La mer c’est la vie

Le Manager - - Billet -

Les évé­ne­ments des neuf der­niers mois sans précédent à Ker­ken­nah, ont-ils trou­vé une so­lu­tion? C’est ce que l’on pense. En fait ils sont loin d’avoir connu leur épi­logue tant les ac­cords conclus re­viennent à mettre un em­plâtre sur une jambe de bois.

En ef­fet, tant que l’em­ploi dans l’île ne re­pose que sur les ca­pa­ci­tés de re­cru­te­ment d’une seule en­tre­prise, Pé­tro­fac en l’oc­cur­rence, dès la pre­mière four­née de re­cru­te­ment il fau­dra, im­man­qua­ble­ment, s’at­tendre à une re­prise des troubles. Ceux n’ayant pas été re­te­nus vont, bien en­ten­du, se sen­tir in­jus­te­ment lé­sés. La suite est alors connue!

Ce qu’il fau­drait donc pen­ser et pré­pa­rer c’est l’élar­gis­se­ment des po­ten­tia­li­tés d’em­ploi à par­tir d’autres ac­ti­vi­tés et cette île, ha­bi­tuée à vivre en qua­si-au­tar­cie de­puis la nuit des temps, grâce à ses deux ri­chesses: la mer et le pal­mier.

Ces deux pré­cieuses res­sources sont, au­jourd’hui, en train de dé­pé­rir. Les pal­miers, qui for­maient la ligne d’ho­ri­zon de Ker­ken­nah, ont pris un coup de vieux, s’ils n’ont pas été ar­ra­chés et la mer en train de s’épui­ser sous l’ef­fet com­bi­né de deux fac­teurs: la pol­lu­tion et la pêche sau­vage.

C’est donc ces deux clés qu’il fau­dra ra­pi­de­ment tour­ner afin de ré­con­ci­lier l’ile avec son en­vi­ron­ne­ment im­mé­diat : en deux mots ré­con­ci­lier la mer avec la terre et la terre avec la mer en in­ves­tis­sant dans la mer.

Car l’ave­nir de l’île reste le ma­ri­time et non le pé­trole ou le gaz et puis n’ou­blions pas que c’est dans la mer que la vie est née voi­ci quelque 4 mil­liards d’an­nées.

Par­lant de la mer est-il pen­sable qu’une île ne puisse pas dis­po­ser d’un centre de for­ma­tion, voire d’une école ma­ri­time? Il existe bien une fi­lière de for­ma­tion pro­fes­sion­nelle de pâ­tis­siers..mais à Ker­ken­nah?

En ma­tière d’édu­ca­tion et de for­ma­tion, une fi­lière pro­fes­sion­nelle en­tiè­re­ment consa­crée aux mé­tiers de la mer ne se­rait pas de trop dans cette île en manque d’em­plois dé­cents.

Ill de­vient, de ce fait, né­ces­saire d’ in­clure le « ma­ri­time » comme fi­lière de for­ma­tion pro­fes­sion­nelle. Seule une vé­ri­table connais­sance in­di­vi­duelle des en­jeux, des do­maines, des tech­niques et des mé­tiers liés à la mer per­met­tra d’ins­crire du­ra­ble­ment cet ave­nir dans la conscience col­lec­tive des jeunes en leur ou­vrant de nou­velles et di­verses pers­pec­tives.

Car for­mer à la mer c’est ou­vrir des com­pé­tences tech­niques à la ré­pa­ra­tion na­vale, c’est va­lo­ri­ser des pro­duits de la mer, des res­sources liées à la bio­masse (mi­croalgues, etc.), à par­tir des­quelles il est pos­sible de pro­duire une très grande va­rié­té d’in­trants, de­puis les pro­téines nour­ri­cières jus­qu’aux ma­té­riaux bio­com­pa­tibles en pas­sant par les mé­di­ca­ments.

Les algues, par­lons-en ! Voi­là une res­source na­tu­relle qui sé­duit, au-de­là de nos fron­tières, au­tant les jar­di­niers, l’in­dus­trie chi­mique que les gas­tro­nomes. Les algues sont bonnes pour tout. Et pour­tant elles sont igno­rées sous nos la­ti­tudes et, au fil des ma­rées, les dé­pôts d’algues échouées forment de grandes ara­besques sur le lit­to­ral.

