D

Le Manager - - Décryptage Actu De Mois -

urant cette der­nière dé­cen­nie, les ha­ckers ini­tia­le­ment joueurs sont réel­le­ment mon­tés en com­pé­tences pour se li­vrer à des at­taques so­phis­ti­quées. Plus ré­cem­ment l’an­née 2017, et pro­ba­ble­ment l’an­née 2018, les cy­ber­crimes visent aus­si bien les ac­tifs in­for­ma­tion­nels que les pro­cess de l’en­tre­prise. La né­ces­si­té de mettre en place une gou­ver­nance d’un sys­tème d’in­for­ma­tion im­pli­quant les dé­ci­deurs n’est plus à dé­mon­trer. « Il faut plus qu’une mise en place d’une struc­ture mais adop­ter une dé­marche réelle avec des re­vues et des rap­ports pé­rio­diques », a dé­cla­ré Elyes Khé­mi­ri, au­di­teur en sé­cu­ri­té in­for­ma­tique cer­ti­fié par L’ANSI. Se ba­sant sur une étude éta­blie entre 2005 et 2010, il avance que 40% des 40 ins­ti­tu­tions son­dées (15 banques et 25 or­ga­nismes entre in­ter­mé­diaires, as­su­rances, lea­sing et so­cié­tés co­tées) pos­sèdent un ma­nuel de sé­cu­ri­té for­mel qui est ap­pli­qué. il at­teste que le plus im­por­tant est d’éta­blir une éva­lua­tion pé­rio­dique et des au­dits de confor­mi­té et d’im­plé­men­ta­tion du ma­nuel de sé­cu­ri­té. « Pour la norme ISO 27001, Il ne suf­fit pas de dis­po­ser d’un ma­nuel de sé­cu­ri­té, il faut qu’il soit ap­prou­vé par le co­mi­té de sé­cu­ri­té et le co­mi­té stra­té­gique, c’set à dire les or­ganes dé­ci­sion­nels de l’en­tre­prise », in­siste –t-il. Il est im­por­tant pour Elyes Khe­mi­ri de se si­tuer

Bi­lel Sah­noun

par rap­port à la norme ISO 27002 pour iden­ti­fier la pos­si­bi­li­té de rattrapage, bref éva­luer com­bien se­ra long le che­min !

Sé­cu­ri­ser quoi ? L’in­for­ma­tion est in­dé­nia­ble­ment l’in­trant des décisions, sa sé­cu­ri­té est alors un ou­til stra­té­gique dans l’en­tre­prise. La sé­cu­ri­té de l’in­for­ma­tion doit ga­ran­tir tous les sup­ports qui hé­bergent l’in­for­ma­tion qu’ils soient ma­té­riels, pro­gi­ciels, base de don­nées, ap­pli­ca­tion mé­tier ou même le com­por­te­ment de l’uti­li­sa­teur. Ce­lui-ci peut avoir la la­ti­tude de chan­ger ou de ré­vé­ler l’in­for­ma­tion. « Même l’im­pri­mante est un ac­tif in­for­ma­tion­nel, au­quel il faut lui at­tri­buer un mot de passe, sans ou­blier l’im­por­tance de mettre en place une po­li­tique de ges­tion des sup­ports amo­vibles » a pré­ci­sé Mou­rad Ouer­diane, au­di­teur tierce par­tie ISO 27001 AFNOR. Il sou­ligne que tous les risques af­fé­rant à la triade de la sé­cu­ri­té de l’in­for­ma­tion à sa­voir la confi­den­tia­li­té, la dis­po­ni­bi­li­té et l’in­té­gri­té doivent être gé­rés. Ja­mais anéan­tis mais at­té­nués. Et d’ajou­ter que « 75% des at­taques ont été ef­fec­tuées par le per­son­nel de l’en­tre­prise, no­tam­ment ceux qui dis­posent des codes d’ac­cès ». Il a af­fir­mé l’im­por­tance de gar­der la tra­ça­bi­li­té. « Il est pri­mor­dial de mettre en place des dis­po­si­tions de back of­fice. Ain­si toute les opé­ra­tions sont tra­cées pour an­ti­ci­per et re­mé­dier Des re­tom­bées bu­si­ness dites-vous ? Sé­cu­ri­ser ces don­nées c’est dé­jà u ob­jec­tif en soi, d’après Mou­rad Ouer­diane. A cet ef­fet, il convient d’abord d’iden­ti­fier les risques as­so­ciés et de les hié­rar­chi­ser en fonc­tion de leur im­pact. Re­vient en­suite au res­pon­sable d’ac­cep­ter ou de trans­fé­rer le risque. C’est dire que l’in­for­ma­tion au­quel est af­fé­ré ce risque peut pro­ve­nir d’un client. La sé­cu­ri­ser re­vient à ren­for­cer la confiance du client, amé­lio­rer la re­la­tion et l’image de marque de la so­cié­té. la sé­cu­ri­té peut se ré­vé­ler un ar­gu­ment com­mer­cial. Pour abon­der dans le même sens, Kais Zan­gar af­firme à tra­vers un re­tour sur l’ex­pé­rience de la cer­ti­fi­ca­tion ISO 27001 de la SFBT que celle –ci dé­note une bonne gou­ver­nance et une an­ti­ci­pa­tion par rap­port aux risques liés à la trans­for­ma­tion di­gi­tale oeu­vrant à forte al­lure. La cer­ti­fi­ca­tion est en quelques sortes une ga­ran­tie pour ne pas bais­ser la ca­dence et être en si­tua­tion de vi­gi­lance conti­nue. Le ré­sul­tat s’est vite res­sen­ti sur les re­la­tions qu’ils dé­tiennent avec leurs par­ties pre­nantes. Zan­gar a éga­le­ment af­fir­mé que suite à la dé­marche de cer­ti­fi­ca­tion, la SFBT a pu réa­li­ser des éco­no­mies de coûts. Entre 2013 et 2017, la consom­ma­tion d’in­ter­net a chu­té de 86% et les in­ci­dents de sé­cu­ri­té du sys­tème d’in­for­ma­tion ont bais­sé de 92%.

