Ge­rhard Pfis­ter, pa­tron du PDC, se donne un 4 sur 10

Le Matin Dimanche - - SUISSE -

Pour­rait mieux faire, c’est ce qui res­sort de l’au­toa­na­lyse à la­quelle se livre le pré­sident du PDC.

À près de six mois des élec­tions fé­dé­rales, le pré­sident du Par­ti dé­mo­crate-chré­tien (PDC), Ge­rhard Pfis­ter, fait son au­to­cri­tique. «Les ré­sul­tats ne me font pas dire que j’ai réus­si à re­mettre le par­ti sur la voie du suc­cès», a ad­mis le conseiller na­tio­nal zou­gois à la Ra­dio alé­ma­nique.

Le par­ti tra­verse une pé­riode cer­tai­ne­ment dif­fi­cile, a dé­cla­ré Ge­rhard Pfis­ter au mi­cro de la «Sam­stag­srund­schau» de la ra­dio SRF. Si le PDC n’a pas été per­dant dans tous les can­tons et qu’il a pu main­te­nir en par­tie ses sièges, le re­dres­se­ment n’est pas en­core là.

«Nous n’avons pas en­core ob­te­nu le suc­cès né­ces­saire au par­ti». Le pré­sident du PDC se donne la note 4 sur 10 pour ses propres pres­ta­tions.

Confiant mal­gré tout

Mal­gré ce­la, Ge­rhard Pfis­ter se montre confiant face aux élec­tions fé­dé­rales. Entre l’au­tomne der­nier et jan­vier, le par­ti a réus­si à se sta­bi­li­ser: «Cet op­ti­misme re­pose sur les ré­centes élec­tions can­to­nales.» À Lu­cerne, le PDC reste de loin le par­ti le plus fort et il n’a per­du au­cun siège à Bâle-cam­pagne et à Zu­rich.

Pa­ral­lè­le­ment, le Zou­gois ex­horte les par­ti­sans du PDC à faire preuve de patience: «Ceux qui croient que le suc­cès tombe du ciel sous-es­timent le tra­vail né­ces­saire.» Il a par exemple fal­lu des an­nées au PLR pour réus­sir à se re­dres­ser.

La voie sui­vie par le PDC est de­ve­nue plus claire ces der­niers mois, es­time son pré­sident: «Nous nous en­ga­geons pour le consen­sus, le fé­dé­ra­lisme et la co­hé­sion en Suisse.» La po­la­ri­sa­tion n’a pas fait avan­cer le pays.

Le pré­sident du PDC s’est aus­si ex­pri­mé sur la dé­ci­sion du Tri­bu­nal fé­dé­ral, mer­cre­di, d’an­nu­ler la vo­ta­tion du 28 fé­vrier 2016 sur l’ini­tia­tive po­pu­laire du PDC contre la pé­na­li­sa­tion du ma­riage.

Après cette dé­ci­sion «juste et his­to­rique», le parlement a le droit de dé­battre à nou­veau de cette ini­tia­tive, es­time Ge­rhard Pfis­ter. Une simple ré­pé­ti­tion de la vo­ta­tion n’est tou­te­fois pas une op­tion à ses yeux: «Le parlement doit avoir l’oc­ca­sion de ré­flé­chir à la ques­tion en dis­po­sant des chiffres réels.» ATS

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