De­vant ce constat, il est temps de se dé­ci­der à orien­ter ré­so­lu­ment les es­prits et les ef­forts vers cette mer sur la­quelle flottent les Îles Ker­ken­nah et qui reste en­core à ex­plo­rer puis à ex­ploi­ter de fa­çon rai­son­nable et du­rable.

Un in­té­rêt re­dou­blé des po­li­tiques, de la so­cié­té ci­vile et du sec­teur pri­vé s’im­pose, face aux pro­blèmes d’em­plois sur l’île, afin d’éla­bo­rer un plan viable pour une ex­ploi­ta­tion ef­fi­cace de la mer, du lit­to­ral et du fonds ma­rin.

Compte te­nu de la grande va­rié­té des su­jets et des do­maines concer­nés, il s’agit sur­tout de po­la­ri­ser et de fé­dé­rer les ef­forts pu­blics comme pri­vés de fa­çon co­hé­rente, dans cette di­rec­tion gé­né­rale.

Le Hua­wei No­va et le Hua­wei No­va plus, les pre­miers smart­phones d’une nou­velle gamme conçue pour ré­pondre aux be­soins des consom­ma­teurs ac­tuels les plus dy­na­miques ont été lan­cés par Hua­wei Con­su­mer Bu­si­ness Group et pré­sen­tés au sa­lon IFA 2016 . La nou­velle gamme No­va offre un de­si­gn mul­ti­courbe re­mar­quable, une ca­mé­ra amé­lio­rée pour des pho­to­gra­phies plus écla­tantes et des mises à jour des per­for­mances pour une uti­li­sa­tion plus simple. Chaque ca­rac­té­ris­tique du Hua­wei No­va et du Hua­wei No­va plus est conçue pour fa­ci­li­ter le mode de vie ac­cé­lé­ré des consom­ma­teurs et ex­pri­mer leur per­son­na­li­té unique, qu’il s’agisse de cap­tu­rer le sel­fie par­fait ou de prendre des mil­liers de cli­chés sur une seule charge. Le Hua­wei No­va, avec 32 Go mé­moire de sto­ckage et 3 Go de RAM, se­ra dis­po­nible en oc­tobre dans plus de 50 pays et ré­gions, dont l’al­le­magne, l’au­triche, la France et l’es­pagne, avant d’être pro­po­sé sur d’autres mar­chés. Le Hua­wei No­va plus, avec 32 Go de ROM et 3 Go de RAM, se­ra ini­tia­le­ment dis­po­nible en oc­tobre sur plus de 50 mar­chés, dont l’es­pagne, l’ita­lie et le Ca­na­da, avant d’être pro­po­sé sur d’autres mar­chés. En Chine, la gamme Hua­wei No­va peut être ac­quise en ligne sur Jd.com et Tmall.com, en plus de la bou­tique Hua­wei.

