Car­net de voyage

Le Matin Dimanche - - VOYAGES -

Utile

For­ma­li­tés: l’es­ta est obli­ga­toire pour tout sé­jour tou­ris­tique de 90 jours maxi­mum aux États-unis (Es­ta.cbp.dhs.gov).

Of­fice de tou­risme de Loui­siane à Pa­ris:

00331 44 77 87 00, Loui­siane-tou­risme.fr

Dé­ca­lage ho­raire: moins 7 heures (il est mi­di en Suisse et 3 heures du ma­tin en Loui­siane).

Y al­ler

Avec Swiss: vol A/R de Ge­nève à La Nou­velle-or­léans, avec 1 es­cale à Wa­shing­ton ou New York, dès 1428 fr. (Swiss.ch).

Avec Del­ta: vol A/R de Ge­nève à La Nou­velle-or­léans, avec 2 es­cales, dès 820 fr. (Fr.del­ta.com).

Or­ga­ni­ser son voyage Des­ti­na­tion.ch, voya­giste ro­mand spé­cia­liste de sé­jours fran­co­phones, pro­pose un cir­cuit en Loui­siane «Bayous et plan­ta­tions», 9 jours/7 nuits. Dé­part de La Nou­velle-or­léans, puis vi­site entre autres de Bâ­ton­rouge, de La­fayette, Nat­chez, dans l’état du Mis­sis­sip­pi, de plan­ta­tions, tour en ba­teau… Dès 1780 fr. hors vols (des­ti­na­tions.ch ou agence à Gland, VD,

022 960 95 00).

pays de l’eau ré­pond la terre des plan­ta­tions. À Va­che­rie, au bord du Mis­sis­sip­pi, la Plan­ta­tion Lau­ra offre à ses vi­si­teurs une er­rance tché­kho­vienne par­mi les fan­tômes du Sud. Au fil des pièces élé­gantes de la belle de­meure, du jar­din et des cases de guin­gois dé­file l’his­toire d’une fa­mille créole. Celle d’une Loui­siane de culture fran­çaise qui pros­pé­rait sur la canne et l’es­cla­vage. En 1891, Lau­ra Lo­coul li­quide la plan­ta­tion qui porte son nom. À 30 ans, elle épouse Charles Gore et aban­donne un monde ca­tho­lique et fran­co­phone pour dans une fa­mille an­glo­saxonne et pro­tes­tante. «J’avais tour­né le dos au pas­sé et l’ave­nir m’ap­pa­rais­sait comme un livre vierge», écrit-elle, en an­glais, dans ses mé­moires. Son dé­part signe l’ex­tinc­tion des der­niers feux fran­çais.

Bal­cons en fer for­gé et clo­cher d’église

La ca­pi­tale de cette France en­fouie était La Nou­velle-or­léans, alors la plus im­por­tante ci­té d’amé­rique. Le Vieux-car­ré fran­çais, aux bal­cons en fer for­gé, n’a pas d’équi­valent dans le reste du pays. Il se dé­ploie à la fa­çon d’un vil­lage. Au­tour d’un clo­cher, ses rues s’ap­pellent Chartres, Tou­louse, Dau­phine. Et, sous la voûte de la ca­thé­drale, le roi Saint Louis an­nonce la sep­tième croi­sade. De­vant le porche s’étend Jack­son Square, avec sa faune de voyantes et de per­cus­sion­nistes. Au cours de l’hi­ver 1803, on y don­na le plus éton­nant des ma­ri­vau­dages. Le 30 no­vembre, la France de Bo­na­parte re­prend pos­ses­sion de la Loui­siane qu’elle avait cé­dée à l’es­pagne qua­rante-deux ans au­pa­ra­vant. Vingt jours plus tard, Bo­na­parte la re­vend aux Étatsu­nis. La ville va néan­moins conti­nuer à culti­ver ses liens avec la France.

Les rues du Vieux-car­ré cachent des re­coins se­crets. Ain­si der­rière les portes du res­tau­rant Na­po­leon House. La bâ­tisse ap­par­te­nait de­puis 1798 à Ni­co­las Gi­rod, phi­lan­thrope for­tu­né. Maire de La Nou­vel­leor­léans de 1812 à 1815, il n’a ja­mais par­lé un mot d’an­glais. «Au dé­but des tra­vaux d’agran­dis­se­ment, ra­conte le chef de l’éta­blis­se­ment, Ch­ris Mon­te­ro, la ru­meur se ré­pand que Gi­rod or­ga­nise l’éva­sion de Na­po­léon et construit un ap­par­te­ment pour ac­cueillir l’em­pe­reur. Pen­dant des

Newspapers in French

Newspapers from Switzerland

© PressReader. All rights reserved.