En li­ber­té pro­vi­soire, Jean-pierre Bem­ba at­ten­du en Bel­gique

Le Temps (Tunisia) - - MONDE -

Con­go-cpi

La Cour pé­nale in­ter­na­tio­nale a fi­na­le­ment dé­ci­dé de re­mettre Jean-pierre Bem­ba en li­ber­té pro­vi­soire. C’est en Bel­gique que l'ex­vice-pré­sident congo­lais a choi­si d'at­tendre la peine qui doit lui être in­fli­gée dans le cadre de la deuxième af­faire qui l'op­pose à la CPI. Il était at­ten­du hier à Bruxelles. Ven­dre­di, l'op­po­sant congo­lais a été ac­quit­té pour les crimes de guerre et les crimes contre l'hu­ma­ni­té qui étaient re­pro­chés à ses troupes en Centrafrique. Mais il avait dé­jà été condam­né pour su­bor­na­tion de qua­torze té­moins, il at­ten­dait juste d'être fixé sur sa peine. Il risque jus­qu'à cinq ans de pri­son, une peine qu'il au­ra dans tous les cas en par­tie pur­gée.

A en croire le Mou­ve­ment de li­bé­ra­tion du Con­go (MLC), Jeanpierre Bem­ba était dé­jà en route quand la dé­ci­sion a été connue, aux en­vi­rons de 18 heures. Comme ven­dre­di der­nier, jour de l'ac­quit­te­ment sur­prise, les spé­cu­la­tions sont al­lées bon train.

A La Haye, Bruxelles ou même à Kin­sha­sa, on ima­gi­nait dé­jà le « Chair­man » du MLC fê­ter sa li­bé­ra­tion avec ses proches, chez lui dans la ban­lieue de Bruxelles, en route dans un vé­hi­cule blin­dé ou même en­core à La Haye, à pas­ser la nuit à l'hô­tel des Indes qu'af­fec­tion­nait son père, Jean­not Bem­ba, long­temps pa­tron des pa­trons de l'an­cien Zaïre.

Ob­te­nir l’ac­cord de la Bel­gique

Mais Jean-pierre Bem­ba a de­man­dé à être li­bé­ré en Bel­gique, c'est là où sa femme et ses enfants l'at­tendent dé­jà, ain­si que tout un co­mi­té d'ac­cueil mo­bi­li­sé par la sec­tion Mlc-bel­gique, prêts à bran­dir ban­de­roles et dra­peaux. « D'abord, la cour doit prendre cer­taines dis­po­si­tions », tem­père le porte-pa­role de la CPI. Contac­ter le pays choi­si par le fu­tur ex-pri­son­nier et ob­te­nir son ac­cord.

La CPI doit aus­si or­ga­ni­ser son trans­fert avec les Pays-bas car Jean-pierre Bem­ba n'a pas de do­cu­ments lui don­nant le droit de voya­ger à l'in­té­rieur ou en de­hors de ce ter­ri­toire. Mais aus­si avec la Bel­gique, si elle ac­cepte de l'ac­cueillir. « Il n'est peut-être pas ar­ri­vé en Bel­gique, mais il est libre, je lui ai par­lé, je vous le ga­ran­tis », as­su­rait la nuit der­nière un proche de l'an­cien vice-pré­sident congo­lais.

La com­mu­nau­té congo­laise de Bruxelles s’ap­prête à l’ac­cueillir En Bel­gique, la com­mu­nau­té congo­laise de Bruxelles est en ef­fer­ves­cence et s'ap­prête à ac­cueillir Jean-pierre Bem­ba. « Dans les rues de Ma­tonge ici à Bruxelles, les gens sont en fête. Ils ju­bilent de joie, ils prennent un verre de bière, ils dansent. Ils sont dans l’ef­fer­ves­cence en criant "Vive le sau­veur", le sau­veur dans le sens qu’au moins lui vien­dra re­dres­ser la si­tua­tion du Con­go et qu’avec lui, le peuple pour­ra se re­trou­ver », ex­plique le se­cré­taire gé­né­ral ad­joint du MLC, Jacques Lun­gua­na qui a quit­té Kin­sha­sa pour Bruxelles afin d'ac­cueillir Bem­ba.

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