«Pra­ti­quer une ac­ti­vi­té phy­sique di­mi­nue de 20% le risque de can­cer du pou­mon et du rein»

Le Matin Dimanche - - BIEN VIVRE -

«L’ar­ri­vée du can­cer dans une vie est sou­vent com­pa­rable à un raz-de-ma­rée. Alors bien sûr, par­ler à un pa­tient d’ac­ti­vi­té phy­sique peut lui pa­raître très se­con­daire dans un pre­mier temps, quand son dé­sir le plus ab­so­lu est de dé­mar­rer un trai­te­ment. Mais très vite, elle doit être évo­quée, car elle fait par­tie de la prise en charge thé­ra­peu­tique au même titre que la nu­tri­tion», in­dique le Dr Thi­baud Köss­ler, mé­de­cin ad­joint au Ser­vice d’on­co­lo­gie des Hô­pi­taux uni­ver­si­taires de Ge­nève (HUG) et res­pon­sable avec le Dr Alexandre Bod­mer du pro­gramme «Ac­ti­vi­té phy­sique et can­cer». Dans le cadre de la pré­ven­tion, d’abord. «La pra­tique d’une ac­ti­vi­té phy­sique ré­gu­lière di­mi­nue de 20% le risque de can­cers du pou­mon et du rein, de 10% ceux du cô­lon ou du sein», pré­cise le Dr Köss­ler. Quant à ses bien­faits pen­dant la ma­la­die, «ils sont spec­ta­cu­laires, tant pour contrer les ef­fets se­con­daires du trai­te­ment que ceux du can­cer lui-même», in­siste le spé­cia­liste. Par­mi les ef­fets consta­tés: ré­duc­tion des dou­leurs mus­cu­laires et ar­ti­cu­laires, de la fa­tigue, des nau­sées, meilleure es­time de soi. D’où l’idée du pro­gramme «Ac­ti­vi­té phy­sique et can­cer» des HUG, ou­vert à tout pa­tient at­teint d’un can­cer. «Notre ob­jec­tif est de pro­po­ser une ac­ti­vi­té adap­tée com­bi­nant ren­for­ce­ment mus­cu­laire, en­du­rance et équi­libre, dé­taille le Dr Köss­ler. Et les re­tom­bées peuvent al­ler loin: as­so­ciée à l’er­go­thé­ra­pie et au sou­tien psy­cho­lo­gique, l’ac­ti­vi­té phy­sique concourt no­tam­ment à la re­prise d’une ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle.»

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