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Le Manager - - Décryptage Actu De Mois -

ilà de ux lettres, qui ne sont autres que

l’abré­via­tion de «In­tel­li­gence Ar­ti­fi­cielle», à la­quelle il fau­drait s’ha­bi­tuer car, ap­pe­lée à ac­com­pa­gner le quo­ti­dien de la so­cié­té dans son en­semble. L’I. A. c’est en fait la fa­cul­té de sub­sti­tuer au rai­son­ne­ment bio­lo­gique, ce­lui de l’hu­main, un «rai­son­ne­ment» par des moyens in­for­ma­tiques. C’est alors la ma­chine, do­tée d’une in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle, qui pense, re­con­naît, ana­lyse, s’adapte à des si­tua­tions, ap­porte des so­lu­tions et…pour­quoi pas, dé­cide et agit tout comme le fe­rait un hu­main mais avec net­te­ment plus de cé­lé­ri­té. Ce­pen­dant, alors que la ques­tion qui était au­pa­ra­vant po­sée concer­nait la pos­si­bi­li­té de construire des in­tel­li­gences ar­ti­fi­cielles, voi­là qu’au­jourd’hui on com­mence à s’in­ter­ro­ger si ce­la est éga­le­ment sou­hai­table et qu’elles en se­raient les li­mites voire les consé­quences. Au vu de la gé­né­ra­li­sa­tion de L’IA dans la vie quo­ti­dienne et de son évo­lu­tion, il est ai­sé d’ima­gi­ner que cette avan­cée conti­nue­ra à l’ave­nir. Mais alors le monde ne court-il pas un risque im­pré­vi­sible en dé­ve­lop­pant ain­si L’IA par des scien­ti­fiques cher­chant, comme obs­ti­nés, à do­ter les ma­chines d’une in­tel­li­gence et d’un com­por­te­ment hu­mains ? Et si cet ob­jec­tif voyait le jour et se concré­ti­sait, ce­la pour­rait si­gni­fier, à terme, la domination des ma­chines sur les êtres hu­mains. En ef­fet, les ma­chines les sur­pas­se­raient non seule­ment par leurs ca­pa­ci­tés in­tel­lec­tuelles, mais éga­le­ment par leurs en­du­rances car elles ne su­bissent pas leurs contraintes phy­siques comme la faim, le som­meil ou la fa­tigue. De plus, les ap­pli­ca­tions de L’IA, qui peuvent être tant ci­viles que sé­cu­ri­taires ou mi­li­taires, pour­raient éga­le­ment être aus­si uti­li­sées à des fins in­dé­si­rables. C’est là une des me­naces po­ten­tielles, celle d’une in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle dé­li­bé­ré­ment pro­gram­mée pour faire le mal, sous les ordres d’un créa­teur mal­fai­sant. Un dan­ger qui est réel, mais, au fi­nal, p as très dif­fé­rent de tous ceux qui ac­com­pagnent beau­coup cer­taines formes dé­voyées de re­cherches en tech­no­lo­gies avan­cées comme celle de l’ar­me­ment ou celle du nu­cléaire. C’est sans doute l’une des bar­rières à ne pas fran­chir à sa­voir qu’il ne doit pas ap­par­te­nir au ro­bot de ju­ger de ce qui est bon ou mau­vais pour l’homme. Il doit être li­mi­té à ré­pondre aux ins­truc­tions don­nées, en ne fai­sant pas moins que ce qui lui est de­man­dé et, dans tous les cas, de ne pas en faire plus. Et en tout état de cause, il doit de­meu­rer que la ré­ac­tion du ro­bot, à un ordre don­né, soit tou­jours maî­tri­sable par son uti­li­sa­teur. C’est, là, un point à la fois es­sen­tiel et vi­tal afin que s’ins­talle la to­tale com­pré­hen­sion entre l’homme et la ma­chine. Ce­la si­gni­fie, au fi­nal, que la ma­chine ne doit, ni ne peut prendre des ini­tia­tives. C’est à c e n iveau q ue d evrait se si­tuer la li­mite de l’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle dont les cher­cheurs pour­raient do­ter la ma­chine A dé­faut, ce­la pour­rait ame­ner à une ex­plo­sion de l’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle qui, obéis­sant plus que ja­mais aux lois ex­po­nen­tielles, dé­pas­se­ra l’in­tel­li­gence bio­lo­gique et se­ra en me­sure de pro­cé­der elle-même à ses propres amé­lio­ra­tions et adap­ta­tions. Un scé­na­rio-ca­tas­trophe pour tous ceux qui ima­ginent dé­jà le monde à la mer­ci d’or­di­na­teurs s’af­fran­chis­sant du com­man­de­ment hu­main. Ce­la donne froid au dos! Dans l a l it­té­ra­ture c omme a u ci­né­ma, des scé­na­rios d’ex­pé­riences me­nées par des cher­cheurs

