Quelles com­pé­tences pour les ma­na­gers de de­main ? Nous vi­vons à l’ère de l’ins­tan­ta­néi­té, où l’in­for­ma­tion fait le tour du monde en à peine un clic.

Le Manager - - Decryptage -

Pour sa pre­mière ren­trée, L’ES­PRIT School of Bu­si­ness a re­vê­tu l’ha­bit de l’in­no­va­tion en or­ga­ni­sant une table ronde in­ti­tu­lée « quelles com­pé­tences pour quels ma­na­gers à l’heure de la tran­si­tion di­gi­tale ». Une oc­ca­sion de faire le point sur les at­tentes et les exi­gences qui guettent le ma­na­ger de de­main. A cette oc­ca­sion, l’école a convié des plus grandes poin­tures de l’uni­vers ma­na­gé­rial tu­ni­sien. Lors de son al­lo­cu­tion in­tro­duc­tive, Mo­ha­med Jaoua, Ma­na­ging Di­rec­tor a re­mis en cause le mo­dèle d’or­ga­ni­sa­tion ver­ti­cale de l’en­tre­prise et a af­fir­mé l’émer­gence d’une nou­velle or­ga­ni­sa­tion et de nou­veaux pa­ra­digmes.

L’ac­cent a été mis sur l’im­por­tance du nu­mé­rique dans le pro­grès hu­main et dans le trans­fert de connais­sance. Ce qui était in­ima­gi­nable d’an­tan, est au­jourd’hui pos­sible. Nous vi­vons à l’ère de l’ins­tan­ta­néi­té, où l’in­for­ma­tion fait le tour du monde en à peine un clic. Les pro­grès que nous ac­com­pli­rons ces cin­quante pro­chaines an­nées se­ront plus im­por­tants que tout ce qui a été ac­com­pli au­pa­ra­vant. Un élan de pro­grès et de dé­cou­verte que Mon­sieur Noo­mane Feh­ri, an­cien mi­nistre des tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion a qua­li­fié de « Tsu­na­mi di­gi­tal». En s’adres­sant aux fu­turs ma­na­gers, mon­sieur Feh­ri a vou­lu va­lo­ri­ser les ac­quis de cha­cun. Une fa­çon pour lui d’en­cou­ra­ger les étu­diants dans cette voie em­bu­chée qu’est celle de la créa­tion : « vous êtes en train de vivre un mo­ment his­to­rique dans l’his­toire de l’hu­ma­ni­té, cette nou­velle ré­vo­lu­tion nu­mé­rique est en­train de maxi­mi­ser l’en­tro­pie de ce monde en ren­dant chaque être hu­main un dieu en soit. »

Sur cette même vi­sion trans­for­ma­tion­nelle du monde, une ré­flexion au­tour de l’as­pect évo­lu­tif des mé­tiers a été abor­dée. A ce titre, l’exemple de Air BNB et d’uber a été plu­sieurs fois ci­té mon­trant la dé­ma­té­ria­li­sa­tion de l’en­tre­prise et son im­mer­sion to­tale dans l’uni­vers du di­gi­tal. A l’heure où la plus grande en­tre­prise de «taxi» au monde est une en­tre­prise qui ne pos­sède au­cun vé­hi­cule, le monde du ma­na­ge­ment ne s’en trouve qu’ébran­lé. Faut-il alors in­no­ver pour ré­pondre à un be­soin ou bien pour en créer un. De­nis La­pert, an­cien di­rec­teur de Té­lé­com (école de ma­na­ge­ment) a dé­cla­ré pour sa part : « l’ubé­ri­sa­tion de la so­cié­té se ré­pand de plus en plus afin de ré­pondre à des be­soins nou­veaux, ceux créés par les ma­na­gers afin de de­ve­nir une nou­velle né­ces­si­té pour les consom­ma­teurs».

