Quelles sont vos pré­vi­sions en termes de ren­ta­bi­li­té sur la BHCI ?

Le Manager - - Decryptage -

L’étude réa­li­sée a mon­tré une ren­ta­bi­li­té cer­taine à moyen terme. La BH met­tra en place son sa­voir-faire pour la réus­site de cette opé­ra­tion.

Notre prin­ci­pal ob­jec­tif est de ren­for­cer notre pré­sence et d’étendre l’ex­pé­rience, pour­quoi pas, vers d’autres pays là où le po­ten­tiel existe. La BH a ac­quis une ex­per­tise de taille qui lui per­met au­jourd’hui de se po­si­tion­ner en tant qu’as­sis­tant tech­nique ac­com­pa­gnant des banques dans plu­sieurs pays. Au­jourd’hui, Shel­ter Afrique oriente sys­té­ma­ti­que­ment ses membres vers la BH en cas de be­soin de créa­tion ou d’as­sis­tance tech­nique. Nous avons dé­jà à notre ac­tif plu­sieurs opé­ra­tions d’as­sis­tance tech­nique en Afrique sub­sa­ha­rienne. Nous sommes en contact avec d’autres pays soit pour l’as­sis­tance tech­nique soit pour des in­ves­tis­se­ments en ca­pi­tal dans des banques spé­cia­li­sées es­sen­tiel­le­ment dans le do­maine de l’ha­bi­tat so­cial. Par exemple, au Tchad, une conven­tion de par­te­na­riat et d’as­sis­tance tech­nique est en cours.

Pe­tro­gas offre plus qu’un pro­duit ou ser­vice, elle offre jus­te­ment toute une va­leur ajou­tée à ses clients. L’in­té­gra­tion de so­lu­tions de pro­cess est un mé­tier à part en­tière, parce qu’au­jourd’hui, une en­tre­prise n’a pas be­soin d’être un fa­bri­cant de tous les équi­pe­ments, on peut in­té­grer des équi­pe­ments dé­jà fa­bri­qués, les mon­ter en­semble, afin de sa­tis­faire aux be­soins spé­ci­fiques du client.

Ain­si, la va­leur ajou­tée de Pe­tro­gas ré­side dans le sa­voir-faire par rap­port aux be­soins des clients. Ce­la offre ain­si des so­lu­tions per­son­na­li­sées ou en­core cus­to­mi­sées.

Co­opé­ra­tion et du Dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique et gé­ré par la GIZ, en col­la­bo­ra­tion avec le mi­nis­tère de l’in­dus­trie et du Com­merce.

Le pro­jet contient deux axes d’in­ter­ven­tion : le pre­mier consiste en la pro­mo­tion de la créa­tion d’en­tre­prises dans les ré­gions de l’in­té­rieur. Le pro­jet vise à ap­por­ter un ap­pui et à of­frir un ser­vice post-créa­tion dans ces ré­gions où le taux d’en­tre­prises mort-nées est éle­vé. Concer­nant la sé­lec­tion des pro­mo­teurs à ac­com­pa­gner dans la réa­li­sa­tion de leurs pro­jets, elle se fait via les sa­lons et les ren­contres, ain­si qu’à tra­vers 6 com­mis­sions ré­gio­nales. Ces der­nières se­ront pro­chai­ne­ment mises en place dans dix gou­ver­no­rats sup­plé­men­taires. Cet ac­com­pa­gne­ment est com­plé­té par un mé­ca­nisme qui per­met d’ac­cor­der des fonds aux pro­jets en dif­fi­cul­té afin de pou­voir, par exemple, ac­qué­rir du ma­té­riel ou de la ma­tière pre­mière.

Quant au deuxième axe, il consiste en l’offre de conseil du­rant la pé­riode post-créa­tion. Ce pro­jet se­ra dé­ployé à une échelle ré­gio­nale, vu que chaque ré­gion dis­pose de son propre éco­sys­tème et sa propre spé­ci­fi­ci­té. Ain­si, deux pro­jets pi­lotes ont été lan­cés à Sfax, pour ti­rer pro­fit de l’éco­sys­tème dé­jà en place dans la ré­gion, et à Kai­rouan, au centre du pays. Ini­tiée par la fi­lière tu­ni­sienne de l’as­so­cia­tion al­le­mande En­pact, Star­tup Haus a été créée en 2016. Ce co­wor­king space est le point fo­cal d’une com­mu­nau­té di­ver­si­fiée de star­tups aux dif­fé­rents stades d’avan­ce­ment. Ce mel­ting-pot a pour ob­jec­tif de créer des sy­ner­gies entres ses membres.

Star­tup Haus tra­vaille éga­le­ment pour mettre les jeunes en­tre­pre­neurs en contact avec les dif­fé­rents La fon­da­tion est ac­tive sur plu­sieurs fronts en Tu­ni­sie, dont la dé­cen­tra­li­sa­tion et, prin­ci­pa­le­ment, l’en­tre­pre­neu­riat. Pour ce faire, elle dis­pose de plu­sieurs par­te­naires éco­no­miques dis­sé­mi­nés dans le pays, tels que L’IACE et le mi­nis­tère des Tech­no­lo­gies. L’un de ses pro­jets, en­ta­mé en 2016, est réa­li­sé en par­te­na­riat avec En­pact vi­sant à ins­tau­rer un éco-shield au pro­fit des star­tup­pers.

