En­cé­pha­lo­gramme plat au Let­zi­grund, où GC n’est dé­ci­dé­ment pas chez lui

Le Matin Dimanche - - FOOTBALL -

Grasshopper a «fê­té» hier soir son pre­mier point en quatre der­bys dis­pu­tés cette sai­son. Après avoir su­bi trois dé­faites face au ri­val du FC Zu­rich, les Sau­te­relles ont ar­ra­ché un nul (1-1) qui leur per­met, pri­mo, d’ali­gner une troi­sième ren­contre sans perdre pour la pre­mière fois de ce cham­pion­nat; et, deu­zio, de ré­duire d’une uni­té l’écart qui les sé­pare du bar­ra­giste xa­maxien – puisque les Neu­châ­te­lois se sont in­cli­nés dans le même temps de­vant Saint-gall (lire en page 36).

Voi­là pour l’as­pect po­si­tif des choses. Reste que per­sonne n’osait trop se ré­jouir, dans le camp de la lan­terne rouge. D’une part, parce que le «Re­kord­meis­ter», qui reste sur une sé­rie de neuf dé­faites et quatre nuls en Su­per League, n’a tou­jours plus connu le goût de la vic­toire de­puis le 25 no­vembre pas­sé (2-1 contre Saint-gall). Et d’autre part parce que la copie pré­sen­tée par les joueurs de Ti­mo­slav Sti­pic s’est avé­rée truf­fée d’im­per­fec­tions – comment la dé­fense at-elle pu se lais­ser sur­prendre sur la rup­ture me­née par le Gam­bien As­san Cee­say, au­teur de l’ou­ver­ture du score à la 30e mi­nute?

Comme le FCZ de Lu­do­vic Ma­gnin tra­verse lui-même une passe dé­li­cate – les deux for­ma­tions zu­ri­choises sont sur le plan comp­table les plus mau­vaises de Su­per League en 2019 –, les dé­bats sont res­tés équi­li­brés, dans l’à-peu­près, la trouille et la mé­dio­cri­té. Et Grasshopper, grâce à un but tom­bé du ciel (Yo­ric Ra­vet à la 48e), a pu évi­ter le pire. Et se don­ner l’oc­ca­sion de croire en­core – un peu – à un sau­ve­tage in ex­tre­mis. «Tant que ce se­ra ma­thé­ma­ti­que­ment pos­sible, nous nous ac­cro­che­rons», pro­met Ti­mo­slav Sti­pic, nom­mé le 6 mars der­nier en lieu et place de Thors­ten Fink.

Le nou­veau coach, qui avait com­men­cé par écon­duire six élé­ments de l’équipe, dont le trans­fert «phare» Ra­phael Holz­hau­ser et l’ex-pa­tron de la dé­fense Ar­lind Aje­ti, a su re­don­ner un brin de co­hé­rence à son en­semble. Mais le peu de ta­lent qu’il reste peine ter­ri­ble­ment à s’ex­pri­mer. «Je ne crois plus trop à une is­sue fa­vo­rable, dé­clare pour sa part Ste­phan Ram­ming, jour­na­liste pour la

«NZZ». GC n’est plus une équipe. Les joueurs, qui ne cessent de voir les en­traî­neurs et les di­ri­geants dé­fi­ler, ne savent plus où ils en sont. C’est dur, dans ces condi­tions, de conser­ver la croyance et l’éner­gie.»

Grasshopper, qui a dé­sor­mais ali­gné 38 (un re­cord his­to­rique!) joueurs dif­fé­rents lors du pré­sent cham­pion­nat, fut plus proche de la dé­faite que du suc­cès. Mais les Sau­te­relles, en dif­fi­cul­té sur le plan phy­sique du­rant le der­nier quart d’heure, ont eu le mé­rite de ne pas som­brer. Pour le pe­tit plai­sir de leurs sup­por­ters, en large mi­no­ri­té par­mi les 12 700 spec­ta­teurs du Let­zi­grund, où GC ne se­ra dé­ci­dé­ment ja­mais à do­mi­cile.

Reste que les ul­tras, qui avaient mis le feu au stade de Tour­billon voi­ci deux se­maines, sont res­tés calmes ce coup-ci. La sa­tis­fac­tion de pou­voir se dire qu’ils ont pous­sé l’ex-pré­sident Ste­phan An­li­ker vers la sor­tie? Ou un signe de re­mer­cie­ment en­vers le nou­veau pa­tron, Ste­phan Rie­ti­ker, qui leur a ré­cem­ment ac­cor­dé au­dience? Un peu des deux, pro­ba­ble­ment. Reste à sa­voir si ces bonnes dis­po­si­tions trou­ve­ront leur ré­com­pense dans les se­maines à ve­nir.

«Ce­la s’an­nonce très dif­fi­cile, je ne pense pas qu’ils y ar­ri­ve­ront, d’au­tant qu’ils ont la mal­chance du der­nier», es­time Max Kern, sui­veur des Sau­te­relles pour «Blick», en al­lu­sion à la bles­sure du stra­tège Mar­ko Ba­sic, cette se­maine. S. M.

Keys­tone/en­nio Lean­za

Ra­vet ins­crit le but de l’éga­li­sa­tion. Ça ne chan­ge­ra pas grand-chose à la si­tua­tion de GC.

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