Le gé­nie du ma­na­ger n’est autre que sa ma­nière de ré­agir sur ces be­soins an­ti­ci­pés: être à l’écoute du consom­ma­teur, guet­ter le moindre be­soin, de­ve­nir en somme un vé­ri­table so­cio­logue. Pour ce­la un en­semble de dis­po­si­tions sont né­ces­saires au fu­tur ma­na­ger : une ca­pa­ci­té d’écoute et d’at­ten­tion et une grande cu­rio­si­té des su­jets d’ac­tua­li­té mais sur­tout une mai­trise qua­si par­faite des langues no­tam­ment l’an­glais. Ces skills doivent être in­té­grés dès le ni­veau pri­maire, in­ci­tant ain­si les pé­da­gogues à ne plus suivre l’exemple désuet des « écoles co­ra­niques », mais à en­cou­ra­ger l’échange de connais-

Le Sa­lon na­tio­nal de l’etu­diant, de la For­ma­tion pro­fes­sion­nelle et de l’em­ploi, bap­ti­sé For­mat-ex­po, a ou­vert ses portes les 8 et 9 sep­tembre der­nier au siège de L’UTI­CA afin d’y ac­cueillir pro­fes­sion­nels et jeunes élèves, étu­diants et di­plô­més. Or­ga­ni­sé par l’in­ter­na­tio­nal Fairs & Ex­hi­bi­tions Cen­ter, sous le pa­tro­nage du mi­nis­tère de la For­ma­tion Pro­fes­sion­nelle et de l’em­ploi, en col­la­bo­ra­tion avec L’ATFP, l’ob­jec­tif du sa­lon For­mat-ex­po était d’of­frir un es­pace d’échanges. Plu­sieurs confé­rences ont été don­nées à cet ef­fet. Jeunes et pa­rents ont af­flué au sa­lon dont la salle d’ex­po­si­tion abri­tait les stands des pro­fes­sion­nels, re­cru­teurs et for­ma­teurs.

Des uni­ver­si­tés pri­vées, des banques et ins­ti­tuts de fi­nan­ce­ment, des en­tre­prises ain­si que des centres de for­ma­tion pu­blics et pri­vés ont ex­po­sé du­rant les deux jours du sa­lon. Un échange a ain­si été éta­bli avec les vi­si­teurs, leur of­frant des pers­pec­tives de tra­vail et de for­ma­tion, du moins les orien­tant vers cer­tains choix pro­fes­sion­nels. Des ex­po­sants ont aus­si pro­fi­té du sa­lon afin de re­cru­ter. La re­pré­sen­tante com­mer­ciale de Tu­nis Call Cen­ter, Nes­rine Daa­bouch,, ex­po­sante, nous té­moigne avoir re­çu en ef­fet plu­sieurs CV in­té­res­sants du­rant les deux jours du sa­lon. Ils ne sont néan­moins pas nom­breux puisque le nombre est le même ce que le call cen­ter re­çoit au quo­ti­dien.

Le re­pré­sen­tant d’ad­van­cia Trai­ning Cen­ter, in­for­ma­tique, ma­na-

Une confé­rence de presse sur le thème « La for­ma­tion dans le sec­teur tou­ris­tique et hô­te­lier. Les dif­fé­rentes spé­cia­li­tés dans les centres de for­ma­tion (ONTT) » s’est te­nue en marge du Sa­lon For­mat-ex­po. Le confé­ren­cier, ges­tion­naire en for­ma­tion hô­te­lière et tou­ris­tique, Taou­fik Ham­zaoui a par­lé des pers­pec­tives d’em­bauche dans le sec­teur tou­ris­tique sou­li­gnant : « Au­jourd’hui, on parle sou­vent de la crise dans le sec­teur tou­ris­tique, ac­cen­tuée par les at­ten­tats jus­qu’ici per­pé­trés. Néan­moins, Taou­fik Ham­zaoui pré­cise lors de la confé­rence de presse : « L’em­ploi existe mais reste lié à la na­ture du tou­risme di­ver­si­fié et nous comp­tons des hô­tels par­tout en Tu­ni­sie et non pas uni­que­ment dans les zones cô­tières. Il existe aus­si des contrats de quelques mois par exemple, du tra­vail sai­son­nier. Les jeunes di­plô­més des centres de for­ma­tion de­vraient ac­cep­ter de com­men­cer par ce­la. Même si ce n’est pas du­rable certes mais ce­la compte dans leur CV, leur donne de l’ex­pé­rience et leur ou­vri­ra les portes pour un tra­vail per­manent. ».