La fon­da­tion oeuvre éga­le­ment avec l’eco­no­miste Magh­ré­bin pour la réa­li­sa­tion d’une étude sur la tran­si­tion éco­no­mique vers le monde di­gi­tal ain­si que sur l’éco­sys­tème en­tre­pre­neu­rial en Tu­ni­sie.

La Fon­da­tion Frie­drich Nau­mann est aus­si un par­te­naire clé dans les pré­pa­ra­tifs de la pro­chaine édi­tion du prix de la Femme En­tre­pre­neure or­ga­ni­sé par Le Ma­na­ger.

Le pro­gramme Start’act

De­vant une as­sis­tance triée sur le vo­let et com­po­sée de cinq in­ves­tis­seurs en ca­pi­tal, plus de vingt in­ves­tis­seurs pro­vi­den­tiels et une dou­zaine de men­tors et d’ex­perts, les Car­thage Bus s An­gels ont su s’en­tou­rer des plus grandes poin­tures dans le do­maine des star­tups afin d’of­frir à leurs « pro­té­gés » le meilleur ac­com­pa­gne­ment pos­sible.

Cette pre­mière édi­tion a re­grou­pé plus de 60 can­di­da­tures pour seule­ment onze star­tups re­te­nues avec un bud­get de plus de 50.000 DT par star­tup. Le but de Start’act est ici de fa­vo­ri­ser l’avè­ne­ment d’une nou­velle éco­no­mie ba­sée sur l’in­no­va­tion et la créa­ti­vi­té. Pour ce­la, une in­cu­ba­tion ( Wi­ki Start up) et un sui­vi per­son­na­li­sé sont pro­po­sés à chaque en­ti­té et en­globent di­vers vo­lets : fi­nan­ce­ment, for­ma­tion et as­sis­tance tech­nique.

M. Mond­her Khan­fir, CEO à Wi­ki Star­tup, a ex­pri­mé, lors de ce ras­sem­ble­ment, l’am­bi­tion de l’in­cu­ba­teur

Lau­réats de l’édi­tion 2016

C’est dans une am­biance bon en­fant que les dif­fé­rents can­di­dats sé­lec­tion­nés ont pré­sen­té leurs pro­jets. A tour de rôle, cha­cun a eu droit à son lot de ques­tions de la part de l’as­sis­tance. A l’is­sue de ce dé­fi­lé d’in­gé­nio­si­té 100% tu­ni­sienne, les cartes de vi­site et les contacts se sont échan­gés dans un flux de con­ver­sa­tions et de ren­contres des plus en­ri­chis­santes.

Le pre­mier en piste a pro­po­sé une ap­pli­ca­tion ré­vo­lu­tion­naire pour les consom­ma­teurs que nous sommes. BOBBLI est une ap­pli­ca­tion mo­bile qui per­met ins­tan­ta­né­ment la dé­cou­verte et l’achat de pro­duits vus dans des films et sé­ries à l’ins­tant même du vi­sion­nage. Une stan­ding ova­tion pour Zied Jal­lou­li qui a su se dé­mar­quer avec cette idée de gé­nie.

Par la suite, nous avons dé­cou­vert la pre­mière pla­te­forme Big Da­ta dans le do­maine de la san­té en Afrique et dans la ré­gion ME­NA : j’ai nom­mé HIPPOCRATE, une pla­te­forme qui per­met de col­lec­ter la da­ta au­près de mé­de­cins et de la pro­po­ser ano­ny­me­ment aux la­bo­ra­toires phar­ma­ceu­tiques. Un échange qui se veut construc­tif pour les deux par­ties, per­met­tant ain­si l’aug­men­ta­tion de leurs

Si ces der­nières an­nées nous ont bien ap­pris une chose, c’est de lut­ter contre un car­can éco­no­mique qui com­mence à pe­ser lour­de­ment sur l’ave­nir du pays. Dans un conti­nuel es­prit d’in­no­va­tion et de créa­ti­vi­té, la Crea­tive Bu­si­ness Cup, or­ga­ni­sée par L’IACE, a clô­tu­ré ce mer­cre­di 21 sep­tembre sa qua­trième édi­tion, of­frant à l’un des plus ta­len­tueux en­tre­pre­neurs, l’hon­neur de re­pré­sen­ter la Tu­ni­sie lors de la fi­nale mon­diale à Co­pen­hague.

Fa­rès Ben Soui­lah a don­né le ton à une cé­ré­mo­nie haute en créa­ti­vi­té. La té­na­ci­té, la per­sé­vé­rance et la force de per­sua­sion ont été les atouts ma­jeurs des fi­na­listes na­tio­naux qui se sont suc­cé­dé de­vant un ju­ry trié sur le vo­let. Dix mi­nutes pour un speech, en an­glais s’il vous plait ! Et cinq mi­nutes pour une sé­rie de ques­tions- ré­ponses entre le can­di­dat et le ju­ry, au­tant vous dire une ex­pé­rience unique en son genre pour ces jeunes en­tre­pre­neurs fraî­che­ment sor­tis des bancs de l’école.

L’as­sis­tance a pu ad­mi­rer pen­dant plus d’une heure les dif­fé­rentes

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