«La Meilleure per­for­mance sur la ré­gion Afrique-moyen-orient-inde (AMI) pour la pé­riode 2015-2016 » a été dé­diée à ARTES, le conces­sion­naire tu­ni­sien de la marque au­to­mo­bile fran­çaise Re­nault lors du Re­nault P.A.R.I.S Chal­lenge Mon­dial. A cet ef­fet, le trophée a été re­mis par M. Thier­ry Kos­kas, Di­rec­teur Com­mer­cial du Groupe Re­nault, à M. Mon­cef Mza­bi, pré­sident D’ARTES au cours d’une cé­ré­mo­nie. Ce prix ré­com­pense les ex­cel­lents ré­sul­tats de Re­nault en termes de ventes et de croissance sur le mar­ché tu­ni­sien et l’en­ga­ge­ment des équipes D’ARTES dans la sa­tis­fac­tion de la clien­tèle. M. Mon­cef Mza­bi a dé­cla­ré à cette oc­ca­sion : « Ce prix re­flète le haut ni­veau de confiance qui lie ARTES à ses clients mais il est éga­le­ment le ré­sul­tat de l’im­pli­ca­tion de toute une équipe que je tiens à fé­li­ci­ter pour son en­ga­ge­ment et pour les ef­forts qu’elle dé­ploie au quo­ti­dien ». De­puis 2014, le Groupe Re­nault chal­lenge son ré­seau d’im­por­ta­teurs au tra­vers de ce P.A.R.I.S Chal­lenge Mon­dial. Ce­lui-ci ré­com­pense ses meilleurs par­te­naires contri­buant le plus aux ré­sul­tats du Groupe, en parts de mar­ché et en croissance des vo­lumes de ventes et qui, par le strict res­pect des stan­dards de la marque, sa­tis­font au mieux leurs clients. Au­jourd’hui lea­der des ventes de vé­hi­cules par­ti­cu­liers sur le mar­ché tu­ni­sien, la so­cié­té ARTES (Au­to­mo­bile Ré­seau Tu­ni­sien et Ser­vices), conces­sion­naire Re­nault en Tu­ni­sie, a été créée en 1997 suite à l’ac­qui­si­tion de l’ex-re­nault Tu­ni­sie (fon­dée en 1947) par le Groupe Mza­bi. Après le concept Ac­tros, une gamme va­riée de trac­teurs rou­tiers, Le Mo­teur SA — dis­tri­bu­teur of­fi­ciel de Mer­cedes-benz en Tu­ni­sie — a lan­cé le nou­veau concept de ca­mion tout-ter­rain Ze­tros qui se­ra com­mer­cia­li­sé sur le mar­ché tu­ni­sien à par­tir de l’an­née 2017. Dans sa pré­sen­ta­tion, le di­rec­teur com­mer­cial Mo­ha­med Mes­saou­di a in­di­qué que le nou­veau-né de Mer­cedes-benz, Ze­tros, qui cir­cule avec tous types d’hy­dro­car­bures, dis­pose des meilleurs atouts pour maî­tri­ser les ter­rains les plus dif­fi­ciles, même en condi­tions ex­trêmes. Son concept tout-ter­rain re­pose sur un train de rou­le­ment dont les com­po­santes par­ti­cu­liè­re­ment per­for­mantes se conjuguent de fa­çon op­ti­male pour ga­ran­tir une pro­gres­sion ra­pide et sûre, sur tous les ter­rains. S’ajoute à ce­la une ex­cel­lente agi­li­té due à la ca­bine se­mi-avan­cée et à la ré­par­ti­tion équi­li­brée de la charge sur les es­sieux. Pour amé­lio­rer la mo­tri­ci­té en condi­tions ex­trêmes, le Ze­tros maî­trise sans dif­fi­cul­té des dé­cli­vi­tés jus­qu’à 70 %, avec des es­sieux à ré­duc­teurs pla­né­taires, une sus­pen­sion acier et freins à tam­bour, es­sieux simples ou à re­lais de trans­mis­sion, un châs­sis ren­for­cé, des ca­pa­ci­tés de pas­sage, des phares étanches adap­tés au pas­sage, des sor­ties et ad­mis­sions d’air pla­cées au-des­sus de la ca­bine.

