Mais cette no­tion d’ap­par­te­nance et de par­tage, est-ce que vous ar­ri­vez à la concré­ti­ser au re­gard de la taille en crois­sance de l’en­tre­prise et sur­tout avec l’exis­tence des fran­chises ? Donc vous pen­sez à ce titre que le rôle du lea­der ou du CEO vis-à-vi

En fait c’est ce que je vous di­sais au dé­but lorsque j’évo­quais les va­leurs de Gour­man­dise à sa­voir : la gé­né­ro­si­té, la trans­pa­rence, la dis­po­ni­bi­li­té ain­si que la qua­li­té. Ce dont nous oeu­vrons à réa­li­ser est l’adop­tion de toutes ces va­leurs par l’en­semb

Le Manager - - Acteurs & Business L’invité -

Il y a cer­tai­ne­ment eu des er­reurs mais en réalité elles ne sont pas d’un ordre d’im­por­tance qui fait que je m‘en sou­vienne. J’ai cer­tai­ne­ment aus­si ap­pris de mes er­reurs en es­sayant à chaque fois de faire mieux et de rat­tra­per jus­te­ment cette er­reur.

Un en­semble de me­sures en fa­veur des PME ont été an­non­cées par le Chef du Gou­ver­ne­ment. Les nom­breux obs­tacles aux­quels est confron­té le sec­teur in­dus­triel ont été ex­po­sés et dis­cu­tés. De quoi voir le verre à la fois à moi­tié vide mais aus­si à moi­tié plein.

A quand l’éclo­sion de nou­veaux cham­pions ! Lorsque l’on sait que le sec­teur in­dus­triel contri­bue à hau­teur de 17% au PIB, à 20% de l’em­ploi sa­la­rié et à 90% de l’ef­fort d’ex­por­ta­tion; lorsque l’on sait que la lo­co­mo­tive de l’éco­no­mie tunisienne reste la grande en­tre­prise, et que sur 808 d’entre elles, les deux tiers opèrent dans le sec­teur in­dus­triel, l’on est en droit de se de­man­der pour­quoi tant d’obs­tacles se dressent-ils en­core sur leur che­min ? Rien de mieux que d’écou­ter la réalité telle que vé­cue par le sec­teur pri­vé pour com­prendre où le bât blesse ! En somme, les opé­ra­teurs en viennent à de­man­der une chose: “Ne nous ai­dez pas, mais ne nous ac­ca­blez pas non plus ! “. Ce qui jus­ti­fie ce pré­di­cat, c’est bien le bâ­ton dans les roues qui barre la route à la ma­jo­ri­té des en­tre­prises, et par­ti­cu­liè­re­ment des PME. Sa­mir Ma­joul, pré­sident de L’UTICA, étale ce que beau­coup d’opé­ra­teurs ont en com­mun: le cal­vaire de la fis­ca­li­té, qui de­vrait pour­tant être un mo­teur de crois­sance. Il sou­ligne que “les fac­teurs de pro­duc­tion, l’en­tre­prise les su­bit !”. L’exemple phare étant la lo­gis­tique in­té­rieure et ex­té­rieure. “Le port de Ra­dès est le plus coû­teux de la Mé­di­ter­ra­née”, in­dique-t-il. Ce­ci est d’au­tant plus pro­blé­ma­tique que 100% des re­morques y ac­costent ! Les ser­vices pu­blics, tel le coût exor­bi­tant de la STEG en ra­joute une bonne couche. Par­lant de la grande ques­tion des éner­gies re­nou­ve­lables, où la Tu­ni­sie, con­trai­re­ment au Ma­roc et à l’egypte, tarde à mar­quer son coup. Sa­mir Ma­joul, non sans vou­loir mar­quer les es­prits des bons en­ten­deurs, rap­pelle qu’on ne manque pas d’en­so­leille­ment en Tu­ni­sie ! L’ab­sence de zones in­dus­trielles mo-

En sep­tembre 2017, Khe­maies Jhi­naoui, mi­nistre des Af­faires étran­gères évo­quait, lors de la 72e ses­sion de l’as­sem­blée gé­né­rale de L’ONU, les étapes im­por­tantes fran­chies par la Tu­ni­sie en ma­tière de dé­mo­cra­tie et d’ins­tau­ra­tion de l’etat de droit. La Tu­ni­sie a éga­le­ment ins­crit les ob­jec­tifs de dé­ve­lop­pe­ment du­rable dans son plan de dé­ve­lop­pe­ment 2016-2020.

