MARBRE UN RAF­FI­NE­MENT QUI GAGNE DU TER­RAIN

Saine et na­tu­relle, la dé­co à la chaux convainc de plus en plus de pro­fes­sion­nels et de par­ti­cu­liers. Le phé­no­mène s’étend d’une ma­nière spec­ta­cu­laire. Com­ment uti­li­ser la chaux, quelles rece es pour en fa­bri­quer soi-même ?

La Presse Business (Tunisia) - - SOMMAIRE -

de­co

DÉCORER son in­té­rieur par ses propres moyens est de­ve­nu l’un de nos hob­bys, — voire l’une de nos pas­sions — fa­vo­ris. Et comme l’idée d’ha­bi­ter dans un lo­ge­ment de plus en plus éco­lo connaît éga­le­ment un suc­cès gran­dis­sant, à la croi­sée de ces deux che­mins, on re­trouve tout «na­tu­rel­le­ment» la dé­co­ra­tion à la chaux. Avec leurs teintes co­lo­rées, va­riées, gaies, les en­duits à la chaux nous donnent la pos­si­bi­li­té d’en­so­leiller nos in­té­rieurs. Si on ajoute leur ca­pa­ci­té à ré­gu­ler ef­fi­ca­ce­ment l’hu­mi­di­té de l’ha­bi­tat, les atouts des en­duits ou pein­tures à la chaux sont évi­dents.

D’OÙ VIENT LA CHAUX ?

Le mot «chaux» vient du la­tin calx, cal­cis, qui si­gni­fie «pierre». Il s’agit en fait d’un oxyde de cal­cium (CaO) qui est ob­te­nu par cal­ci­na­tion des pierres à chaux ou pierres à plâtre. Plu­sieurs types de chaux sont re­cen­sés : la chaux vive qui ne contient pas d’eau, la chaux hy­drau­lique qui dur­cit sous l’eau, la chaux maigre qui n’aug­mente pas au contact de l’eau, la chaux aé­rienne, la chaux ar­ti­fi­cielle ... De­puis plu­sieurs an­nées, l’uti­li­sa­tion de la chaux dans le bâ­ti­ment grimpe en flèche. La pro­prié­té ma­jeure des en­duits à la chaux est donc de lais­ser pas­ser les mo­lé­cules de va­peur d’eau. En d’autres termes, ces pro­duits per­mettent aux murs ou sur­faces qui en sont en­duites de pou­voir res­pi­rer. Par­mi toutes les sortes de chaux, on dé­nombre par exemple la chaux hy­drau­lique (qui contient jus­qu’à 20 % d’autres com­po­sants, prend l’eau, a un pou­voir res­pi­rant li­mi­té par rap­port aux autres, mais dis­pose de plus de ré­sis­tance mé­ca­nique : idéale pour la ma­çon­ne­rie) ou la chaux aé­rienne (chaux pure), très uti­li­sée en dé­co. Après quelques opé­ra­tions, cette chaux peut de­ve­nir une pâte ou de la poudre. C’est d’ailleurs sous cette der­nière forme qu’on uti­lise la chaux pour les en­duits.

ZOOM SUR LES EN­DUITS

Très uti­li­sée en dé­co­ra­tion grâce à l’ajout de pig­ments na­tu­rels et tein­tés, la chaux sé­duit donc son monde. Outre l’as­pect es­thé­tique, les en­duits à la chaux sèchent par simple ven­ti­la­tion et ne moi­sissent pas, lut­tant ain­si contre les ef­fets né­fastes de l’hu­mi­di­té. Deux poses de couches dif­fé­rentes (for­mant à la fin une épais­seur d’ap­proxi­ma­ti­ve­ment 1,5 cm) sont à réa­li­ser pour un en­duit in­té­rieur ou ex­té­rieur. La pre­mière, dé­nom­mée «l’ac­cro­chage» (consti­tuée de chaux et de sable), doit avoir un as­pect ru­gueux au fi­nal. Si vous réa­li­sez votre en­duit sur un sup­port pré­sen­tant des po­ro­si­tés, pré­fé­rez de la chaux aé­rienne. En re­vanche, si vous réa­li­sez votre en­duit sur un sup­port de type pla­co-plâtre, il est pré­co­ni­sé d’uti­li­ser un mé­lange chaux/ ré­sines. Pour des murs in­té­rieurs, on pré­fé­re­ra l’uti­li­sa­tion de chaux pure à 98%, alors qu’en ex­té­rieur, de la chaux à 80% (qui contient aus­si 20% de si­lice) of­fri­ra une meilleure ré­sis­tance à la pluie. La se­conde couche, celle qui sert pu­re­ment à la dé­co­ra­tion, doit en re­vanche être lisse. C’est au mo­ment de sa pré­pa­ra­tion que l’on ajoute des ocres ou pig­ments de cou­leurs (en ne dé­pas­sant pas 10% du vo­lume de chaux). En­fin, si vous sou­hai­tez par­faire la dé­co, vous pou­vez ra­jou­ter des en­duits spé­ciaux lors d’une troi­sième pose. N’hé­si­tez pas à lire notre dos­sier sur les tech­niques de pein­ture mu­rale.

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