Spé­cia­liste en ef­fets spé­ciaux

Le Matin Dimanche - - SPORT POUR TOUS - FLO­RIAN MÜL­LER (TEXTES) flo­rian.mul­[email protected]­ma­tin­di­manche.ch CH­RIS BLA­SER (PHO­TOS)

C’est un geste a prio­ri ano­din, à la por­tée du pre­mier mar­mot ve­nu: lan­cer une balle. Vous pen­sez bien que des en­ra­gés ont pous­sé le vice jus­qu’à en faire un art. Vé­ri­tables ca­ta­pultes de chair et d’os, les lan­ceurs au ba­se­ball sont ca­pables de pro­je­ter la pe­lote de cuir à plus de 150 km/h, tout en im­pri­mant des ef­fets dé­so­pi­lants: de l’in­té­rieur vers l’ex­té­rieur, ou l’in­verse, quand ce ne sont pas des balles hautes qui plongent au der­nier mo­ment. «Le but est de cas­ser le rythme du bat­teur en va­riant les ef­fets, afin qu’il doive se ré­adap­ter sur chaque lan­cer, ex­plique Dan Dra­per, notre coach. Les bat­teurs adorent en­chaî­ner les frappes en gar­dant leur tem­po. L’ob­jec­tif du lan­ceur, c’est de leur of­frir le moins de re­pères pos­sible.»

Der­rière le bat­teur se trouve un homme-clé: le re­ce­veur. Il est dans la même équipe que le lan­ceur et c’est lui qui dé­ter­mine, par le biais d’un lan­gage co­dé fait de gestes, la stra­té­gie à adop­ter pour dé­sta­bi­li­ser l’homme à la batte.

«Un bon lan­ceur est d’abord dif­fi­cile à lire, re­prend le coach. Il doit mas­quer ses in­ten­tions don­ner le moins d’in­for­ma­tions au bat­teur pour le sur­prendre.» Et Dan Dra­per de re­lan­cer: «Ça peut pa­raître contra­dic­toire, mais le plus im­por­tant pour un lan­ceur, c’est d’avoir des jambes so­lides. C’est d’elles que pro­viennent l’éner­gie comme la pré­ci­sion.»

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