La pre­mière carte in­ter­na­tio­nale pré­payée en de­vises en Tu­ni­sie vient d’être lan­cée par la BIAT. Cette carte est des­ti­née aux par­ti­cu­liers et aux pro­fes­sion­nels ti­tu­laires de comptes en de­vises ou en di­nars conver­tibles et fa­ci­lite à son dé­ten­teur les opé­ra­tions de paie­ment et de re­trait lors de ses dé­pla­ce­ments à l’étran­ger. A vrai dire, afin de ré­pondre aux be­soins spé­ci­fiques de ses dif­fé­rents clients, la carte in­ter­na­tio­nale pré­payée est dé­cli­née en deux ver­sions: une Carte Tou­ness­na in­ter­na­tio­nale dé­diée aux Tu­ni­siens ré­si­dents à l’étran­ger et une Carte Uni­vers dé­diée aux étran­gers ou Tu­ni­siens ré­si­dents. La carte pré­payée in­ter­na­tio­nale per­met au client de dis­po­ser de son ar­gent à l’étran­ger par re­trait ou paie­ment, à concur­rence du mon­tant char­gé dans le compte virtuel rat­ta­ché, sans sou­ci de dé­pas­se­ment du solde de son compte et sans obli­ga­tion de blo­cage de fonds au préa­lable sur son compte. Les paie­ments via in­ter­net sont éga­le­ment pos­sibles pour le por­teur de la carte. La re­charge de la carte peut être ef­fec­tuée par vi­re­ment dans toute agence BIAT ou à dis­tance à tra­vers le ser­vice BIATNET. Le sui­vi des re­charges, des uti­li­sa­tions ain­si que la consul­ta­tion du solde sont éga­le­ment pos­sibles via BIATNET. Les re­charges sont ef­fec­tuées ins­tan­ta­né­ment et en toute sé­cu­ri­té. L’ins­ti­tu­tion de mi­cro­fi­nance Zi­tou­na Tam­keen a lan­cé dans la ré­gion de Fer­na­na l’ex­pé­rience pi­lote du pro­jet «L’amont lai­tier: le­vier du dé­ve­lop­pe­ment ré­gio­nal», en par­te­na­riat avec le groupe Dé­lice. Pion­nier en Tu­ni­sie, ce pro­jet s’ins­crit dans le cadre d’une ap­proche glo­bale al­liant le dé­ve­lop­pe­ment ré­gio­nal et l’in­clu­sion fi­nan­cière dans les zones in­té­rieures. Il se base sur l’ap­proche de la ca­pi­ta­li­sa­tion éco­no­mique dans le sec­teur de la pro­duc­tion du lait et cou­vri­ra les ré­gions du nord-ouest, du nord-est et du centre de la Tu­ni­sie pen­dant cinq ans. Il cible prin­ci­pa­le­ment les po­pu­la­tions vul­né­rables, les pe­tits éle­veurs lai­tiers et les di­plô­més de l’en­sei­gne­ment su­pé­rieur au chô­mage. Il cible éga­le­ment la femme ru­rale, no­tam­ment au ni­veau des mi­cro­pro­jets de l’agri­cul­ture fa­mi­liale. Le pro­jet «L’amont lai­tier» vise le ren­for­ce­ment et le sou­tien de la ca­pa­ci­té de pro­duc­tion des éle­veurs lai­tiers. Pour ce faire, des ate­liers de for­ma­tion dans la conduite de l’éle­vage lai­tier se­ront or­ga­ni­sés. Ain­si, plu­sieurs com­po­santes de mi­cro­pro­jets agri­coles se­ront fi­nan­cées par le biais des ins­tru­ments de la fi­nance is­la­mique, à sa­voir les gé­nisses de race pure, les ma­chines à traire, les mi­ni-tanks de re­froi­dis­se­ment de lait, les tra­vaux d’amé­na­ge­ment des étables et les in­trants. La phase d’étude de fai­sa­bi­li­té du pro­jet et des conven­tions avec les par­ties pre­nantes dans le sec­teur lai­tier a été ache­vée. Le lan­ce­ment de la phase de dé­mar­rage est pré­vu avant la fin de l’an­née 2016.

