Un gou­ver­ne­ment en sur­sis…

Le Temps (Tunisia) - - LA UNE - Par Khaled GUEZMIR K.G

La re­prise de la crois­sance peut-elle sau­ver Cha­hed ?

Tous les che­mins par ce dé­but de Ra­madhan mènent à … Yous­sef Cha­hed ! Pré­sident de gou­ver­ne­ment de son état, « sans par­ti », bien que se ré­cla­mant de son af­fi­lia­tion à Ni­da Tou­nès, par­ti au pou­voir… sans pou­voir, comme quoi dans ce pays nous bai­gnons dans la mer de toutes les trans­pa­rences !

Res­te­ra … res­te­ra pas… That is the ques­tion !! Mais cette fois ci c’est l’éco­no­mie qui vien­drait au se­cours de « Da­vid » contre « Go­liath » où le jeune pré­sident de gou­ver­ne­ment est at­ta­qué par les par­tis po­li­tiques tous ou presque, la Cen­trale syn­di­cale L’UGTT, et la Cen­trale pa­tro­nale L’UTICA… Alors que lui reste-il comme sou­tien po­ten­tiel « po­li­tique » d’autre que la conjonc­ture fa­vo­rable qui com­mence à poin­ter à l’ho­ri­zon avec un in­so­lent 2,5% de crois­sance.

La re­prise de la crois­sance peut-elle sau­ver Cha­hed ?

Tous les che­mins par ce dé­but de Ra­madhan mènent à … Yous­sef Cha­hed ! Pré­sident de gou­ver­ne­ment de son état, « sans par­ti », bien que se ré­cla­mant de son af­fi­lia­tion à Ni­da Tou­nès, par­ti au pou­voir… sans pou­voir, comme quoi dans ce pays nous bai­gnons dans la mer de toutes les trans­pa­rences !

Res­te­ra … res­te­ra pas… That is the ques­tion !! Mais cette fois ci c’est l’éco­no­mie qui vien­drait au se­cours de « Da­vid » contre « Go­liath » où le jeune pré­sident de gou­ver­ne­ment est at­ta­qué par les par­tis po­li­tiques tous ou presque, la Cen­trale syn­di­cale L’UGTT, et la Cen­trale pa­tro­nale L’UTICA… Alors que lui reste-il comme sou­tien po­ten­tiel « po­li­tique » d’autre que la conjonc­ture fa­vo­rable qui com­mence à poin­ter à l’ho­ri­zon avec un in­so­lent 2,5% de crois­sance.

Qui l’au­rait cru par ces temps de crises à ré­pé­ti­tion ! A ce­la il faut ajou­ter le bon com­por­te­ment de la ba­lance com­mer­cial, bé­né­fi­ciant, il est vrai, des plus-va­lues des ex­por­ta­tions de l’agro-ali­men­taire, l’huile d’olive, les dattes et les pro­duits de la pêche en tête. En­core un casse-tête pour ceux qui veulent coûte que coûte dés­in­té­grer le gou­ver­ne­ment. L’agri­cul­ture avec le chan­ceux Sa­mir Taïeb Mi­nistre de la gauche ra­tio­na­liste et mo­dé­rée, que per­sonne ne don­nait apte à di­ri­ger ce mas­to­donte qu’est le Mi­nis­tère de l’agri­cul­ture, des res­sources hy­drau­liques et de la pêche et qui fi­na­le­ment s’en sort comme un charme, mal­gré les at­taques pla­cées contre lui aus­si !

Idem, pour la Mi­nistre du Tou­risme Sal­ma El­lou­mi Re­kiq, qui cu­mule les per­for­mances grâce à son tem­pé­ra­ment de ba­gar­reur qui ne re­nonce pas, alors que le nau­frage du sec­teur était an­non­cé il y a à peine un an par les dé­fai­tistes de tout bord.

