La face ca­chée et sombre du tout nu­mé­rique

Le Matin Dimanche - - ECONOMIE - Pierre Veya

La vague nu­mé­rique est plus dan­ge­reuse pour l’en­vi­ron­ne­ment que le tra­fic aé­rien, car sa crois­sance est ul­tra­ra­pide. L’en­jeu est consi­dé­rable.

Prendre l’avion de­vient culpa­bi­li­sant, presque hon­teux, en re­gard des émis­sions de gaz à ef­fet de serre émises. L’avia­tion s’est à peine dé­mo­cra­ti­sée avec l’ar­ri­vée du low cost que la voi­ci dé­jà le bouc émis­saire du dis­cours des éco­lo­gistes. Glo­ba­le­ment, le tra­fic aé­rien est res­pon­sable de 2,5% des émis­sions de di­oxyde de car­bone (CO2); sa part de­vrait dou­bler dans les pro­chaines dé­cen­nies. C’est in­quié­tant. Mais cette me­nace en cache une autre, plus fla­grante, dont on parle peu: la vague nu­mé­rique. C’est elle dont la crois­sance est la plus ra­pide, la

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