Ge/Ser­vette s’in­cline face au LHC. Le ré­veil contre Zu­rich?

Ge/Ser­vette s’est in­cli­né 7-1 face au LHC. De quoi se faire bien du sou­ci avant de dé­fier Zu­rich ce sa­me­di

Tribune de Geneve - - La Une - Gré­go­ry Beaud

Ven­dre­di en fin d’après-mi­di, il fal­lait près de deux heures pour re­joindre Lau­sanne de­puis le bout du Lé­man en rai­son de la cir­cu­la­tion chao­tique sur l’au­to­route. Une fin de se­maine comme une autre, en somme. Pour­tant, les joueurs du GSHC ont pro­ba­ble­ment dû trou­ver leur soi­rée bien plus longue en­core à se prendre une gifle sur la joue droite, puis la gauche… puis la droite. Et ain­si de suite de 19 h 45 à 22 h 15. Du­rant toute la ren­contre, les Aigles ont cou­ru. Après le puck, d’abord. Après le score, en­suite. «À 4-1, nous avons tout de même pro­duit du jeu», a ten­té de re­la­ti­vi­ser Ch­ris McSor­ley, sans fran­che­ment don­ner l’im­pres­sion d’y croire. Pour le ca­pi­taine Noah Rod, l’ana­lyse n’est pas aus­si po­si­tive: «C’était un match de merde. Le deuxième de la se­maine après ce­lui de Lan­gnau mar­di. Ex­cu­sez-moi du terme, je ne trouve pas d’autre mot.» Le mes­sage a le mé­rite d’être clair.

Trop d’ab­sences

Au cours d’une ren­contre pliée après onze mi­nutes seule­ment, les hommes de Ch­ris McSor­ley n’ont certes pas été ai­dés par Ro­bert Mayer. Mais le gar­dien des Aigles, s’il n’a pas eu l’air fran­che­ment à son avan­tage, n’au­rait fi­na­le­ment fait que re­tar­der l’échéance tant la pres­ta­tion ge­ne­voise était pauvre à Lau­sanne. Es­pé­rons juste que les dé­fen­seurs des Ver­nets n’ont pas pris froid à se faire en­rhu­mer à tour de rôle par les vi­re­vol­tants at­ta­quants ad­verses.

Sans en­le­ver au­cun mé­rite aux Lions de Mal­ley, cette soi­rée sen­tait le piège à plein nez pour un GSHC pri­vé de bien trop d’élé­ments pour pou­voir es­pé­rer s’im­po­ser. Avec seule­ment six dé­fen­seurs dont l’at­ta­quant re­con­ver­ti Ti­mo­thy Kast, Ge/Ser­vette n’avait en au­cun cas la sub­stance né­ces­saire pour conte­nir la force de frappe du LHC.

Comme sou­vent lorsque la soi­rée tourne au cal­vaire, Tan­ner Ri­chard a cris­tal­li­sé toutes les frus­tra­tions. Le joueur de centre, tou­jours aus­si aga­cé et aga­çant, a sou­vent été à son désa­van­tage. Et Ch­ris McSor­ley, lors de son temps mort, ne s’est pas pri­vé pour lui faire la mo­rale. À force de concé­der des pé­na­li­tés stu­pides en zone of­fen­sive, le No 71 ir­rite tout le monde. Même son en­traî­neur. «J’at­tends plus de lui, c’est un fait, a confir­mé le tech­ni­cien. Mais j’at­tends plus d’autres joueurs aus­si. En l’état, j’ai be­soin de tout le monde pour avoir une chance de ga­gner.» Comme pour le «cas» Mayer, Ri­chard n’est pas le seul cou­pable du fias­co en terres lau­san­noises. Mais lorsque son sup­po­sé meilleur joueur suisse lui fait plus de mal que de bien, le GSHC n’a, en l’état, au­cune chance de bien pa­raître.

Après cette soi­rée cau­che­mar­desque, les Aigles ont im­mé­dia­te­ment pris la di­rec­tion de Zu­rich puis­qu’ils y af­frontent les ZSC Lions, ce sa­me­di soir. Du­rée du tra­jet: un poil moins de trois heures. Ce­la a pro­ba­ble­ment dû pas­ser bien plus vite que le sem­blant de ren­contre face au LHC.

Pour cette ul­time par­tie avant la pause de l’équipe na­tio­nale, les Ge­ne­vois au­ront tout in­té­rêt à ne pas ra­ter leur en­trée en ma­tière, sous peine de vivre une nou­velle soi­rée in­ter­mi­nable. «Nous de­vons avoir des ob­jec­tifs à court terme et ne pas ré­flé­chir trop loin, a pour­sui­vi Ch­ris McSor­ley. Com­men­çons dé­jà le match de la bonne ma­nière. On ver­ra en­suite.»

Une chose est sûre, cette pause tombe à point nom­mé pour une for­ma­tion ge­ne­voise qui a sa­cré­ment be­soin de re­char­ger les bat­te­ries.

KEYSTONE

Ver­min seul face à Mayer, qui cé­de­ra ra­pi­de­ment sa place dans les buts de Ge/Ser­vette.

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