Bilan - Luxe

«NOTRE DÉFI: RESTER ATTRAYANT POUR LA JEUNE GÉNÉRATION»

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Partenaire du Concours d’élégance depuis dix ans, A. Lange & Söhne offrait cette année un chronograp­he 1815 unique, gravé sur le fond. Nous avons attrapé son CEO, Wilhelm Schmid, un ancien de chez BMW, à l’origine de la collaborat­ion.

Avez-vous réussi à convertir les collection­neurs de voitures aux montres?

II est rare qu’en commençant une nouvelle passion, on oublie l’ancienne, on ne peut donc pas parler de conversion. Mais il est vrai que certains de nos collection­neurs ont commencé à s’intéresser aux voitures anciennes et vice versa.

Ne craignez-vous pas que les montres offertes soient revendues?

Jusqu’ici neuf montres ont été offertes. À ma connaissan­ce, aucune ne s’est retrouvée sur le marché. Si c’était le cas, le vendeur pourrait en obtenir un bon prix car les exemplaire­s sont uniques. Deux anciens vainqueurs sont présents ici, l’un d’entre eux avait la montre au poignet.

Quelle est la cote de vos montres sur le marché de la seconde main?

Plutôt forte. Elle a augmenté de façon significat­ive ces trois dernières années. Les montres lancées en 1994 se vendent aujourd’hui à des prix astronomiq­ues. Quant aux montres plus récentes, qui font partie de nos collection­s, elles atteignent généraleme­nt le prix de retail.

De quel oeil regardez-vous ce marché?

Nous ne pouvons pas dire que nous construiso­ns des montres qui survivront à son premier propriétai­re et ne pas nous intéresser au marché de la seconde main. On produit des montres qui sont censées durer à jamais. C’est à nous de produire des montres qui feront de bons prix aussi sur ce marché-là.

A. Lange & Söhne est une marque plutôt masculine. Attirez-vous également des femmes?

Un de nos plus grands collection­neurs est une femme. Je ne rentre pas dans la différenci­ation des genres. Nous produisons 5500 montres en cohérence avec ce que nous voulons exprimer. Mais il est vrai que notre approche de l’horlogerie est plutôt masculine.

Quels sont vos principaux défis à relever?

Nous avons trois grands défis: connecter Glashütte avec le reste du monde, nous faire connaître sans perdre l’esprit de niche qui nous caractéris­e, et enfin, rester attrayant pour la jeune génération. C’est ce dernier point qui me garde éveillé la nuit. On investit beaucoup dans les réseaux sociaux, c’est là qu’on attrape la jeune génération. Pas dans les événements comme celui-ci. Je pense que la Villa d’este a le même problème.

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