Tribune de Geneve

Avec Adam Owen, Servette ne laisse rien au hasard

L’équipe genevoise reçoit Lugano, ce soir à 19 h 45. Dans l ’ombre de Cooper, le préparateu­r physique du club veille au grain

- Daniel Visentini

Pour un Servette qui aspire à la stabilité – enfin! – et aux performanc­es, la présence d’Adam Owen dans le staff technique n’est pas anodine. Adam Owen? Un Gallois, spécialist­e de la préparatio­n physique. Bardé de diplômes en science du sport, dont un doctorat en science de la préparatio­n, il possède de plus la licence d’entraîneur UEFA pro. Autant dire que sa position au côté de Kevin Cooper, l’entraîneur en chef, est plus que précieuse.

Contre Lugano, ce soir au Stade de Genève, Owen observera donc les Servettien­s avec minutie. Pour mieux analyser les performanc­es. Son travail aura commencé dans l’ombre, avant la partie. Dans le vestiaire du centre sportif de Balexert, par exemple, lors de la semaine précédant le match. Adam Owen se plaît à faire la visite, pour lever une part du voile sur ses petits secrets.

Dans ce vestiaire, donc, il y a des étagères aménagées, avec des cases réservées pour chaque joueur. Dans ces cases, des petits gobelets et des cachets, des poudres, des préparatio­ns et autres complément­s alimentair­es. Rien d’interdit, bien sûr. Mais on n’en saura pas plus: «Cela fait partie de mes petits secrets», bougonnet-il. Adam Owen, comment qualifieri­ez-vous votre travail ici, à Servette? Je bosse au quotidien avec Kevin Cooper, en m’adaptant à la philosophi­e de jeu qui a été définie en début de saison et en mettant tout en oeuvre pour que les performanc­es de la semaine se répercuten­t sur le terrain, les jours de match. Je parle en fait de maximisati­on de la performanc­e, dans le sens où nous prenons tout en compte, en même temps. Expliquez-nous cela concrèteme­nt… C’est le fait de combiner lors des entraîneme­nts les aspects techniques, tactiques et physiques. Une préparatio­n globale, dont on a souvent parlé pour l’école portugaise, notamment avec Mourinho. Mais je dirais que c’est surtout une manière moderne de travailler. Cela englobe aussi la nourriture, la récupérati­on, la décision des charges, l’intensité. Nous n’avons par exemple jamais fait une séance de course uniquement, comme cela existe ailleurs. A la place, avant chaque entraîneme­nt, il y a des séances spécifique­s qui sont mises en place. J’ai aussi l’objectif de mettre en place un suivi sanguin de chaque Servettien, pour mieux mesurer encore l’impact d’une séance ou d’un match. Vous étiez footballeu­r, mais vous avez vite mis fin à votre carrière pour vous spécialise­r: pourquoi? J’ai arrêté à 23 ans, c’est vrai. Je me suis rendu à l’évidence que je ne deviendrai pas un g r and joueur… Donc je me suis orienté vers une autre carrière, mais toujours dans le football. J’ai bien réfléchi et c’est pour cela que j’ai passé mes diplômes jusqu’à la licence UEFA pro, en faisant parallèlem­ent des études en science du sport. Cette double vision est précieuse. Elle m’aide à comprendre ce qui est nécessaire, à mieux communique­r avec Kevin Cooper. Vous êtes reconnu dans votre domaine: pourquoi être venu en Suisse, en deuxième division?

En Grande-Bretagne, il n’est pas simple de trouver des structures stables, avec la valse des entraîneur­s. Ici, c’est différent. Il y a un projet pour le long terme (ndlr: il a signé trois ans) et je n’ai donc pas hésité. Et puis le défi, c’est d’être dans le groupe qui remontera en Super League. Vous travaillez aussi avec l ’équipe nationale du Pays de Galles et notamment avec Gareth Bale, la star de la sélection. Il se murmure que vous lui donnez encore des conseils, régulièrem­ent, même quand il est en club au Real Madrid? J’ai une bonne relation avec tous les internatio­naux gallois. Tout ce que je peux dire, c’est que certains peuvent m’appeler et que je répondrai toujours présent. Servette est-il prêt, physiqueme­nt, comme vous le souhaiteri­ez? Nous mettons en place les fondations d’une philosophi­e de travail et cela ne se fait pas si simplement. Il faut du temps. Nous allons donc encore nous améliorer en cours de saison. Mais je suis déjà heureux de ne pas déplorer de blessure musculaire jusque-là. Et je veillerai pour que cela continue ainsi. cette saison et mène largement le général, a réussi à faire redémarrer sa moto pour arracher le point de la 15e place. Pour un seul point également, Rossi demeure 3e du Championna­t du monde derrière Pedrosa.

Rossi, qui a bataillé ferme avec Marquez et Lorenzo dans les quatre premiers tours, offre un premier succès à Yamaha cette année. Le pilote italien affiche un record de 107 victoires toutes catégories confondues, mais n’avait pas gagné en Italie depuis cinq ans, à Misano déjà. Son dernier succès en MotoGP avait été obtenu l’an dernier à Assen (Pays-Bas).

Les Suisses ne sont pas parvenus à accrocher un podium en Moto2. Thomas Lüthi a pris la 5e place, juste devant Dominique Aegerter (6e). Le leader du championna­t du monde Esteve Rabat s’est imposé après un nouveau tour de passe-passe avec son coéquipier Mika Kallio, parti en pole.

L’Espagnol creuse ainsi l’écart en tête du classement, puisque le Finlandais est désormais relégué à 22 longueurs. Il s’agit déjà du 7e succès de la saison pour Rabat.

Thomas Lüthi n’a pas réussi à maintenir sa 3e place décrochée sur la grille. Relégué au 6e rang après le premier tour, il avait déjà perdu son avantage sur Dominique Aegerter, parti lui en 5e position. Le duo de pilotes Suter a joué battu sur le circuit de Misano, les hommes de tête se détachant rapidement de manière irrémédiab­le.

 ?? MAGALI GIRARDIN ?? Adam Owen met tout en oeuvre pour maximalise­r la performanc­e des joueurs servettien­s,
MAGALI GIRARDIN Adam Owen met tout en oeuvre pour maximalise­r la performanc­e des joueurs servettien­s,
 ??  ??

Newspapers in French

Newspapers from Switzerland