«Quand je dan­sais, nous fai­sions un de­mi­tour sur la tête. Au­jourd’hui, cin­quante»

Le Matin Dimanche - - OLYMPISME -

MR FREEZE

Marc Lem­ber­ger, pionnier, ac­teur dans «Fla­sh­dance» et ex-coach de Michael Jack­son

Le break­dance va en­trer aux JO. Que res­sent le pionnier du mou­ve­ment que vous êtes? C’est juste ex­tra­or­di­naire. Cette danse est née dans les rues du Bronx à l’époque de la faillite de New York. Au­jourd’hui, on réa­lise com­bien elle est de­ve­nue puis­sante. Mon sentiment est que c’est un ma­gni­fique pas en avant pour cette culture. La seule ques­tion est de sa­voir qui va su­per­vi­ser l’en­semble, com­ment ce­la va se dé­rou­ler. Est-ce que ce se­ront des pro­mo­teurs? Ou est-ce que l’on confie­ra l’or­ga­ni­sa­tion à des per­sonnes qui savent réel­le­ment ce qu’elles font? Il y a là en­core une pe­tite in­quié­tude.

Ai­me­riez-vous par­ti­ci­per à des Jeux olym­piques? Sin­cè­re­ment? Je ne pour­rais pas l’ima­gi­ner. Simplement parce que le niveau de danse a aug­men­té de 1000%. S’il y avait une ca­té­go­rie «Style», peut-être. Mais pas si l’on de­mande tout ce qui est réa­li­sé au­jourd’hui. Ce se­rait im­si­tué pos­sible. Le break est de­ve­nu beau­coup plus ath­lé­tique. Quand je dan­sais, nous fai­sions un de­mi­tour sur la tête. Au­jourd’hui, ils peuvent tour­ner 50 ou 75 fois! Ce­la né­ces­site une tech­nique par­faite, mais aus­si une forme phy­sique im­pec­cable. Ces jeunes sont de vrais gym­nastes.

Toute la com­mu­nau­té des brea­kers est-elle fa­vo­rable à cet ave­nir olym­pique? Cer­tains membres ne craignent-ils pas une perte d’iden­ti­té?

Tant que la danse se­ra pra­ti­quée dans le monde en­tier, son iden­ti­té exis­te­ra tou­jours. Il y a certes des op­po­si­tions, mais elles sont mar­gi­nales. Le break­dance entre dans le pro­gramme des JO. C’est une op­por­tu­ni­té à ne pas man­quer.

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