RÉ­MU­NÉ­RA­TIONS LES PLUS FAIBLES

La Presse Business (Tunisia) - - EXPRESS -

L’aug­men­ta­tion du Taux du mar­ché mo­né­taire (TMM) du­rant l’an­née 2018 pro­fi­te­ra à l’en­semble des banques de la place, en par­ti­cu­lier celles qui af­fichent la part des dé­pôts ré­mu­né­rés la plus faible (autres que dé­pôts à vue et comptes d’épargnes) à l’image d’At­ti­ja­ri bank et de la Biat. A titre d’exemple, l’im­pact seul de la hausse des taux sur la marge d’in­té­rêt de la Biat en 2018 est es­ti­mé à plus de 60 mil­lions de di­nars et ce, pour des en­cours de cré­dits et de dé­pôts constants. L’aug­men­ta­tion des taux pro­fite éga­le­ment aux banques qui dis­posent le plus de cré­dits neufs (de jeune âge) à l’image de la Banque de l’Ha­bi­tat (BH) dont l’en­cours des cré­dits en 2017 a aug­men­té en une seule an­née de 1,46 milliard de di­nars et en­fin aux banques les moins ex­po­sées aux cré­dits ha­bi­tats aux par­ti­cu­liers et/ou aux cré­dits à taux fixes. Glo­ba­le­ment, une si­mu­la­tion som­maire abou­tit, toutes choses étant égales par ailleurs (en­cours des cré­dits et des dé­pôts constants), à une crois­sance des re­ve­nus en in­té­rêts des banques de 13% et de la marge sur in­té­rêts de 20% pro­ve­nant uni­que­ment de l’im­pact de la hausse du TMM. Tou­te­fois, la hausse de la charge d’in­té­rêt des clients dé­bi­teurs des banques va né­ces­sai­re­ment pro­vo­quer un peu de casse. Le re­vers de la mé­daille, c’est donc une lé­gère hausse du coût du risque qui est at­ten­due en 2018 éma­nant des dé­bi­teurs les plus fra­giles.

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