Le port de Gam­marth ac­cueille­ra du 12 au 16 oc­tobre 2016 le Yacht Med Fes­ti­val ( YMD), fruit de la col­la­bo­ra­tion entre la Chambre Tu­ni­so-ita­lienne de Com­merce et le Yacht Med Fes­ti­val – Blue Tunisia - La­zio ( La­tium In­ter­na­tio­nal). L’évé­ne­ment in­édit pour­rait être l’oc­ca­sion de dé­ve­lop­per des op­por­tu­ni­tés d’af­faires et de par­te­na­riats entre les en­tre­prises de la ré­gion La­zio en Ita­lie et les en­tre­prises tu­ni­siennes dans maints sec­teurs tels que le sec­teur nau­tique, les ac­ti­vi­tés por­tuaires tou­ris­tiques et com­mer­ciales, le trans­port lo­gis­tique, l’agroa­li­men­taire, la pêche, le tou­risme, etc. Pour sa part, M. Mou­rad Fra­di, pré­sident de la Chambre Tu­ni­so-ita- lienne de Com­merce a dé­cla­ré : « Nous sommes cer­tains que cette pre­mière du Yacht Med Fes­ti­val ver­ra l’ou­ver­ture de nou­veaux ho­ri­zons sur le mar­ché magh­ré­bin à tra­vers l’ap­pui aux en­tre­prises dans leur pro­ces­sus d’in­ter­na­tio­na­li­sa­tion ». Ap­prou­vé de­puis mars 2015, ce fes­ti­val re­grou­pe­ra plus de 100 ex­po­sants et or­ga­ni­se­ra plus de 400 ren­contres B2B ain­si qu’une di­zaine de sé­mi­naires et work­shops. Pour ne pas né­gli­ger le cô­té fes­tif, il y au­ra éga­le­ment au me­nu des com­pé­ti­tions spor­tives, des défilés de mode, des ani­ma­tions pour les en­fants, une cé­ré­mo­nie d’awards et plein de spec­tacles qui fe­ront de cet évé­ne­ment un fes­ti­val spé­cial. Les membres du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de la Fé­dé­ra­tion tu­ni­sienne des agences de voyages et de tou­risme ( FTAV) ont été re­çus cou­rant sep­tembre par la mi­nistre du Tou­risme et de l’ar­ti­sa­nat, Ma­dame Sel­ma El­lou­mi Re­kik, dans le cadre d’une réunion pé­rio­dique d’in­for­ma­tion et d’échanges s’ins­cri­vant dans le cadre des bonnes re­la­tions ins­tau­rées entre la FTAV et l’ad­mi­nis­tra­tion du tou­risme. Par­mi les points stra­té­giques abor­dés, ce­lui de la si­tua­tion des agences de voyages de la ré­gion du sud-ouest dans un contexte mar­qué par une crise ex­trê­me­ment pré­oc­cu­pante pour le tou­risme sa­ha­rien. Lors de cette réunion, le pré­sident de la FTAV, M. Mo­ha­med Ali Tou­mi, a sou­mis à la mi­nistre du Tou­risme et de l’ar­ti­sa­nat une pro­po­si­tion consis­tant à mettre en place une ins­tance bi­par­tite dé­nom­mée « Ré­flexion-ac­tion » dont la mis­sion se­ra de ré­soudre avec cé­lé­ri­té les pro­blèmes né­ces­si­tant des so­lu­tions ur­gentes grâce à une struc­ture lé­gère com­po­sée à la fois de re­pré­sen­tants de l’ad­mi­nis­tra­tion du tou­risme et de la FTAV. Cette pro­po­si­tion a été ac­cep­tée par Ma­dame Sel­ma El­lou­mi Re­kik qui a ap­por­té tout son sou­tien à l’ini­tia­tive.

