Le sa­lut par le foot…

La Presse (Tunisia) - - LA UNE - Par Ja­lel MESTIRI

Aun mo­ment où le monde a ten­dance à fer­mer ses fron­tières so­ciales et éco­no­miques, le foot­ball avec ses dif­fé­rents en­jeux a pris une im­por­tance telle qu’il est de­ve­nu une part de la culture na­tio­nale dans de nom­breux pays, au point d’être consi­dé­ré comme un «lan­gage uni­ver­sel»

Si la mise en re­la­tion entre le sport et le pa­tri­moine sem­blait dans le pas­sé tout à fait éton­nante, des liens so­lides entre les deux sont dé­sor­mais ad­mis et tout par­ti­cu­liè­re­ment dans le foot­ball.

Le but d’ins­crire le foot­ball au Pa­tri­moine cultu­rel im­ma­té­riel de l’unes­co est de faire re­con­naître l’en­jeu d’ou­ver­ture so­ciale et cultu­relle que porte le foot­ball qui, avant d’être une ques­tion de com­pé­ti­tion ou d’ar­gent, est d’abord le sport le plus uni­ver­sel, un vé­ri­table lan­gage dont les pas­sion­nés du monde en­tier parlent avant même de maî­tri­ser leur propre langue, un trait d’union entre les ter­ri­toires et les pays.

Le foot­ball est, en ef­fet, un mo­dèle d’exem­pla­ri­té, de va­leurs par­ta­gées. Foot­ball et pa­tri­moine sont deux no­tions sans lien de prime abord tant leurs uni­vers res­pec­tifs semblent dis­joints. Pour au­tant, pen­ser le pa­tri­moine spor­tif n’est pas chose ai­sée. L’ins­ti­tu­tion­na­li­sa­tion du pa­tri­moine est à la fois évo­lu­tive, pro­blé­ma­tique,

De­puis quelques dé­cen­nies, le fait spor­tif est en passe d’ac­qué­rir un nou­veau sta­tut, ce­lui d’une culture de plus en plus par­ta­gée qui au­to­rise à ne plus voir le pa­tri­moine spor­tif comme une ano­ma­lie. Il per­met de por­ter un re­gard nou­veau sur les en­jeux fon­da­men­taux, en bri­sant toutes les bar­rières, pour lui ou­vrir les portes de la to­lé­rance, du par­tage et du res­pect. Le foot­ball est bien plus qu’un sport, c’est un sym­bole uni­ver­sel d’op­ti­misme qui a ce pou­voir na­tu­rel de des­si­ner des sou­rires sur les vi­sages des jeunes, les ac­com­pa­gner dans l’ap­pren­tis­sage de la vie.

voire po­lé­mique. Il convient à cet ef­fet de ques­tion­ner les en­jeux. Mais ce n’est pas le seul ni­veau d’ana­lyse dont peuvent s’em­pa­rer les ré­flexions. Ce­la peut, en ef­fet, faire ap­pel à une mo­bi­li­sa­tion in­ter­na­tio­nale au­tour d’une fi­gure ma­jeure consi­dé­rée comme pa­tri­moine. C’est l’ob­jet de dé­bats au­jourd’hui, mais à un ni­veau plus for­ma­li­sé.

L’at­tri­bu­tion au foot­ball d’un la­bel spé­ci­fique, au titre du pa­tri­moine, est de na­ture à re­cou­vrer des en­jeux éco­no­miques et sym­bo­liques croi­sant des ni­veaux d’in­ter­ven­tion certes com­plexes. En ef­fet, pen­dant long­temps, ac­ti­vi­té phy­sique et com­pé­ti­tion spor­tive ne sem­blaient pas de­voir por­ter de di­men­sion cultu­relle et en­core moins pa­tri­mo­niale. Mais de­puis quelques dé­cen­nies, le fait spor­tif est en passe d’ac­qué­rir un nou­veau sta­tut, ce­lui d’une culture de plus en plus par­ta­gée qui au­to­rise à ne plus voir le pa­tri­moine spor­tif comme une ano­ma­lie. Il per­met de por­ter un re­gard nou­veau sur les en­jeux fon­da­men­taux, en bri­sant toutes les bar­rières, pour lui ou­vrir les portes de la to­lé­rance, du par­tage et du res­pect.

Le foot­ball est bien plus qu’un sport, c’est un sym­bole uni­ver­sel d’op­ti­misme qui a ce pou­voir na­tu­rel de des­si­ner des sou­rires sur les vi­sages des jeunes, les ac­com­pa­gner dans l’ap­pren­tis­sage de la vie. Il a un double im­pact, ce­lui de sen­si­bi­li­ser un maxi­mum d’in­di­vi­dus et faire avan­cer les so­cié­tés vers le même ho­ri­zon, le même des­tin, ce­lui de la paix.

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