Les ODD : les béa­bas des temps mo­dernes ! Lors du pa­nel sur les par­te­na­riats mul­ti­par­tites in­tel­li­gents pour la réa­li­sa­tion des ODD, nous avons ti­ré un en­sei­gne­ment fon­da­men­tal des dif­fé­rentes ex­pé­riences in­ter­na­tio­nales qui ont dé­fi­lé: l’im­plé­men­ta­tion des ODD est in­dis­so­ciable de l’ap­proche par­ti­ci­pa­tive, de l’im­pli­ca­tion du sec­teur pri­vé, et de l’ins­ti­tu­tion d’un cadre lé­gal im­po­sant le re­por­ting. Mais à chaque pays sa com­bi­nai­son ! Imad N. Fa­khou­ry, mi­nistre de la Pla­ni­fi­ca­tion et de la Co­opé­ra­tion in­ter­na­tio­nale de la Jor­da­nie a in­di­qué que son pays est pion­nier en ma­tière D’ODD et nous livre quelques tuyaux. Le pays a mis en place un cadre Ins­ti­tu­tion­nel à tra­vers un pro­gramme dé­cen­nal 2015-2025 as­sor­ti d’un budget. Un co­mi­té de haut ni­veau di­ri­gé par le mi­nistre de la Pla­ni­fi­ca­tion a été consti­tué. L’ap­pro­pria­tion na­tio­nale des ODD, ils la doivent à la mul­ti­pli­ci­té des ac­teurs im­pli­qués: gou­ver­ne­ment, so­cié­té ci­vile, uni­ver­si­té, femmes, par­le­ment, et sec­teur pri­vé. “La mise en place des ODD est coû­teuse”, rap­pelle-t-il “d’où la né­ces­si­té de s’al­lier au sec­teur pri­vé”. Au Ni­gé­ria, l’un des pi­liers des ODD est le peuple. Vic­to­ria Ade­joke Ore­lope-ade­fu­lire, spé­cia­liste sé­nior des ODD au­près du pré­sident ni­gé­rian in­forme que lorsque le Ni­gé­ria a adop­té les ODD en 2015, un manque d’ap­pro­pria­tion au ni­veau na­tio­nal a été consta­té, alors que les ODD sont des­ti­nés à ser­vir le peuple ni­gé­rian. Dès lors, les ODD se sont re­po­sés sur les di­men­sions sui­vantes : une feuille de route ins­tau­rant le cadre ins­ti­tu­tion­nel et qui est in­té­grée dans la po­li­tique de l’etat et les po­li­tiques lo­cales. Les ODD de­vront être in­clu­sifs. Un groupe consul­ta­tif du sec­teur pri­vé a été consti­tué pour as­sis­ter le gou­ver­ne­ment dans tous les sec­teurs éco­no­miques. En 2017, un conseil pré­si­den­tiel mixte, à sa tête le Pré­sident ,a re­grou­pé les ONG, les mi­nis­tères, les uni­ver­si­tés et les dé­pu­tés, avec une forte pré­sence de femmes. “Au Ni­gé­ria, nous uti­li­sons les ODD pour édi­fier des ins­ti­tu­tions so­lides, et il est pri­mor­dial de se rap­pro­cher de la “base” pour pou­voir im­plé­men­ter les ODD”, té­moigne-t-elle. L’ex­pé­rience in­do­né­sienne for­mu­lée par le re­pré­sen­tant du mi­nis­tère de la Pla­ni­fi­ca­tion du Dé­ve­lop­pe­ment na­tio­nal re­pose sur trois prin­cipes : une vo­lon­té po­li­tique, un cadre lé­gis­la­tif et une stra­té­gie claire. “En In­do­né­sie, c’est le pré­sident lui-même qui di­rige la mise en oeuvre des ODD”. Il de­mande au mi­nis­tère de la Pla­ni­fi­ca­tion un rap­port tous les 6 mois. Une base lé­gis­la­tive existe, à tra­vers un dé­cret qui oblige le mi­nis­tère de la Pla­ni­fi­ca­tion à sou­mettre un plan de dé­ve­lop­pe­ment. Le plan d’action na­tio­nal est dé­cli­né en in­di­ca­teurs pour ga­ran­tir la trans­pa­rence et la red­di­tion des comptes. Il est as­sor­ti d’un budget de source pu­blique et pri­vée, et les res­pon­sa­bi­li­tés de chaque mi­nis­tère sont dé­fi­nies. Pour fi­nir, il pointe du doigt l’im­por­tance d’une stra­té­gie de com­mu­ni­ca­tion à des­ti­na­tion des ci­toyens. Ro­bert Pi­per, se­cré­taire gé­né­ral ad­joint du Bu­reau des re­la­tions ex­té­rieures et de la plai­doi­rie au PNUD in­siste sur l’im­por­tance de col­la­bo­rer avec les par­le­men­taires: “c’est là le type de col­la­bo­ra­tion qu’il faut en­vi­sa­ger no­tam­ment dans les pays arabes” in­dique-t-il. Le re­pré­sen­tant du mi­nis­tère de l’in­ves­tis­se­ment et de la Co­opé­ra­tion in­ter­na­tio­nale d’egypte a sou­le­vé, de son cô­té, le né­ces­saire re­cours au sec­teur pri­vé pour l’ac­com­plis­se­ment des ODD car: “Quand

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