La so­cié­té In­no­va­tion Bu­si­ness Net­work ( IBN) et L’USAID Bu­si­ness Re­form and Com­pe­ti­ti­ve­ness Pro­ject ( USAID-BRCP) co­or­ga­nisent dans huit ré­gions une sé­rie de ren­contres bap­ti­sées « Bu­si­ness Road», sous le thème : «Les clés pour amé­lio­rer la com­pé­ti­ti­vi­té de votre en­tre­prise et ac­cé­der au mar­ché in­ter­na­tio­nal». Ces ren­contres qui ont dé­bu­té le 22 sep­tembre à Mah­dia et le 23 à Sax conti­nuent le 20 oc­tobre à Be­jà et le 21 oc­tobre au Kef pour fi­nir le 23 dé­cembre à To­zeur en pas­sant par Kai­rouan, Gaf­sa et Ga­bès. Or­ga­ni­sée sous le pa­tro­nage du mi­nis­tère de l’in­dus­trie et du Com­merce, «Bu­si­ness Road» est une ini­tia­tive sous forme d’ex­po­si­tions et de confé­rences ani­mées par des ex­perts et of­frant des so­lu­tions aux en­tre­prises, en l’oc­cur­rence les PME im­plan­tées dans les ré­gions, des ou­tils et des pro­grammes pour leur per­mettre d’amé­lio­rer leur com­pé­ti­ti­vi­té afin de faire face à la concur­rence et at­teindre de nou­veaux mar­chés na­tio­naux et in­ter­na­tio­naux. Lors de chaque es­cale ré­gio­nale, “Bu­si­ness Road” com­por­te­ra un es­pace d’ex­po­si­tion ac­cueillant 25 so­cié­tés ve­nant de toute la Tu­ni­sie pour pro­po­ser leurs ser­vices aux en­tre­prises lo­cales, un es­pace dé­dié aux confé­rences qui se­ront ou­vertes à un pu­blic pro­fes­sion­nel et ac­cueille­ront plus de 200 chefs d’en­tre­prise par ville vi­si­tée et un Bu­si­ness Hub qui com­por­te­ra les com­mo­di­tés né­ces­saires pour vos ren­contres d’af­faires. L’or­ga­ni­sa­tion de droit suisse « Meilleurs Rap­ports Qua­li­té Prix » MRQP®, ONG à but non lu­cra­tif en charge de la ré­gu­la­tion et de la dif­fu­sion du ré­fé­ren­tiel MRQP®, a pu­blié dans son der­nier rap­port en Tu­ni­sie une étude sur les pro­duits d’hy­giène. Une sé­lec­tion de pro­duits MRQP® (abré­via­tion des termes « Meilleurs Rap­ports Qua­li­té Prix ») pré­sen­tant un constat de confor­mi­té à un mo­ment don­né a été re­te­nue. Un constat dont la gé­né­ra­li­sa­tion dans le temps et l’es­pace est su­jet à ré­éva­lua­tion. Les in­for­ma­tions MRQP® sont don­nées à titre in­for­ma­tif et non com­mer­cial dans la liste ci-après ( liste non ex­haus­tive) : Ro­ja­net (sham­pooing), Ca­jo­line (as­sou­plis­sant), Di­va (as­sou­plis­sant), Li­las (ser­viettes hy­gié­niques), Best Ba­by (couches), Si­gnal (den­ti­frice), OMO Ma­tic ( la­vage ma­chine), Det ( la­vage main), Oliss (sa­von), Fa (sa­von), Sof­ty Clean ( lin­gettes bé­bé), Ko­tis ( papier hy­gié­nique), Ju­dy Vais­selle ( li­quide vais­selle), Ju­dy Net­toyant Sols & Sur­faces (net­toyant sols & sur­faces), C’fun (dé­odo­rant) et Dip­tox (in­sec­ti­cide). L’échan­tillon éva­lué ré­sulte d’une sé­lec­tion de pro­duits is­sus d’un sys­tème de pro­duc­tion in­dus­tria­li­sé, com­mer­cia­li­sé lo­ca­le­ment, avec une an­cien­ne­té et une pré­sence si­gni­fi­ca­tive sur le mar­ché. Les in­dus­triels dé­si­rant bé­né­fi­cier de l’éva­lua­tion du rap­port qua­li­té/ prix de leurs pro­duits, se­lon la mé­tho­do­lo­gie MRQP®, sont in­vi­tés à contac­ter les or­ga­nismes ha­bi­li­tés sur le­dit ré­fé­ren­tiel. A tra­vers ce pro­gramme, les consom­ma­teurs sont en me­sure de dé­te­nir une in­for­ma­tion scien­ti­fique et ob­jec­tive, leur per­met­tant de mieux faire leur choix. Les in­dus­triels, quant à eux, se dotent d’un en­semble d’in­for­ma­tions leur per­met­tant d’amé­lio­rer leurs pro­duits et leur po­si­tion­ne­ment.

