L’ITA­LIEN GENERALI QUITTE LA MAGHREBIA

La Presse Business (Tunisia) - - EXPRESS -

L’ita­lien Generali a quit­té le ca­pi­tal de Maghrebia. Cô­té ita­lien, on n’a pas ébrui­té cette dé­ci­sion. Cette an­nonce n’est pas une sur­prise en elle-même, se­lon les ob­ser­va­teurs. D’ailleurs, une nou­velle po­li­tique a été tra­cée de­puis l’ar­ri­vée du nou­veau ma­na­ge­ment, le Fran­çais Phi­lippe Don­net. Il a fait savoir qu’il quit­te­ra 15 pays où la pré­sence de la com­pa­gnie est faible, pour mettre le pa­quet sur ses ac­ti­vi­tés en Eu­rope et en Asie. Il faut dire que l’en­semble du mar­ché de l’assurance en Tu­ni­sie dont le chiffre d’af­faires vient d’at­teindre exac­te­ment 2,080 mil­liards de di­nars ne re­pré­sente que 0,78% du chiffre d’af­faires de Generali ! C’est ce qui jus­ti­fie en par­tie la dé­ci­sion de l’as­su­reur ita­lien de ren­for­cer sa pré­sence dans des pays plus por­teurs. Mais pour la Tu­ni­sie, l’Ita­lien donne un mau­vais si­gnal pour les com­pa­gnies in­ter­na­tio­nales de s’y ins­tal­ler afin de dé­ve­lop­per leurs bu­si­ness et ap­por­ter une plus-va­lue au sec­teur, no­tam­ment le savoir-faire. D’ailleurs, la Tu­ni­sie a be­soin plus que ja­mais d’ac­teurs étran­gers dans le pay­sage de l’assurance-vie, à condi­tion d’ap­por­ter de nou­veaux pro­duits, no­tam­ment ceux qui consomment peu de fonds propres. A l’image des uni­tés de compte. Les ac­teurs du sec­teur doivent, es­timent les ana­lystes, avoir la pos­si­bi­li­té de se dé­ve­lop­per à l’étran­ger. Au­jourd’hui, il faut qu’on ait des cham­pions ré­gio­naux, puisque la consolidation lo­cale est une ques­tion qua­si im­pos­sible. On constate par ailleurs que «la taille des com­pa­gnies est éga­le­ment im­por­tante afin de dis­po­ser d’ac­tifs suf­fi­sam­ment al­lé­chants pour les ac­teurs in­ter­na­tio­naux qui cherchent de la crois­sance ex­terne dans notre ré­gion».

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