LES DÉ­FAILLANCES DE L’IN­TEL­LI­GENCE AR­TI­FI­CIELLE PRÉ­DIC­TIVE DE GOLD­MAN SACHS

La Presse Business (Tunisia) - - START UP BUSINESS -

GOLD­MAN Sachs, la so­cié­té fi­nan­cière amé­ri­caine, a uti­li­sé l’ap­pren­tis­sage au­to­ma­tique (ma­chine lear­ning) pour pré­dire les ré­sul­tats de la Coupe du monde de la Fi­fa 2018. L’en­tre­prise a ana­ly­sé 200.000 mo­dèles et a si­mu­lé un mil­lion de va­ria­tions du tournoi pour choi­sir un ga­gnant clair, le Bré­sil. Seule­ment voi­la, 1er hic, l’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle (IA) de Gold­man Sachs qui a pré­dit que seule l’Ara­bie saou­dite se­ra l’équipe de la ré­gion Mena (Moyen-Orient et d’Afrique du Nord) à at­teindre la phase à éli­mi­na­tion di­recte, s’est bel et bien trom­pé ! L’Ara­bie Saou­dite est sor­tie la pre­mière avec deux dé­faites suc­ces­sives. L’IA de Gold­man va plus loin et pré­dit que les quatre équipes qui se ren­dront en de­mi-fi­nale se­ront la France, le Bré­sil, le Por­tu­gal et l’Al­le­magne, l’Al­le­magne et le Bré­sil s’af­fron­tant en fi­nale et le Bré­sil sou­le­vant le tro­phée… 2e dé­route, et à l’heure où nous met­tons sous presse, après l’Al­le­magne, les fa­vo­ris comme le Por­tu­gal, l’Es­pagne et l’Ar­gen­tine sont re­tour­nés au ber­cail. Le football est un jeu hau­te­ment im­pré­vi­sible et il est très im­pro­bable même pour les tech­no­lo­gies sta­tis­tiques les plus avan­cées de pré­dire avec pré­ci­sion le ré­sul­tat d’un seul match, et en­core moins du tournoi en­tier. Si ces pré­dic­tions ont une quel­conque sub­stance. En outre, l’his­toire de Gold­man Sachs avec les pré­dic­tions de la Coupe du monde de football n’est pas très bonne – ils avaient pré­dit que le Bré­sil se­rait le ga­gnant en 2014 et nous sa­vons tous ce qui s’est pas­sé.

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