Evi­dem­ment tout ce­la n’au­rait pas été pos­sible, sans la sé­cu­ri­té qui se conso­lide fer­me­ment ( et tou­chons du bois) de­puis l’ar­ri­vée à la ci­ta­delle de l’ave­nue Bour­gui­ba de Lot­fi Bra­ham, 56 ans, di­plô­mé de Droit à l’aca­dé­mie mi­li­taire et an­cien Di­rec­teur gé­né­ral de la garde na­tio­nale qui, pour beau­coup de ci­toyens et ci­toyennes, est per­çu comme le « right man in the right place », avec une culture bour­gui­bienne pro­non­cée et qui peut ne pas, plaire à cer­taines for­ma­tions op­po­sées !

La sa­gesse au­rait pu pui­ser dans le jar­gon spor­tif et foot­bal­lis­tique : « on ne change pas une équipe qui gagne », ou qui com­mence à ga­gner, avec des in­dices en­cou­ra­geants et des chiffres qui ne trompent pas. Mais en Tu­ni­sie de­puis la ma­lé­dic­tion d’ibn Khal­doun, mort en exil au Caire où il a eu tous les hon­neurs y com­pris ce­lui de grand Cadhi d’egypte, l’équi­valent de Mi­nistre de la Jus­tice et garde des sceaux, ce pays est condam­né aux dé­marches les plus ir­ra­tion­nelles et les plus in­com­pré­hen­sibles. Pour­quoi, tout cet achar­ne­ment contre le gou­ver­ne­ment et sur­tout son Chef Yous­sef Cha­hed… je n’ar­rive à en dé­chif­frer l’énigme !

Cer­tains, an­noncent la vo­lon­té chez les chefs des Par­tis de le dis­sua­der de bri­guer la pré­si­dence de la Ré­pu­blique fin 2019. Or Cha­hed ne semble pas le vou­loir de fa­çon très dé­ter­mi­née. En­core que la Consti­tu­tion ne l’in­ter­dit pas, mais la po­li­tique a d’autres mo­ti­va­tions et les voies du Sei­gneur sont im­pé­né­trables !

Le chef du mou­ve­ment is­la­miste Ra­ched Ghan­nou­chi l’a dit ex­pres­sé­ment, mais BCE « n’a rien dit » tout en di­sant beau­coup… la bonne san­té et la vo­lon­té de Dieu peuvent faire le reste, ce qui est tout aus­si lé­gi­time et un se­cond man­dat est bien pos­sible !

Reste les syn­di­cats ou­vriers et pa­tro­naux en les per­sonnes de Nou­red­dine Ta­bou­bi et Sa­mir Ma­joul, et là Yous­sef Cha­hed joue gros, car il est dif­fi­cile par les temps qui courent d’avoir une coa­li­tion aus­si « mi­ra­cu­leuse », que celle de L’UGTT et de L’UTICA. Et dire qu’on l’es­pé­rait à lon­gueur d’an­née pour l’apai­se­ment so­cial et la re­lance, de l’éco­no­mie et de l’in­ves­tis­se­ment !

Par consé­quent, tous les pro­nos­tics sont ou­verts, et le Des­tin de Yous­sef n’est pas entre ses mains, sauf s’il se dé­cide à se battre pour l’« Etre » ! Dans ce cas il se­ra obli­gé de s’en­ga­ger plus po­li­ti­que­ment et là la voie royale c’est celle de BCE et de la créa­tion de Ni­da Tou­nès… Bis. Vou­dra-t-il le faire… ? … Wait and see !

Pour ma part j’es­time que le mo­ment est très mal choi­si par les in­ter­ve­nants po­li­tiques et syn­di­caux de ren­voyer le pays vers l’in­sta­bi­li­té, alors qu’il re­com­mence à peine à res­pi­rer ! Ce se­rait un sui­cide, et l’éco­no­mie as­pire à la sta­bi­li­té et à la sé­cu­ri­té, comme exi­gences pre­mières.

Au fait 2019…c’est aus­si de­main… Pour­quoi tout cet em­pres­se­ment.

Ah… ce bon vieux Tal­ley­rand, si on pou­vait l’écou­ter quand il di­sait à son co­cher : « Al­lons dou­ce­ment… je suis pres­sé » !

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