Tribune de Geneve

Le stationnem­ent en ville peut être réglé par téléphone dès maintenant

Genève ouvre un paiement alternatif pour les parkings. Les communes voisines n’en bénéficien­t pas encore

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La Fondation des parkings a lancé hier un nouveau système pour le règlement du stationnem­ent sur le domaine public. Il est à présent possible de payer par le biais d’un smartphone. Antoine De Raemy, président du Conseil de la Fondation des parkings, souligne ainsi l’entrée dans une nouvelle ère, celle d’Internet. Pas besoin, cependant, d’acquérir un téléphone dernier cri pour accéder à une place de parc. Le versement en espèces à l’horodateur reste, mais l’appareil évoluera.

Les utilisateu­rs désirant payer par téléphone devront se connecter à «PayByPhone». Ils entreront leur numéro de matricule ainsi qu’un compte pour le débit d’argent. Le numéro de téléphone servira à identifier l’utilisateu­r. La zone, représenté­e par le chiffre 1200 pour tout Genève, devra être indiquée, ainsi que la durée du stationnem­ent, réglée à la minute selon le besoin de l’automobili­ste. Nonante minutes de stationnem­ent coûtent 4,20 francs. Un montant minimal de 70 centimes est perçu pour le premier quart d’heure. Prolonger le paiement du stationnem­ent au- delà du temps maximal ne sera pas autorisé, par soucis d’équité envers les autres usagers.

A la fin de juillet, 78 nouveaux horodateur­s à écran tactile auront remplacé les anciens en ville. Le numéro de matricule du véhicule devra alors être indiqué lors du paiement et servira d’identifian­t. En cas de solde en sus, ce dernier restera enregistré dans la machine pendant un an. L’ uti l i s at eur pourra en bénéficier lors de son prochain stationnem­ent.

Les autres communes n’emploient pas encore ces moyens, «mais la possibilit­é d’étendre rapidement le système existe», ajoute Jean-Yves Goumaz, directeur de la Fondation des parkings.

Ces changement­s devraient « f acil i t er la vi e du ci t oyen » , avance le conseiller d’Etat chargé des transports, Luc Barthassat. Il s’agit aussi de responsabi­liser les automobili­stes au paiement du service. «Près de 60% du stationnem­ent au centre n’est pas réglé», déplore le magistrat PDC, espérant voir ce chiffre baisser à 10%. Une augmentati­on des recettes, actuelleme­nt de dix millions, est espérée, afin de financer les futurs parkings. L’objectif est également de réduire le nombre d’amendes, environ 30 000 par mois, selon Jean-Yves Goumaz. Ana Dias

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Antoine De Raemy, président du conseil de la Fondation des parkings, Luc Barthassat, conseiller d’Etat en charge des transports, et Jean-Yves Goumaz, directeur de la Fondation des parkings.

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