UNE CONCUR­RENCE AUX BANQUES

La Presse Business (Tunisia) - - EXPRESS -

Dans un contexte de li­qui­di­té très ten­due des banques, l’in­dus­trie des Opcvm obli­ga­taires fait face à une concur­rence très vive des banques. Les res­sources fi­nan­cières (ex­cé­dents de tré­so­re­rie des agents à ca­pa­ci­té de fi­nan­ce­ment) sont de moins en moins drai­nées par les vé­hi­cules tra­di­tion­nels d’in­ves­tis­se­ment de moyen et long termes, no­tam­ment, les Opcvm, (Si­cav, Fonds com­muns de pla­ce­ment en va­leurs mo­bi­lières), les struc­tures de ca­pi­tal risques (Fonds com­muns de pla­ce­ment à risque, Fonds d’amor­çage, Si­car) et les ins­ti­tu­tions de Mi­cro­fi­nance. L’offre de ren­de­ment des Opcvm obli­ga­taires se li­mite au­jourd’hui à une moyenne de la place de 4,5% loin des taux, of­ferts par les banques, ados­sés sur les pla­ce­ments à échéances au­tour de «TMM+2» et «TMM+3» soit des taux de ren­de­ment net (sur la base d’un TMM moyen du pre­mier se­mestre 2018 de 6,13%) de 6,5% et 7,3%. Les pla­ce­ments à échéances (au plus pour une an­née) au­près des banques offrent, ain­si un sur­plus de ren­de­ment par rap­port aux Opcvm obli­ga­taires de 200 points de base au moins. Bien que les ac­tifs sous ges­tion des Opcvm obli­ga­taires aient aug­men­té du­rant les cinq pre­miers mois de l’an­née 2018 de 160 mil­lions de di­nars, soit de 4,2%, une ana­lyse d’un his­to­rique plus long dé­voile que les Opcvm drainent de moins en moins de ca­pi­taux, me­na­çant toute l’in­dus­trie des Opcvm obli­ga­taires. Le deuxième nu­mé­ro de la newsle er tri­mes­trielle de l’As­so­cia­tion des in­ter­mé­diaire en bourse (AIB) revient sur ce su­jet et ana­lyse les fon­de­ments théo­riques, les causes et les ré­per­cus­sions éco­no­miques et fi­nan­cières de ce dé­ca­lage.

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