dont les ré­sul­tats se sont re­tour­nés contre leurs créa­teurs pour­raient avoir un ca­rac­tère pré­mo­ni­toire. «L’étrange cas du Dr Je­kyll et de Mr Hyde» est l’his­toire d’un émi­nent scien­ti­fique, le Doc­teur Hen­ry Je­kyll, qui dé­ve­loppe une drogue afin de dis­so­cier le bien du mal dans la na­ture hu­maine. Un ro­man du Xixème siècle de Ro­bert Louis Ste­ven­son, por­té plus tard sur les écrans, ci­né­ma et té­lé, au théâtre et même en jeu vi­déo. En le tes­tant, sur lui-même, il s’est in­toxi­qué par son propre breu­vage, et s’est mé­ta­mor­pho­sé en son al­ter ego mons­trueux, Mr Ed­ward Hyde. Autre écrit, éga­le­ment adap­té au ci­né­ma, porte sur le thème d’une ex­pé­rience scien­ti­fique qui tourne mal. Un clas­sique de la lit­té­ra­ture d’épou­vante, l’his­toire de Fran­ken­stein ima­gi­née par la ro­man­cière Ma­ry Shel­ley en 1818. Et puis, pour ceux qui ont vu le film «2001 L’odys­sée de l’es­pace», une in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle dé­voyée avec le Ro­bot Hall qui se re­tourne contre ses créa­teurs. Un scé­na­rio cou­rant de ré­volte de la ma­chine, dans plu­sieurs oeuvres ci­né­ma­to­gra­phiques de science-fic­tion, telle la sa­ga «Ter­mi­na­tor «, une sé­rie de films clas­siques du ci­né­ma d’action et d’an­ti­ci­pa­tion des an­nées 1980, qui traite du voyage dans le temps et de la me­nace que pour­raient faire naître des ro­bots créés par une su­per in­tel­li­gence is­sue de la sin­gu­la­ri­té tech­no­lo­gique. En­fin, n’ou­blions pas que l’homme a dé­jà été bat­tu, au jeu d’échecs, par la ma­chine! C’est dé­jà un exemple de fic­tion de­ve­nu réalité. Ce­ci étant, comment prendre plei­ne­ment conscience de la dan­ge­ro­si­té po­ten­tielle que de telles avan­cées en I. A, non mai­tri­sées, peuvent re­pré­sen­ter, à plus ou moins long terme, pour l’in­té­gri­té voire même la sur­vie de l’hu­ma­ni­té ? De nos jours, les ro­bots ac­tuels, même s’ils ne sont pas en­core do­tés d’une conscience, pos­sèdent d’ex­tra­or­di­naires ca­pa­ci­tés «sen­so­rielles» et de trai­te­ment de l’in­for­ma­tion. Ils pos­sèdent des cap­teurs vi­suels, au­di­tifs, ol­fac­tifs, tac­tiles. Les fonc­tions de ces ro­bots se mul­ti­plient : ro­bots de sur­veillance, ro­bots ex­plo­ra­teurs, ro­bots es­pions, ro­bots se­cou­ristes, ro­bots chi­rur­giens, ro­bots de com­pa­gnie, ro­bots re­por­ters, ro­bots conduc­teurs de vé­hi­cules et puis de­main une ar­mée de ro­bots do­tée de tous les moyens d’in­ter­cep­tion de com­mu­ni­ca­tion et de vi­sion, de jour comme de nuit. Et si de­main tous étaient do­tés d’une conscience et donc de pos­sible sus­cep­ti­bi­li­té ? Avec les problèmes, qui iront crois­sants, aux­quels la so­cié­té doit faire face, les dis­po­si­tifs de­vien­dront plus « in­tel­li­gents » et un nombre, tou­jours plus éle­vé, de dé­ci­sions se­ra con­fié à la «smart ma­chine», la ma­chine in­tel­li­gente. Alors ce jour vien­dra-t-il où ces ma­chines pren­dront ef­fec­ti­ve­ment le des­sus sur l’être hu­main? Les éteindre, les dé­bran­cher ? L’acte, en­core pos­sible au­jourd’hui, de­vien­dra dif­fi­cile face au de­gré de dé­pen­dance at­teint. Il de­vien­drait, même im­pos­sible sans risque de blo­quer tout un en­semble ul­tra in­ter­con­nec­té. Des mises en garde ont été faites par plu­sieurs émi­nents cher­cheurs et scien­ti­fiques. Elles de­meurent en­core re­çues et trai­tées de ma­nière né­ga­tive. Alors, quelle pré­vi­sion pour L’IA de de­main? Pour pa­ra­phra­ser un hu­mo­riste fran­çais, avan­çons que «La pré­vi­sion est dif­fi­cile sur­tout lors­qu’elle concerne l’ave­nir.» (Pierre Dac)