Cette an­née, la Tu­ni­sie est le pays phare du pro­jet «Ita­lie, Cultures,

Mé­di­ter­ra­née», un pro­gramme de pro­mo­tion in­té­grée ini­tié par le Mi­nis­tère Ita­lien des Af­faires étran­gères et de la Coo­pé­ra­tion In­ter­na­tio­nale et réa­li­sé, en 2018, dans les pays du MoyenO­rient, de l’afrique du Nord et du Golfe. Ce pro­jet lan­cé dans le cadre de l’an­née eu­ro­péenne du pa­tri­moine cultu­rel as­so­cie tra­di­tion, in­no­va­tion et créa­ti­vi­té et trouve dans l’échange et dans la va­lo­ri­sa­tion des di­verses iden­ti­tés cultu­relles et so­ciales les ins­tru­ments né­ces­saires pour conso­li­der et ren­for­cer le dia­logue entre les Pays ri­ve­rains de la Mé­di­ter­ra­née. Ecoute, dia­logue, co-créa­tion, conta­mi­na­tion po­si­tive sont les mots-clés du pro­gramme al­liant art, pho­to­gra­phie, mu­sique, théâtre, danse, in­dus­tries cultu­relles et créa­tives, langues, nou­velles fron­tières tech­no­lo­giques et sciences. Au pro­gramme, des spec­tacles, ex­po­si­tions et for­ma­tions qui com­men­ce­ront le 22 fé­vrier 2018 et se pour­sui­vront jus­qu’en dé­cembre 2018, à tra­vers une ap­proche co­opé­ra­tive entre les ins­ti­tu­tions ita­liennes et tu­ni­siennes, en par­ti­cu­lier le Théâtre Na­tio­nal Tu­ni­sien, le Mu­sée du Bar­do et la ci­né­ma­thèque tu­ni­sienne. Le pro­gramme dé­bute avec l’ex­po­si­tion “Beyond Bor­ders Trans­na­tio­nal Ita­ly”, fruit d’une re­cherche me­née par les étu­diants de l’uni­ver­si­té de la Ma­nou­ba en col­la­bo­ra­tion avec l’équipe de re­cherche de Bar­ba­ra Spa­da­ro sur l’in­ter­ac­tion entre les cultures ita­lienne et tu­ni­sienne. Le mois de fé­vrier se­ra éga­le­ment mar­qué par la te­nue de l’ex­po­si­tion “501 des­sins à six mains, de la Jus­tice à la Paix. Deux villes, deux ca­pi­tales. De Ve­nise à Tren­to, de Rome à Tu­nis” qui com­prend 501 des­sins réa­li­sés par des en­fants de dif­fé­rentes villes et re­li­gions. A par­tir du mois de mars, le Mu­sée du Bar­do ac­cueille­ra pour la qua­si-to­ta­li­té de l’an­née des ex­po­si­tions d’art an­tique et contem­po­rain, réa­li­sées en col­la­bo­ra­tion avec les plus im­por­tants mu­sées ita­liens, en par­ti­cu­lier la Gal­le­ria de­gli Uf­fi­zi de Flo­rence et le Maxxi de Rome. Le 4ème art se­ra aus­si à l’hon­neur au mois de mars avec la par­ti­ci­pa­tion d’une pièce de Mat­teo Mar­zia­no Gra­zia­no au “fes­ti­val 24h non-stop” au Kef, ou en­core avec l’or­ga­ni­sa­tion à l’oc­ca­sion de la jour­née mon­diale du théâtre d’un work­shop