Il a mis l’ac­cent non seule­ment sur la for­ma­tion don­née dans les centres de L’ONTT, mais éga­le­ment sur le sui­vi ef­fec­tué lors des stages. Trois vi­sites sont en ef­fet ren­dues aux éta­blis­se­ments dans les­quels les étu­diants for­més ef­fec­tuent leur stage. Les for­ma­teurs tentent par ces vi­sites d’ai­der les sta­giaires dans leur in­té­gra­tion dans les éta­blis­se­ments. « Nous in­ter­ve­nons par­fois pour mu­ter l’étu­diant quand l’in­té­gra­tion ou l’adap­ta­tion s’avèrent im­pos­sibles pour le sta­giaire », a sou­li­gné Taou­fik Ham­zaoui.

La ques­tion de la qua­li­té de la for­ma­tion s’est po­sée lors de la confé­rence. Peut- on faire confiance au ni­veau de for­ma­tion of­fert par les centres pri­vés ? Oui, se­lon les in­ter­ve­nants et le confé­ren­cier. La for­ma­tion est de la même du­rée et qua­li­té pour les deux. Les en­sei­gnants dans les centres pri­vés sont di­plô­més des Tou­jours dans le cadre du sa­lon, l’ame­ri­can Uni­ver­si­ty, re­pré­sen­tée par le confé­ren­cier Mah­di Ma­ch­hout, a don­né une confé­rence de presse afin de par­ler de la pé­da­go­gie amé­ri­caine uni­ver­si­taire qui a pour but de pré­pa­rer l’étu­diant à l’in­ser­tion pro­fes­sion­nelle. Se­lon Mah­di Ma­ch­hout, l’en­sei­gne­ment amé­ri­cain ap­porte une va­leur ajou­tée se ré­su­mant en trois points : connais­sances, com­pé­tences et at­ti­tude alors que l’en­sei­gne­ment clas­sique se li­mite à l’ap­pren­tis­sage et aux connais­sances. « Une tête bien faite et non une tête pleine » semble ain­si être la de­vise de l’ame­ri­can Uni­ver­si­ty, re­flet de l’en­sei­gne­ment amé­ri­cain. Ce der­nier se base sur le dé­ve­lop­pe­ment de l’es­prit cri­tique et de la ca­pa­ci­té ana­ly­tique, ain­si que sur l’éthique et la proac­ti­vi­té. Le confé­ren­cier pré­cise par ailleurs que l’en­sei­gne­ment en Tu­ni­sie «de­vrait faire par­ti­ci­per les en­tre­prises qu’elles soient tu­ni­siennes ou étran­gères opé­rant en Tu­ni­sie dans l’éla­bo­ra­tion des pro­grammes pour qu’ils ré­pondent aux be­soins du mar­ché du tra­vail».

Une fois l’étu­diant di­plô­mé, ce­la coûte à l’en­tre­prise de le for­mer pour qu’il soit « ren­table ». Ain­si, elle pré­fère em­bau­cher des jeunes ayant dé­jà eu une ex­pé­rience pro­fes­sion­nelle ailleurs. Or ce­la en­ferme le di­plô­mé dans un cercle de re­fus d’em­bauche.

Au­jourd’hui l’ame­ri­can Uni­ver­si­ty qui est à sa deuxième an­née en Tu­ni­sie offre des di­plômes en comp­ta­bi­li­té en col­la­bo­ra­tion avec l’ordre des Ex­perts Comp­tables et avec la com­pa­gnie na­tio­nale des comp­tables, en comp­ta­bi­li­té et contrôle au­dit, en fi­nance et ar­bi­trage in­ter­na­tio­nal en co­opé­ra­tion avec le Conseil des Juges In­ter­na­tio­naux. L’avan­tage ne ré­side pas seule­ment en ces di­plômes, mais aus­si en la pos­si­bi­li­té d’ef­fec­tuer des stages ré­mu­né­rés à l’échelle in­ter­na­tio­nale et na­tio­nale.

