Té­hé­ran dé­nonce des sanc­tions contre le Hez­bol­lah

Six pays du Golfe se sont ran­gés der­rière les Etats-Unis contre «la pre­mière force ayant li­bé­ré un ter­ri­toire arabe et bri­sé le mythe de l’in­vin­ci­bi­li­té is­raé­lienne»

La Presse (Tunisia) - - INTERNATIONAL -

AFP — L’Iran a dé­non­cé hier les sanc­tions des Etats-Unis et de six pays du Golfe contre les di­ri­geants du Hez­bol­lah li­ba­nais pour sou­tien au ter­ro­risme. «Des ti­reurs d’élite is­raé­liens tirent en une seule jour­née sur 2000 ma­ni­fes­tants pa­les­ti­niens non ar­més. La ré­ponse saou­dienne, à la veille de Ra­ma­dan, est de col­la­bo­rer avec son pa­tron amé­ri­cain pour sanc­tion­ner la pre­mière force ayant li­bé­ré un ter­ri­toire arabe et bri­sé le mythe de l’in­vin­ci­bi­li­té is­raé­lienne. Honte à la honte», a twee­té le mi­nistre ira­nien des Af­faires étran­gères, Mo­ham­mad Ja­vad Za­rif, en ré­fé­rence au Hez­bol­lah. Les Etats-Unis et six pays du Golfe réunis au sein du Centre contre le fi­nan­ce­ment du ter­ro­risme (Tftc) ont an­non­cé mer­cre­di des sanc­tions contre les di­ri­geants du Hez­bol­lah li­ba­nais, dont son chef Has­san Nas­ral­lah, pour sou­tien au ter­ro­risme. Ces sanc­tions visent en par­ti­cu­lier les membres du conseil de la chou­ra, l’or­gane dé­ci­sion­naire du mou­ve­ment chiite li­ba­nais créé en 1982, ain­si que des so­cié­tés ac­cu­sées de le fi­nan­cer. Fi­dèle al­lié de l’Iran et en­ne­mi ju­ré d’Is­raël, le Hez­bol­lah est le prin­ci­pal mou­ve­ment ar­mé li­ba­nais et un poids lourd po­li­tique qui a rem­por­té, avec des par­tis al­liés, les der­nières élec­tions lé­gis­la­tives au Li­ban le 6 mai. Il com­bat en Sy­rie aux cô­tés du ré­gime de Ba­char Al-As­sad et a for­mé les mi­lices po­pu­laires chiites ira­kiennes qui ont par­ti­ci­pé à la re­con­quête des ter­ri­toires contrô­lés par le groupe Etat is­la­mique (EI). Les Etats-Unis ont pla­cé le Hez­bol­lah sur leur liste d’or­ga­ni­sa­tion «ter­ro­riste» et lui im­posent, ain­si qu’à ses cadres, des sanc­tions éco­no­miques et ban­caires. De­puis 2013, l’Union eu­ro­péenne consi­dère aus­si la branche ar­mée du mou­ve­ment comme une or­ga­ni­sa­tion «ter­ro­riste». En 2016, les six mo­nar­chies pé­tro­lières sun­nites du Conseil de coo­pé­ra­tion du Golfe (Ara­bie saou­dite, Bah­reïn, Emi­rats arabes unis, Ko­weït, Qa­tar et Oman) et la Ligue arabe ont éga­le­ment clas­sé le Hez­bol­lah chiite comme «ter­ro­riste».

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