, dans «Pa­ris Match». Fille de di­vor­cés, elle a gar­dé des sé­quelles de ces éter­nels conflits entre ses pa­rents. Elle a quit­té l’afrique avec sa mère et a pas­sé beau­coup de temps avec ses grands-pa­rents, le dra­ma­turge Jean Anouilh et sa femme, Ni­cole, ac­trice, à Pa­ris. At­ti­rée par le théâtre, Gwen­do­line at­ten­dra que son grand-père dé­cède, en 1987, à Lau­sanne, pour de­ve­nir co­mé­dienne: «Dans la fa­mille, on di­sait qu’il ne vou­lait pas que ma soeur ou moi fas­sions ce mé­tier. Sa fille aî­née d’un pre­mier ma­riage s’y était four­voyée», confie-t-elle. C’est donc après la mort de son aïeul que Gwen­do­line Ha­mon a payé, seule, ses cours de théâtre: «J’ai été hô­tesse au Sa­lon de l’au­to, ser­veuse, puis j’ai dé­cro­ché un rôle dans «L’avare» de Mi­chel Bou­quet. Ma grand-mère n’en re­ve­nait pas.»

Sé­pa­rée de l’ac­teur Fré­dé­ric Die­fen­thal avec le­quel elle a un fils, Ga­briel, de 14 ans, elle confie être une grande «amante»: «Je t’aime» est sû­re­ment la phrase que j’ai le plus pro­non­cée dans ma vie.»

Gwen­do­line Ha­mon mène l’en­quête dans «Cas­sandre».

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