Dis­po­sant de deux éta­blis­se­ments, l’ame­ri­can Uni­ver­si­ty s’ap­prête à éri­ger un cam­pus sur une su­per­fi­cie de 66 hec­tares conte­nant 11 dé­par­te­ments et ayant une ca­pa­ci­té d’ad­mis­sion de 10 000 à 15 000 étu­diants. Ce­la crée­ra 1000 nou­veaux postes d’em­ploi. Des bourses d’études se­ront ac­cor­dées aux élèves brillants ori­gi­naires des ré­gions de l’in­té­rieur afin qu’ils re­joignent l’uni­ver­si­té amé­ri­caine et qu’ils y ef­fec­tuent leur cur­sus uni­ver­si­taire.

dans ce nou­veau monde phy­gi­tal (ce terme vous est de­ve­nu fa­mi­lier) en as­su­rant la tran­si­tion entre les deux uni­vers phy­sique et di­gi­tal ou ce qu’on ap­pelle au­tre­ment On­line pour de­si­gner : site web, ap­pli­ca­tion mo­bile , borne tac­tile , voi­ture connec­tée. Of­fline comme : bou­tique phy­sique, point de re­lais, pop-up store. Pour­tant, cette li­mite ou la fron­tière entre ces deux modes du On­line et Of­fline n’est plus aus­si simple à tra­cer ni à dé­fi­nir comme c’était le cas il ya quinze ans où il y avait deux mondes: un monde cy­ber in­for­ma­tique que seuls les Geeks (d’ap­pa­rence un peu bi­zarre à l’époque) com­pre­naient à tra­vers leurs grandes lu­nettes d’in­tel­lec­tuels et l’autre monde or­di­naire sé­pa­ré dans le­quel le terme In­ter­net est mis en­core entre guille­mets ou n’est pas en­core simple à di­gé­rer ! Alors qu’au­jourd’hui on as­siste à la nais­sance de l’ère du ma­ga­sin aug­men­té : bornes in­ter­ac­tives, écrans tac­tiles et ro­bots hu­ma­noïdes vous ac­cueillent, vous guident et font de l’ani­ma­tion tout au long de votre par­cours dans le ma­ga­sin pour créer une ex­pé­rience d’achat per­son­nelle et in­édite.