Du­rant les huit pre­miers mois de 2016, le dé­fi­cit com­mer­cial a ré­gres­sé de 4% par rap­port à la même pé­riode en 2015, ce qui se­rait dû conjoin­te­ment à une amé­lio­ra­tion des ex­por­ta­tions de 1.2% et à une contrac­tion des im­por­ta­tions de 0.5% en glis­se­ment an­nuel et à prix cou­rants. A no­ter que les en­tre­prises to­ta­le­ment ex­por­ta­trices ont connu une forte ac­ti­vi­té du­rant les huit pre­miers mois de l’an­née 2016, en­re­gis­trant une aug­men­ta­tion des ex­por­ta­tions ain­si que des im­por­ta­tions, res­pec­ti­ve­ment de 12.6% et de 11.6%. Tou­te­fois, les en­tre­prises af­fi­liées au ré­gime gé­né­ral ont vu ré­gres­ser leurs ex­por­ta­tions et im­por­ta­tions res­pec­ti­ve­ment de 22.5% et 5.4%. D’une ma­nière gé­né­rale, l’aug­men­ta­tion des ex­por­ta­tions est sur­tout en­traî­née par une amé­lio­ra­tion conti­nue des ex­por­ta­tions des pro­duits phos­pha­tés, en l’oc­cur­rence l’acide phos­pho­rique. Les ex­por­ta­tions des sec­teurs des in­dus­tries mé­ca­nique et élec­trique ain­si que ce­lui du tex­tile et ha­bille­ment ont éga­le­ment conso­li­dé la ten­dance en aug­men­tant res­pec­ti­ve­ment de 13.8% et 6.9%. Néan­moins, les ex­por­ta­tions des pro­duits agri­coles et ali­men­taires ont re­cu­lé de 34%. Et pour cause, le ca­rac­tère ex­cep­tion­nel de la sai­son pré­cé­dente. Quant à la ré­duc­tion des im­por­ta­tions, elle se­rait due à une ré­duc­tion des im­por­ta­tions du sec­teur éner­gé­tique de 30% en par­tie grâce à la baisse du prix du ba­ril. Les im­por­ta­tions des pro­duits ali­men­taires, no­tam­ment des cé­réales ( blé), ont éga­le­ment di­mi­nué de 6%. En re­vanche, les im­por­ta­tions des ma­tières pre­mières phos­pha­tées ont aug­men­té. Au ni­veau géo­gra­phique, nos ex­por­ta­tions vers l’union eu­ro­péenne ont re­cu­lé de 1.4%. En ef­fet, celles des­ti­nées à l’ita­lie et l’es­pagne ont re­cu­lé res­pec­ti­ve­ment de 14.4% et 39.9%. En re­vanche, celles à des­ti­na­tion de la France et de l’al­le­magne ont aug­men­té res­pec­ti­ve­ment de 16.2% et 5.5%. Au ni­veau du Magh­reb arable, les ex­por­ta­tions ont aug­men­té de 30% vers l’al­gé­rie, et ont re­cu­lé res­pec­ti­ve­ment de14.7% et 6.1% vers la Li­bye et le Ma­roc.

Pen­dant long­temps, nous pen­sions dur comme fer que la po­tion ma­gique pour tous les pro­blèmes de la Tu­ni­sie se ré­sume en un seul mot : dé­mo­cra­tie.

Avec un gou­ver­ne­ment élu dé­mo­cra­ti­que­ment sur fond de li­ber­té d’ex­pres­sion, la Tu­ni­sie pour­rait en­ga­ger des re­struc­tu­ra­tions et des ré­formes né­ces­saires pour ac­cé­lé­rer le pro­ces­sus de dé­ve­lop­pe­ment. C’est du moins ce que nous avons TOUS cru.

Mais voi­là que, six ans après la ré­vo­lu­tion, les Tu­ni­siens dé­couvrent que la dé­mo­cra­tie est certes né­ces­saire, mais loin d’être suf­fi­sante, quand elle se li­mite à une simple ex­plo­sion des li­ber­tés. Le choc de la dé­mo­cra­tie al­lait ba­layer toutes les en­traves à l’in­ves­tis­se­ment et li­bé­rer la croissance.

Le che­min est en­core long pour mettre dé­fi­ni­ti­ve­ment le pays sur le sen­tier d’une croissance du­rable et in­clu­sive. Mais, comme di­sait Con­fu­cius, un voyage de mille lieues com­mence tou­jours par un pre­mier pas.

Afin de mettre fin à une de­mi-dé­cen­nie de désap­poin­te­ment, de stag­na­tion ou tout au plus de croissance atone, le gou­ver­ne­ment a mis en place tout un plan ayant pour but d’amor­cer la re­lance et le redressement éco­no­mique, bap­ti­sé Tunisia 2020.

La confé­rence in­ter­na­tio­nale qui se­ra or­ga­ni­sée les 29 et 30 no­vembre pro­chains à Tu­nis s’ins­crit dans cette pers­pec­tive. Elle en est même la pierre an­gu­laire.

Sont at­ten­dus à cette ma­ni­fes­ta­tion, chefs d’états, hauts res­pon­sables et pa­trons de grands groupes mon­diaux.

