La chan­teuse vit-elle une vraie his­toire avec Brad­ley Coo­per?

Le duo ro­man­tique entre les deux stars du film «A Star Is Born» semble se concré­ti­ser au-de­là de l’écran. Aux Os­cars, ils ont af­fi­ché une com­pli­ci­té élec­trique. Jouent-ils l’amour ou sont-ils épris l’un de l’autre?

Le Matin Dimanche - - LA UNE - ANNE-CA­THE­RINE RE­NAUD anne-ca­the­rine.re­naud @le­ma­tin­di­manche.ch

L’af­faire agite la Toile de­puis leur pres­ta­tion éna­mou­rée de la chan­son «Shal­low», – ti­rée du film «A Star Is Born» dont ils sont les ve­dettes – aux Os­cars, le 24 fé­vrier der­nier. Leur os­mose ro­man­tique a été si pal­pable sur scène que toute l’amé­rique croit à une vraie his­toire d’amour entre l’ac­teur Brad­ley Coo­per, 44 ans, et la chan­teuse Ga­ga, 32 ans. Le temps sem­blait sus­pen­du à leurs lèvres sur les notes de cet hymne au sen­ti­ment amou­reux. Dans ce grand bal de re­mer­cie­ments et de paillettes que sont les Os­cars, on as­sis­tait en­fin à un mo­ment pro­fon­dé­ment au­then­tique.

De­vant la ru­meur gran­dis­sante, La­dy Ga­ga a pris la pa­role dans le talk-show de Jim­my Kim­mel, sur la chaîne ABC, quatre jours après la cé­ré­mo­nie pour dé­men­tir ce qu’elle as­si­mile à des ra­gots col­por­tés par les ré­seaux so­ciaux. «Les gens ont vu de l’amour entre nous, et de­vi­nez quoi? C’est ce qu’on vou­lait faire voir, car c’est une chan­son d’amour, a-t-elle mar­te­lé. Pour la per­for­mance, il était im­por­tant que nous soyons connec­tés tout le temps.» Son ex­pli­ca­tion semble lim­pide, mais le doute fait feu de tout bois. Il faut re­con­naître qu’ils étaient si émou­vants sur grand écran que l’ima­gi­na­tion po­pu­laire ai­me­rait y croire au-de­là de la fic­tion. Le fan­tasme em­porte tout sur son pas­sage. D’au­tant plus qu’iri­na Shayk, la très sculp­tu­rale top mo­dèle russe qui par­tage la vie de Brad­ley Coo­per de­puis 2015, a dé­ci­dé de ne plus suivre sa «ri­vale» sur Ins­ta­gram après les Os­cars…

Il l’a ré­vé­lée à elle-même

Pour­tant, au dé­but, per­sonne n’au­rait pa­rié sur le bi­nôme Ga­ga­coo­per. Pour Brad­ley Coo­per, qui a réa­li­sé avec «A Star Is Born» son pre­mier film, le cas­ting était un en­jeu consi­dé­rable. Après trois adap­ta­tions au ci­né­ma de cette lé­gen­daire his­toire d’amour entre une star de la chan­son et une jeune ar­tiste dé­bu­tante – in­car­née no­tam­ment par

Ju­dy Gar­land et Bar­bra Strei­sand – Coo­per a su de suite qu’il de­vait dé­ni­cher un atout de taille pour sur­prendre. Cet in­gré­dient ma­gique, c’est La­dy Ga­ga, la chan­teuse et mu­si­cienne au ta­lent monstre ré­vé­lée par «Po­ker Face» et adou­bée en 2014 pour son al­bum de duos avec le mo­nu­ment du jazz To­ny Ben­nett. Seul hic: elle n’a ja­mais joué la comédie et se pré­sente tou­jours sous un ma­quillage pro­non­cé et dans des te­nues ex­tra­va­gantes. Or Brad­ley Coo­per la veut sans ar­ti­fice au­cun pour jouer Al­ly. Leur com­pli­ci­té com­mence par un plat de spa­ghet­tis bo­lo­gnaises par­ta­gé chez elle, dans sa villa de Ma­li­bu, pen­dant le­quel ils échangent sur leurs ori­gines ita­liennes com­munes, quand elle ré­pon­dait en­core au nom de Ste­fa­ni Ger­ma­not­ta. Coo­per ra­conte: «Je lui ai alors dit: «On va se faire confiance», parce que moi je dois de­ve­nir un chan­teur pour le film et elle doit se muer en ac­trice. On était donc tous les deux vul­né­rables.»

On mur­mure qu’il se­rait ve­nu avec un mou­choir pour ef­fa­cer toute trace de fard sur son vi­sage et la ré­vé­ler à elle-même: «J’aime me ma­quiller et me dé­gui­ser. Aus­si lorsque Brad­ley m’a de­man­dé d’ap­pa­raître au na­tu­rel, sans même du fond de teint, j’ai vrai­ment eu peur, confie La­dy Ga­ga, mais je de­vais lui faire confiance et jour après jour, notre col­la­bo­ra­tion s’est trans­for­mée en une vé­ri­table ami­tié. Je ne re­grette pas ma dé­ci­sion, au­jourd’hui je ne me suis ja­mais sen­tie aus­si épa­nouie.» La preuve: comme en­core ha­bi­tée par son per­son­nage d’al­ly, elle vient de pos­ter une pho­to d’elle sans au­cun ar­ti­fice sur Ins­ta­gram, juste su­bli­mée par une lu­mière vive, lais­sant ap­pa­raître ses taches de rous­seur. Sûr, La­dy Ga­ga a chan­gé: elle ne se cache plus der­rière un masque, elle est sor­tie de sa zone de confort pour ap­pa­raître au grand jour. La­dy Ga­ga laisse place à Ste­fa­ni Ger­ma­not­ta. Et c’est grâce à Brad­ley Coo­per. Si ça, ce n’est pas de l’amour…

«Les gens ont vu de l’amour entre nous, et de­vi­nez quoi? C’est ce qu’on vou­lait faire voir, car c’est une chan­son d’amour»

La­dy Ga­ga, chan­teuse

Steve Gra­nitz /Get­ty Images

ÉTINCELANTE La­dy Ga­ga telle qu’on la voit sur les ta­pis rouges.

Ray­mond Hall/get­ty Images

COUPLE Brad­ley Coo­per et Iri­na Shayk sont en­semble de­puis quatre ans et ont une pe­tite Lea, 1 an et de­mi. Iri­na se­rait en froid avec Ga­ga…

Mike Blake/reu­ters

ÉMO­TION L’ins­tant où tout au­rait bas­cu­lé entreLa­dy Ga­ga et Brad­ley Coo­per: leur duo sur «Shal­low», aux Os­cars. Elle y a d’ailleurs été ré­com­pen­sée pour ce tube.

Neal Pres­ton/war­ner

CI­NÉ­MA Brad­ley Coo­per et Ga­ga étaient trou­blants de vé­ri­té dans «A Star Is Born», une grande his­toire d’amour entre un chan­teur de coun­try et une jeune ar­tiste dont il se­ra le pyg­ma­lion.

AFP/JOHN Sciul­li

LAR­GUÉ Mi-fé­vrier, après deux ans d’amour, La­dy Ga­ga a rom­pu ses fian­çailles avec l’agent ar­tis­tique Ch­ris­tian Ca­ri­no. À cause de Brad­ley?

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