A l’ins­tar de Wai­trose, l’en­seigne bri­tan­nique de su­per­mar­chés, qui a ou­vert le mois der­nier son pre­mier ma­ga­sin ca­sh­less, il n’ac­cepte, comme son nom l’in­dique, que les paie­ments élec­tro­niques par mo­bile ou bien par carte ban­caire. Mé­rite d’être ci­tée aus­si l’in­no­va­tion par ex­cel­lence « Click & Cap­sule » de l’en­seigne de lin­ge­rie Un­diz, ap­par­te­nant au groupe Etam, qui a créé un concept phy­gi­tal in­édit en lan­çant une bou­tique ori­gi­nale per­met­tant au client de re­ce­voir sa com­mande dans une cap­sule : le client com­mande de­puis des bornes in­ter­ac­tives ins­tal­lées aux quatre coins de Il ne faut ja­mais ou­blier qu’au cours du pro­ces­sus d’achat, le client n’est qu’un hu­main (jus­qu’à preuve du contraire !) qui veut vivre son ex­pé­rience et avoir un vrai mo­ment de plai­sir. Son ma­ga­sin aug­men­té doit trou­ver un sens à son ex­pé­rience d’achat et même s’il n’exis­tait pas il fau­drait in­ven­ter ce sens. A l’ins­tar d’uni­q­lo, l’en­seigne ja­po­naise du tex­tile, après avoir ren­du ses bou­tiques ul­tra-connec­tées, est pas­sée l’an­née der­nière à la vi­tesse su­pé­rieure du E-com­merce du sens et des sen­sa­tions en ou­vrant en Aus­tra­lie une bou­tique of­frant au client les vê­te­ments les mieux adap­tés à son hu­meur grâce à un casque ana­ly­sant ins­tan­ta­né­ment son émo­tion du mo­ment ! Les marques pres­ti­gieuses de prêt-à-por­ter uti­lisent les mi­roirs connec­tés aux smart­phones de leurs clients et des ca­bines d’es­sayage in­ter­ac­tives in­tel­li­gentes afin de va­li­der di­rec­te­ment les vê­te­ments choi­sis, exac­te­ment se­lon leur mor­pho­lo­gie et de payer di­rec­te­ment avec son té­lé­phone ou sur les lec­teurs de carte ban­caire sans caisse ni queue. Adieu les longues files d’at­tente dans les bou­tiques. En Co­rée du Sud, une marque spé­cia­li­sée dans le ma­quillage offre la pos­si­bi­li­té à sa clien­tèle fé­mi­nine de rê­ver, le temps de la vi­site de la bou­tique, comme si elle était un man­ne­quin : elle peut faire car­ré­ment un dé­fi­lé de mode avec une es­trade, des spots lu­mi­neux, et un ma­quilleur pro­fes­sion­nel à sa dis­po­si­tion; une vraie star. Sans ou­blier ce qu’a fait Ama­zon de fo­lie en an­ti­ci­pant de vous li­vrer des pro­duits avant que vous ne les ayez com­man­dés ni même y avoir pen­sé, et ce, grâce un sys­tème mis en place ca­pable de de­vi­ner les com­por­te­ments de ses clients, de pré­voir leurs en­vies et leurs pro­bables fu­turs achats.

L’in­gé­rence dans nos vies pri­vées, l’uti­li­sa­tion peu claire et obs­cure des nos don­nées « Big Da­ta Wat­ching you » (su­jet dé­taillé dans l’ar­ticle du N°220), la ré­vo­lu­tion dans les sciences cog­ni­tives, l’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle et cette ca­pa­ci­té dé­ve­lop­pée des ma­chines à connaître et pré­dire nos dé­si­rs (à but com­mer­cial comme si la fin jus­ti­fie les moyens !) nous laisse per­plexes au de­gré de ma­ni­pu­la­tion et au vrai sens de la vie ! Sur­tout si l’on prend à la lettre la ci­ta­tion du Mé­ca­no­po­lis, ci­té de l’ave­nir: « Nous vous l’avions bien dit, ça de­vait ar­ri­ver : à force de pro­duire des ma­chines pour vous ser­vir, vous êtes de­ve­nus vous-mêmes les es­claves de vos ins­tru­ments ».

on­nais­sez-vous le nom de la ville tu­ni­sienne que l’on qua­li­fie de la « Ve­nise afri­caine »? Ré­ponse : Bi­zerte. Sans doute parce que nulle autre ag­glo­mé­ra­tion tu­ni­sienne (136 000 ha­bi­tants se­lon le re­cen­se­ment de 2014) ne vit en sym­biose avec l’eau qui fait de­puis tou­jours par­tie de son en­vi­ron­ne­ment. Bor­dée par la mer Mé­di­ter­ra­née, au nord et à l’est, et par deux lacs dont l’un porte son nom, l’ac­cès à Bi­zerte se fait en grande par­tie par un pont mo­bile. Cons­truit entre 1978 et 1980, ce pont per­met d’ap­pro­vi­sion­ner la ville en de nom­breux pro­duits. Même si l’an­cienne Akra, la Phé­ni­cienne, com­mu­ni­qua avec le conti­nent afri­cain par une route en pas­sant par Ma­teur et Tin­ja.

Bi­zerte a une vieille his­toire avec les ponts. Les Fran­çais ont cons­truit, en 1898, un pont trans­bor­deur qui est res­té en place jus­qu’à 1909. Et un autre pont est au pro­gramme pour mieux flui­di­fier la cir­cu­la­tion des ha­bi­tants de Bi­zerte. Dont une

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