de 5 jours, in­ti­tu­lé “Me­ta­mor­pho­sis”. Le pro­gramme cultu­rel ita­lien ne se­ra pas or­ga­ni­sé ex­clu­si­ve­ment à Tu­nis mais se dé­pla­ce­ra dans les ré­gions telles que de Sidi Bou­zid, Ta­taouine et Mah­dia. Ain­si, au cours du mois d’avril 2018, une pro­jec­tion d’un do­cu­men­taire in­ti­tu­lé “Les amou­reux des bancs pu­blics-la rue qui ré­siste avec l’art” de Gaia Via­nel­lo est pré­vue à Sidi Bou­zid, Sem­ma­ma et Ghar­daya. L’ita­lie par­ti­ci­pe­ra aus­si au fes­ti­val Théâ­trouine à Ta­taouine à tra­vers deux ar­tistes ita­liennes Cris­ti­na Kris­tal Riz­zo et An­na­ma­ria Aj­mone. A Mah­dia, le pu­blic est in­vi­té à une ex­po­si­tion en 3 D res­ti­tuant le pa­tri­moine ar­chéo­lo­gique com­mun entre l’ita­lie et la Tu­ni­sie. En plus de la par­ti­ci­pa­tion aux ren­dez-vous cultu­rels tra­di­tion­nels à l’ins­tar de la Fête de la Mu­sique, le Fes­ti­val de Car­thage, Jazz à Car­thage, le Fes­ti­val d’el Jem ou en­core l’oc­tobre Mu­si­cal, l’ins­ti­tut Cultu­rel Ita­lien or­ga­nise d’autres évé­ne­ments phares. En ef­fet, un ci­né concert “La Grève” du groupe ita­lien Yo Yo Mun­di se­ra don­né à l’oc­ca­sion de la fête du tra­vail. En No­vembre 2018, deux ex­po­si­tions se­ront te­nues au mu­sée de Bar­do, “Clas­sic Re­loa­ded” consa­crée à l’art contem­po­rain ita­lien” et “le syn­drome d’ulysse” qui re­trace le voyage d’ulysse du­rant 10 ans à tra­vers la mé­di­ter­ra­née sous forme d’une pro­jec­tion do­cu­men­taire. En­fin, le 12 dé­cembre 2018, au Théâtre Mu­ni­ci­pal de Tu­nis, le pu­blic se­ra convoi­té au « Bal­let Di­do et Ae­neas », un pro­jet qui unit la danse et la mu­sique et qui ra­conte le pas­sage d’enée à Car­thage et l’his­toire d’amour tra­gique entre le hé­ros troyen et la reine Di­don. « Ita­lie, Cultures, Mé­di­ter­ra­née » est un voyage dans la Mé­di­ter­ra­née avec plus de 500 ini­tia­tives dans les do­maines de la culture, l’art, la mu­sique, la gas­tro­no­mie, l’ar­chéo­lo­gie jus­qu’aux in­dus­tries cultu­relles et créa­tives. Par son pro­gramme, l’ita­lie en­tend conso­li­der le dia­logue entre les deux rives de la Mé­di­ter­ra­née, en mi­sant sur l’échange et sur la va­lo­ri­sa­tion des dif­fé­rentes iden­ti­tés cultu­relles et so­ciales. Ain­si, le pro­jet veut af­fir­mer la cen­tra­li­té de la di­men­sion mé­di­ter­ra­néenne en tant que lieu d’échanges fruc­tueux pour la crois­sance et le dé­ve­lop­pe­ment.

Newspapers in French

Newspapers from Tunisia

© PressReader. All rights reserved.