li­té du di­nar ne date pas d’hier, le dé­bat re­monte même à 2001. De­puis, « rien n’a chan­gé », a dé­cla­ré Moez Chak­chouk. L’an­cien PDG de la Poste a no­té qu’en­tre­temps, la tech­no­lo­gie s’est énor­mé­ment dé­ve­lop­pée, ren­dant la ques­tion en­core plus dif­fi­cile. Et de pré­ci­ser : « Plus de 5 mille jeunes Tu­ni­siens sont en train d’uti­li­ser la cryp­to-mon­naie en toute illé­ga­li­té à cause de l’ab­sence d’un cadre ré­gle­men­taire. Toute ten­ta­tive de blo­cage de la part de l’état, ne fe­ra qu’in­ci­ter ces jeunes à la contour­ner », a-t-il ajou­té. La li­bé­ra­li­sa­tion du ca­pi­tal n’est ce­pen­dant pas sans risques. « Bien que nous ayons be­soin d’as­sou­plir notre cadre lé­gis­la­tif pour amé­lio­rer l’at­trac­ti­vi­té du site aux yeux des ca­pi­taux étran­gers, en l’oc­cur­rence la li­bé­ra­li­sa­tion du sys­tème des changes, les équi­libres ma­cro-éco­no­miques, pour leur part, ne ré­sis­te­raient pas à une li­bé­ra­li­sa­tion im­mé­diate », a sou­li­gné Fe­ria­ni, af­fir­mant l’im­por­tance de pas­ser par une étape tran­si­toire. Cer­tains pays de l’eu­rope de l’est ont li­bé­ra­li­sé leurs ca­pi­taux alors que les dé­fi­cits étaient très im­por­tants. Ce­ci a dé­clen­ché une in­sta­bi­li­té ma­croé­co­no­mique ren­dant vul­né­rable le sec­teur ban­caire. D’après Man­sur Zha­ku­pov, DG de To­tal Tu­ni­sie, il faut me­ner des po­li­tiques de telle ma­nière que le taux de change of­fi­ciel ne dif­fère pas for­te­ment de ce­lui du mar­ché in­for­mel et s’as­su­rer de la ré­ac­ti­vi­té de l’ad­mi­nis­tra­tion. La lo­gis­tique est aus­si un point cru­cial pour fa­ci­li­ter l’ac­cès des en­tre­prises tu­ni­siennes aux mar­chés in­ter­na­tio­naux. La si­tua­tion ac­tuelle du port de Ra­dès est loin d’en­chan­ter les opé­ra­teurs. Jouis­sant d’une po­si­tion de mo­no­pole au port, les prix de la STAM sont trois fois plus chers que la moyenne mé­di­ter­ra­néenne, a dé­cla­ré Ma­joul. Bien qu’illé­gale, cette si­tua­tion de mo­no­pole se­rait dif­fi­cile à chan­ger dans un fu­tur proche, a dé­cla­ré pour sa part Slim Fe­ria­ni. Le mi­nistre, en re­vanche, a in­di­qué que le gou­ver­ne­ment s’en­gage à dé­mar­rer les tra­vaux du port d’en­fid­ha avant la fin de 2018. Un ap­pel d’offres se­ra lan­cé pro­chai­ne­ment dans ce sens. Autre pré­re­quis et non des moindres : la nor­ma­li­sa­tion. Il s’agit d’un ou­til de dé­ve­lop­pe­ment pour l’éco­no­mie grâce à la ra­tio­na­li­sa­tion de la pro­duc­tion et l’ac­cé­lé­ra­tion du trans­fert tech­no­lo­gique pour Sté­phane Aver, PDG d’aa­qius. Il re­con­naît en re­vanche que le contexte nor­ma­tif ac­tuel est très lourd. Tou­jours est-il que la Tu­ni­sie ne dis­pose pas d’une in­fra­struc­ture suf­fi­sam­ment dé­ve­lop­pée pour sou­te­nir les ef­forts de L’INNORPI, tels les bu­reaux de nor­ma­li­sa­tion et de cer­ti­fi­ca­tion, ou en­core les centres de for­ma­tion, a-t-il in­di­qué. Si la stan­dar­di­sa­tion est im­por­tante, c’est parce qu’il n’y a pas de mon­dia­li­sa­tion sans stan­dards : « Adop­ter les stan­dards ou par­ti­ci­per à leur mise en place ouvre la porte aux en­tre­prises à de nou­veaux mar­chés », a sou­li­gné Aver. Et d’ajou­ter : « La stan­dar­di­sa­tion né­ces­site un tra­vail ap­pro­fon­di de mo­di­fi­ca­tion de la lé­gis­la­tion pour l’adap­ta­tion de ces stan­dards ».

