Bilan - Luxe

Noël à l’hôtel, mais VIP!

- Nicolas Bernheim spécialist­e en événementi­el

Chaque année, je rêve de partir au soleil pour les Fêtes, mais la réalité m’oblige à rester. Comme la plupart de mes concitoyen­s, je passerai donc les vacances en Suisse, mais chic! De quoi m’adonner pleinement à ma passion de la glisse, de la neige et… des biscuits de saison. Cela tombe bien, les hôtels regorgent d’offres. Le Four Seasons Hotel des Bergues à Genève a mis en place un atelier de biscuits de Noël pour les enfants durant les Fêtes. Combinant l’utile à l’agréable, je laisserais mes filles trimer derrière les fourneaux, pendant que je profiterai­s d’un apéritif dans le nouveau Chalet des étoiles, la vue sur le bassin lémanique en prime. Sinon je pourrais aussi les déposer au Badrutt’s Palace de Saint-moritz, qui leur préparera une disco dans son night-club, ainsi qu’un après-midi au spa, pensé spécialeme­nt pour les petits.

Passionné de ski, je pourrais aussi faire quelques descentes en famille au Suvretta House, à quelques minutes de calèche de là. Le seul hôtel de Suisse, à ma connaissan­ce, qui propose une piste de ski privée. Un lieu idéal pour ma progénitur­e qu’on laissera s’entraîner avec l’ancien champion italien Giorgio Rocca. Habillés de la tête aux pieds en Moncler, bien sûr. Le palace pousse le concept encore plus loin avec son restaurant, le Teddy Club, réservé aux enfants résidant à l’hôtel. Un monde de minipouces en version vestes autrichien­nes et plaids à carreaux.

Si j’étais insouciant, je commencera­is probableme­nt par faire exploser mon bilan carbone au Gstaad Palace. Le cinq-étoiles a entamé une collaborat­ion avec les toquantes Audemars Piguet. Après un vol en hélicoptèr­e entre Saanen et Le Brassus, visite de la nouvelle manufactur­e, de l’atelier de restaurati­on et du flamboyant musée. Retour à temps pour dîner. La fondue à la truffe n’attend pas.

J’ai aussi prévu d’inviter quelques copains au Burgenstoc­k Resort, à Lucerne, pour une journée «raclette with a view». Montée en hélicoptèr­e, avec un chef privé qui promet de faire fondre le fromage dans un champ enneigé, la coupe de champagne millésimé en prime. Mais j’hésite encore. Au Chedi Andermatt, je pourrais fabriquer mon propre fromage d’alpage. Après 4 à 8 semaines de maturation dans une cave enfouie dans la pierre, ma meule me sera livrée par la poste. J’imagine déjà la tête du facteur!

Sinon il y a aussi les télécabine­s du Beau-rivage Genève et du Park Hotel Vitznau, les igloos vitrés du Kursaal ou le Tubbo sur le toit du Schweizerh­of, à Berne, pour une fondue sous les étoiles, la pneumonie en plus.

Manque de chance, je suis intolérant au lactose, frileux et j’ai peur en hélicoptèr­e. Alors au lieu de végéter chez moi avec un chocolat chaud au lait d’amandes, je finirai certaineme­nt par faire un saut au musée. À Zurich, La Réserve Eden au Lac propose à ses clients VIP un tour des galeries d’art, ainsi qu’une visite privée du Kunsthaus. De quoi polémiquer sur la collection Bührle en toute intimité. À Bâle, où la Fondation Beyeler expose Goya, je logerai à l’hôtel des Trois-rois pour profiter des entrées gratuites dans les musées de la ville, inclus dans le prix extravagan­t de la chambre. Mais sinon, on peut aussi rester à la maison.

«Après un vol en hélicoptèr­e entre Saanen et Le Brassus, visite de la nouvelle manufactur­e Audemars Piguet. Retour à temps pour dîner. La fondue à la truffe n’attend pas.»

 ?? ??

Newspapers in French

Newspapers from Switzerland