«Le but de la confé­rence est d’in­vi­ter le maxi­mum d’in­ves­tis­seurs pour ap­pré­cier les chan­ge­ments qui ont eu lieu en Tu­ni­sie : un nou­veau gou­ver­ne­ment d’union na­tio­nale, un nou­veau code d’in­ves­tis­se­ment, une nou­velle loi d’ur­gence éco­no­mique qui est en cours de ra­ti­fi­ca­tion au Par­le­ment, les dé­crets sur le PPP, ... Nous vou­lons leur mon­trer que nous avons ac­tuel­le­ment un en­vi-

J’ éprouve un grand hon­neur d’avoir été dé­si­gné émis­saire éco­no­mique au Royaume-uni d’une confé­rence aus­si im­por­tante que celle qui se tien­dra du 29 au 30 no­vembre, dé­diée à l’in­ves­tis­se­ment. Cette ma­ni­fes­ta­tion nous ai­de­ra à re­do­rer l’image de la Tu­ni­sie à l’échelle mon­diale. Pour re­lan­cer l’éco­no­mie, il faut ra­me­ner des in­ves­tis­seurs in­ter­na­tio­naux, mais aus­si des ob­ser­va­teurs et des ana­lystes. Mal­heu­reu­se­ment, l’image de la Tu­ni­sie a été ter­nie ces der­niers temps par le ter­ro­risme. Pour au­tant, le chan­ge­ment de gou­ver­ne­ment a don­né une nou­velle im­pul­sion et une nou­velle dy­na­mique. Il faut mettre tous les atouts de notre cô­té, mo­bi­li­ser toutes les per­sonnes ac­quises à la cause na­tio­nale et sou­cieuses d’ai­der le pays à tra­vers leurs ré­seaux et leur ca­pa­ci­té d’in­fluence. C’est un tra­vail d’équipe avec un col­lec­tif très mo­ti­vé. Nous sommes dans une dé­marche de conquête de sym­pa­thie in­ter­na­tio­nale. Nous le fai­sons avec la col­la­bo­ra­tion de l’am­bas­sade, du mi­nis­tère du dé­ve­lop­pe­ment, de l’in­ves­tis­se­ment et de la Co­opé­ra­tion in­ter­na­tio­nale, et de la Tu­ni­sian Bri­tish Cham­ber of Com­merce. Notre ob­jec­tif est d’at­ti­rer des noms d’un cer­tain ca­libre de di­vers ho­ri­zons à la Confé­rence.

Une bonne note de re­cherche écrite, par exemple, par l’éco­no­miste en chef de JP Mor­gan sur la zone ME­NA avec deux pages sur la Tu­ni­sie au­rait un très grand im­pact vu qu’elle se­ra dis­tri­buée à des mil­liers de clients de la banque par­tout dans le monde. L’ef­fet mul­ti­pli­ca­teur, dans ce cas, est très im­por­tant. Et c’est pour ce­la que nous de­vons avoir, no­tam­ment, des ana­lystes de re­nom. Il y au­ra des tour­nées d’in­for­ma­tion et de sen­si­bi­li­sa­tion à tra­vers le monde. Le Road Show de Londres, là où je ré­side, se­ra or­ga­ni­sé par la Bri­tish Arab Cham­ber of Com­merce, la FIPA et l’am­bas­sade tu­ni­sienne. Mon rôle est de faire le fol­low-up avec les par­ti­ci­pants afin d’as­su­rer que le plus grand nombre pos­sible se­ra pré­sent lors de la confé­rence. D’autres mee­tings sont pré­vus en Eu­rope, aux Etat­sU­nis et ailleurs. Ce­la est à la fois né­ces­saire et utile pour po­si­tion­ner et con­for­ter la place et l’image de la Tu­ni­sie dans le monde. La dé­ci­sion d’in­ves­tir en Tu­ni­sie dé­pend d’une com­bi­nai­son de plu­sieurs fac­teurs dont prin­ci­pa­le­ment la sé­cu­ri­té en nette amé­lio­ra­tion. Le chan­ge­ment du gou­ver­ne­ment est per­çu par de nom­breux in­ves­tis­seurs in­ter­na­tio­naux comme étant un signe po­si­tif. Rai­son pour la­quelle la Confé­rence tien­dra toutes ses pro­messes.

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