L’in­ter­view «Comme un lun­di»

Le Temps - - Départ - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR S. R.

ADRIEN GYGAX AU­TEUR DE L’OU­VRAGE

«AUX NOCES DE NOS PE­TITES VER­TUS», EN DÉ­DI­CACE À PAYOT GE­NÈVE LE 6 OC­TOBRE

Lun­di ma­tin rime avec…? Gueule de bois, car le lun­di est mon jour de congé, et le di­manche mon jour d’écri­ture.

Un ri­tuel pour bien com­men­cer la se­maine? Sur­tout pas! Ja­mais! Mon seul ri­tuel est de ne pas en avoir.

Une odeur qui vous fe­rait vous le­ver du lit de plai­sir? Rien ne peut me faire me le­ver de mon lit de plai­sir, sauf peut-être un autre lit plus agréable.

Pe­tit-déj’ ou ventre vide? Pe­tit-déj’, je me force.

Quand consul­tez-vous votre smart­phone pour la pre­mière fois? Au pe­tit-déj’, je me force.

Agen­da pa­pier ou sur smart­phone? Mon drôle de père pos­sède l’un des der­niers agen­das pa­pier sur terre, moi pas.

A quelle fré­quence ran­gez-vous votre bu­reau? Se­lon votre dé­fi­ni­tion du ran­ge­ment, entre trois fois par jour et ja­mais.

Votre cau­che­mar cette se­maine? Qu’on re­vienne m’em­bê­ter avec le mans­prea­ding, le fit­ness ou le désordre sur mon bu­reau.

Une mu­sique qui vous met de bonne hu­meur? «SOS» de Vin­cen­zo Sal­via. A écou­ter de pré­fé­rence en condui­sant, avec des gants de cuir et une cra­vate qui vi­re­volte par la fe­nêtre.

Un lieu qui vous ins­pire? Il doit y en avoir au moins vingt mille, sous les mers.

La chan­son de la honte, que vous chan­tez en es­pé­rant que per­sonne n’en­ten­dra? L’hymne na­tio­nal al­le­mand… mais je me re­prends en­suite et mange un bout de gruyère.

Une citation que vous ap­pré­ciez? «Il n’est rien de si grand dans le monde qui ne re­con­naisse en soi-même beau­coup de bas­sesse» (Bos­suet).

Un sou­ve­nir de votre pre­mier ro­man? A Pa­ris, après avoir si­gné le contrat. Je mar­chais vers le Ca­fé de Flore pour me saou­ler en ter­rasse, et un pi­geon m’a dé­fé­qué des­sus. Sur la tête. Comme quoi…

Sou­ve­nir d’en­fance: le dé­but de la se­maine ri­mait avec… Une éton­nante pe­san­teur, dans le brouillard de Mont-la-Ville, qui du­rait jus­qu’à ce qu’une de mes amou­reuses vienne me par­ler à la ré­dac­tion.

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