Nous de­vons croire en nous

Le Matin Dimanche - - HOCKEY SUR GLACE -

Mon re­tour en Suisse a été gran­diose. C’était vrai­ment co­ol. Sur­tout à Sierre où j’ai dis­pu­té mon pre­mier match, à une tren­taine de minutes de Na­ters, de­vant de nom­breuses connais­sances. Je suis cons­cient qu’il y a dé­sor­mais beau­coup d’at­tentes en­vers ma per­sonne, que ce soit sur la glace ou en de­hors. Je sais aus­si que je représente beau­coup de choses pour les fans, no­tam­ment pour les enfants. J’es­saie d’être un bon exemple pour eux, et la meilleure ma­nière d’y par­ve­nir est de conti­nuer à tra­vailler fort pour at­teindre mes ob­jec­tifs.

Le fait de jouer mon pre­mier cham­pion­nat du monde en Slo­va­quie est quelque chose qui me rend très fier. J’ai tou­jours porté avec beau­coup d’en­thou­siasme le maillot des équipes na­tio­nales ju­niors. Mais le fait d’avoir dé­sor­mais la chance de re­pré­sen­ter la Suisse chez les pros me pro­cure une sen­sa­tion for­mi­dable. Plus jeune, je re­gar­dais bien sûr le cham­pion­nat du monde à la té­lé­vi­sion et je vi­brais avec l’équipe de Suisse. J’avais 14 ans en 2013 lorsque la Suisse a rem­por­té la mé­daille d’ar­gent à Stock­holm. Quel sou­ve­nir! Mon joueur pré­fé­ré a tou­jours été Andres Ambühl. C’est lui qui m’a le plus mar­qué avec la Na­ti. Et au­jourd’hui, je me re­trouve avec lui, dans la même équipe. C’est mar­rant.

Je sais que l’on at­tend beau­coup de moi pour ce tour­noi, mais je ne vais pas chan­ger ma fa­çon de jouer pour au­tant. Je vais

me com­por­ter comme avec les New Jer­sey De­vils en NHL: je veux être un co­équi­pier so­lide, fiable dé­fen­si­ve­ment, et créa­tif en phase of­fen­sive. Je vais simplement tout faire pour ai­der mon équipe à ga­gner. Je suis confiant.

Et puis Roman Jo­si se­ra aus­si là. C’est un très grand joueur, il nous offre la ga­ran­tie que notre groupe se­ra une fois de plus très com­pé­ti­tif. Notre coach, Pa­trick Fi­scher, a su créer quelque chose de dy­na­mique. Ce­la fait main­te­nant quelques an­nées que je le connais. C’est quel­qu’un de très com­mu­ni­ca­tif. Ce­la change de la NHL, où les coaches passent beau­coup moins de temps à dia­lo­guer et à échan­ger avec les joueurs. J’ap­pré­cie sa per­son­na­li­té, et je me sens à l’aise avec son sys­tème de jeu sur la glace. Le Mon­dial va bien­tôt com­men­cer. Notre grand ob­jec­tif, c’est l’or. Il ne faut pas voir peur de le dire, nous ne de­vons pas nous cacher. Nous vou­lons tous réussir un grand cham­pion­nat du monde et vou­lons al­ler le plus loin pos­sible. Dans un pre­mier temps, nous vou­lons ar­ri­ver en quarts, puis à par­tir de là tout se­ra pos­sible. Nous de­vons croire en nous et faire preuve de beau­coup de vo­lon­té.

C’est la meilleure fa­çon de ga­gner.

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