Amé­lio­rer l’at­trac­ti­vi­té de la Tu­ni­sie en termes D’IDE La taille ré­duite du mar­ché tu­ni­sien n’en­cou­rage pas tel­le­ment les in­ves­tis­seurs in­ter­na­tio­naux. Pour Afif Chel­bi, en re­vanche, « il n’y a pas de re­la­tion entre la taille du pays et l’at­trac­ti­vi­té des in­ves­tis­se­ments étran­gers ». Et Sin­ga­pour, d’après le pré­sident du Conseil d’ana­lyses éco­no­miques au­près du Chef du gou­ver­ne­ment, en est la par­faite illustration. D’une taille un peu plus grande que celle de Djer­ba, l’île-état a réus­si à se po­si- tion­ner à l’échelle in­ter­na­tio­nale. « Des pe­tits mar­chés bien or­ga­ni­sés peuvent at­ti­rer les in­ves­tis­seurs », a-t-il ex­pli­qué. Pour Man­sur Zha­ku­pov, la Géor­gie est à cet égard un exemple à suivre. Ce pe­tit pays de l’eu­rope de l’est de seule­ment 4 mil­lions d’ha­bi­tants et d’un PIB de 15 mil­liards de dol­lars a réus­si à at­ti­rer plus de 6 mil­liards de dol­lars d’in­ves­tis­se­ments au cours des quatre der­nières an­nées — contre un peu plus de 3 mil­liards de dol­lars pour la Tu­ni­sie. Comment un pays deux fois plus pe­tit que la Tu­ni­sie a-t-il pu at­ti­rer deux fois plus d’in­ves­tis­se­ments ? D’après Zha­ku­pov, le pays a fait de l’at­trac­ti­vi­té des in­ves­tis­se­ments étran­gers une prio­ri­té, en met­tant en place le plus ra­pi­de­ment pos­sible toutes les ré­formes né­ces­saires. Le mar­ke­ting a joué éga­le­ment un rôle cru­cial dans cette suc­cess-sto­ry. La Tu­ni­sie peut alors de­ve­nir une pla­te­forme vers d’autres mar­chés en Eu­rope et en Afrique: « Les in­dus­triels qui se sont ins­tal­lés en Tu­ni­sie du­rant les cin­quante der­nières an­nées ne sont pas ve­nues pour le mar­ché tu­ni­sien », a in­di­qué Chel­bi. « Au­jourd’hui, nous avons une part de mar­ché de 0.5% sur L’UE qui n’a pas pro­gres­sé de­puis une quin­zaine d’an­nées et notre ob­jec­tif doit être de faire mon­ter ce taux à 1% d’ici 2025 », a-t-il ajou­té. Une telle aug­men­ta­tion de 0.5% peut gé­né­rer plus de 400 mille em­plois. Le sec­teur éner­gé­tique pour­rait pré­sen­ter de nou­velles op­por­tu­ni­tés pour le mar­ché tu­ni­sien. Mais pour at­ti­rer les IDE dans un sec­teur aus­si ca­pi­tal-in­ten­sive que les éner­gies, la Tu­ni­sie doit ou­vrir la porte des in­ves­tis­se­ments pri­vés dans les pro­jets de gé­né­ra­tion d’élec­tri­ci­té, in­dique Man­sur Zha­ku­pov. « Ce ne sont pas les pro­jets de 2 ou 5 mé­ga­watts qui in­té­ressent les in­ves­tis­seurs mais les in­ves­tis­se­ments dans des cen­trales de

L’ALECA et la mo­bi­li­té… je t’aime moi non plus La mo­bi­li­té, su­jet en­core plus d’ac­tua­li­té à l’ap­proche de la né­go­cia­tion du se­cond round. Une mo­bi­li­té contrainte et ré­duite, l’a qua­li­fié Ha­bib Ka­raou­li, PDG de CAP Bank et pré­sident du Fo­rum. Ce­la si­gni­fie qu’elle va à l’en­contre de toute stra­té­gie de dé­ve­lop­pe­ment à l’in­ter­na­tio­nal des en­tre­prises tu­ni­siennes puis­qu’elles ne pour­ront pas pro­fi­ter des op­por­tu­ni­tés que leur offre le mar­ché eu­ro­péen. “Il se dit, chez les pro­fes­sion­nels comme au sein de la so­cié­té ci­vile, que L’UE de­vrait elle aus­si rompre avec cette ob­ses­sion sé­cu­ri­taire”, a dé­cla­ré pour sa part Hé­di Me­chri. “Les opé­ra­teurs tu­ni­siens, tous grades et fonc­tions confon­dus, qui se­raient ap­pe­lés en ur­gence pour des in­ter­ven­tions ponc­tuelles, im­pré­vues ne sont pas des mi­grants po­ten­tiels et ne re­pré­sentent au­cune me­nace sur la sé­cu­ri­té et la paix de l’eu­rope”. Pour sa part, Pa­trice Ber­ga­mi­ni, Chef de la dé­lé­ga­tion eu­ro­péenne à Tu­nis, n’a pas man­qué de sou­li­gner le rôle im­por­tant que peut jouer L’ALECA dans l’ins­tau­ra­tion de la li­ber­té de cir­cu­la­tion des pro­fes­sion­nels, des étu­diants entre les deux rives de la Mé­di­ter­ra­née. Il a par ailleurs no­té que face à la mon­tée ra­pide du po­pu­lisme, il est urgent de sai­sir l’op­por­tu­ni­té de cette at­mo­sphère po­li­tique fa­vo­rable dont jouit L’ALECA ac­tuel­le­ment pour concré­ti­ser cet ac­cord. Sa­bri Bach­tob­ji se­cre­taire d’etat au­près du mi­nistre des af­faires étran­gères a rap­pe­lé que L’ALECA offre des op­por­tu­ni­tés et pré­sente des dé­fis. L’ALECA per­met­tra aux opé­ra­teurs tu­ni­siens d’ac­cé­der à un mar­ché de 500 mil­lions de consom­ma­teurs, aug­men­ter leurs in­ves­tis­se­ments et créer plus d’em­plois en Tu­ni­sie. Par contre, les dé­fis sont liés à la fra­gi­li­té so­cioé­co­no­mique, l’écart de dé­ve­lop­pe­ment entre la Tu­ni­sie et L’UE. C’est pour­quoi, le se­cré­taire d’etat a re­com­man­dé une dé­marche évo­lu­tive et pro­gres­sive dans les né­go­cia­tions de cet ac­cord qui doit être fon­dé sur l’ac­com­pa­gne­ment avec la mo­bi­li­sa­tion d’un ap­pui fi­nan­cier et tech­nique pour cer­tains sec­teurs stra­té­giques comme l’agri­cul­ture. «La mo­bi­li­té est un ca­ta­ly­seur de dé­ve­lop­pe­ment pour la Tu­ni­sie. Notre ap­proche est glo­bale, har­mo­nieuse et pro­gres­sive», a dé­cla­ré le se­cré­taire d’etat. Dans la même li­gnée d’idées, Ber­ga­mi­ni a sou­li­gné l’im­por­tance d’ap­puyer les ré­formes et fixer une feuille de route pour les pro­chaines an­nées, parce que pour lui, si on ne s’at­taque pas aux ré­formes au­jourd’hui, on au­ra des dif­fi­cul­tés de­main. “2018 est une an­née ex­cep­tion­nelle à bien des égards, no­tam­ment avec le doublement de l’aide eu­ro­péenne à la Tu­ni­sie — al­lant de 300 mil­lions d’eu­ros à 600 mil­lions d’eu­ros — pour s’at­ta­quer aux dés­équi­libres. Il s’agit d’un in­ves­tis­se­ment po­li­tique au pro­fit de la Tu­ni­sie vi­sant à amor­tir le coût éle­vé des ré­formes”, a-t-il dé­cla­ré.

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