1998 -20 ans de di­set­teAr­gen­tine «78» , le mé­mo­rable ex­ploit !

Les quatre par­ti­ci­pa­tions de la Tu­ni­sie

Le Temps (Tunisia) - - SPORTS -

Ex­ploit En 1977, sous l’im­pul­sion de son nou­vel en­traî­neur, Ab­del­ma­jid Che­ta­li, la Tu­ni­sie par­vient à ce qua­li­fier à la CAN 1978 et par­vient dans le même temps à se qua­li­fier pour sa pre­mière coupe du monde en éli­mi­nant l’égypte et le Nigeria.

Si elle mène ra­pi­de­ment au score grâce à un but de Mo­ha­med Ali Akid, le Nigeria éga­lise à la 42e mi­nute mal­gré les contes­ta­tions des Tu­ni­siens, qui dé­cident de quit­ter le ter­rain ; ils perdent donc le match par aban­don sur un score de 2 à 0.

Lors de son pre­mier match de coupe du monde, la sé­lec­tion frappe un grand coup en do­mi­nant le Mexique (3-1), de­ve­nant par la même oc­ca­sion la pre­mière na­tion afri­caine à rem­por­ter un match de phase fi­nale de coupe du monde. Quelques jours plus tard, les par­te­naires de Ta­rak Dhiab réa­lisent un autre ex­ploit en te­nant en échec les te­nants du titre, al­le­mands (0-0).

Ce­pen­dant, ils perdent contre la Po­logne (0-1) et ne peuvent se qua­li­fier pour le se­cond tour.

Après 20 ans de di­sette, la Tu­ni­sieb sous la fé­rule de Kas­per­cak a re­pris goût au Mon­dial, à l(oc­ca­suon de l’édi­tion 98,or­ga­ni­sée en France. Après une dé­faite face à l’équipe d’an­gle­terre, un tel match ne doit pas se re­nou­ve­ler pour l’opi­nion1. Face à la Co­lom­bie, Kas­perc­zak joue son va-tout : la pro­duc­tion est net­te­ment meilleure mais la mé­forme to­tale de Sel­li­mi prive l’équipe d’une vic­toire à sa por­tée ; c’est même la dé­faite qui sanc­tionne le match, son­nant le glas de Kas­perc­zak le­quel ne s’était pas pri­vé d’an­non­cer son dé­part à Bas­tia.. En ef­fet, la ter­gi­ver­sa­tion de la FTF concer­nant le re­nou­vel­le­ment du contrat de l’en­traî­neur qui ex­pire à la fin de la coupe du monde, entre autres dans l’at­tente d’un signe des au­to­ri­tés, est per­çu par Kas­perc­zak comme un signe de rupture : « Le troi­sième match est dis­pu­té dans un stade de France cu­rieux de dé­cou­vrir la ré­ac­tion tu­ni­sienne. Cel­le­ci se­ra très digne mal­gré l’as­su­rance des Rou­mains. Le nul peut en­fin as­su­rer une sor­tie ho­no­rable »

2002- 2ème par­ti­ci­pa­tion d’af­fi­lée

La Tu­ni­sie par­ti­cipe à la pre­mière Coupe du Monde en Asie, en 2002, com­pé­ti­tion co-or­ga­ni­sée par le Ja­pon et la Co­rée du Sud, dans la­quelle la Tu­ni­sie était une nou­velle fois out­si­der. Avec la Rus­sie, la Bel­gique et le Ja­pon pays hôte, la Tu­ni­sie n’a pas te­nu son rang, en s’in­cli­nant lors de son pre­mier match face à la Rus­sie, 0-2, un match à sens unique. Lors de la confron­ta­tion avec la Bel­gique, à prio­ri plus forte que la Rus­sie, la Tu­ni­sie sort le grand jeu en mar­quant un ma­gni­fique coup franc par l’in­ter­mé­diaire de Raouf Bou­zayene et ac­croche le match nul. Le der­nier mat­chl’op­po­se­ra au Ja­pon dans un stade d’osa­ka ac­quis à la cause des nip­pons. La Tu­ni­sie réus­sit à te­nir tête pen­dant 45 mi­nutes, se voyant même re­fu­ser un pe­nal­ty juste avant la pause, lorsque Ha­tem Tra­bel­si (meilleur joueur tu­ni­sien en l’abs­cence de Cho­kri El Ouaer, bles­sé juste avant la com­pé­ti­tion) s’ecrou­la dans la sur­face après une énième mon­tée dans son cou­loir droit. En deuxième mi­temps, les Ja­po­nais mar­quèrent deux buts s’of­frant ain­si la qua­li­fi­ca­tion et éli­mi­nant, de fac­to, la Tu­ni­sie.

2006: La der­nière aven­ture en date

En Al­le­magne, les Tu­ni­siens ont dis­pu­té leur der­nière coupe du monde en date. Cham­pionne d’afrique en 2004, la Tu­ni­sie se de­vait de faire bonne fi­gure lors de cette édi­tion al­le­mande, avec son nou­veau sta­tut pour de plus grandes am­bi­tions. Le groupe de la Tu­ni­sie était com­po­sé de l’ara­bie Saou­dite, de l’es­pagne fu­tur champion d’eu­rope en 2008 et du Monde en 2010 et de l’ukraine d’an­driy Shev­chen­ko, bal­lon d’or en 2004. Une Coupe du Monde bien mal en­ta­mée, puisque la sé­lec­tion di­ri­gée par Ro­ger Le­merre s’est fait sur­prendre par des Saou­diens au­da­cieux, qui ont me­né 2-1 avant que Radhi Jaï­di éga­lise à l’ul­time mi­nute du match. Après ce match nul d’en­trée, les es­poirs étaient minces, il res­tait en­core à af­fron­ter l’es­pagne et l’ukraine. La Tu­ni­sie al­lait main­te­nir le sus­pense le temps d’une mi-temps, puisque face à l’es­pagne, Jaw­har Mna­ri avait per­mis à la Tu­ni­sie de me­ner au score, avant que l’équi­libre soit ré­ta­bli. Trois buts en fin de match don­nèrent une vic­toire lo­gique aux es­pa­gnols qui avaient dé­jà un jeu bien ro­dé. Le der­nier match face à l’ukraine au­rait pu per­mettre aux Tu­ni­siens d’em­po­cher une qua­li­fi­ca­tion mi­ra­cu­leuse, mais c’était sans comp­ter sur l’ex­clu­sion pré­ma­tu­rée de l’at­ta­quant Zied Ja­zi­ri, sor­ti en fin de pre­mière pé­riode. À dix, sans at­ta­quant, la Tu­ni­sie s’in­cline après le but de Shev­chen­ko sur pe­nal­ty.

Le 2ème tour, pour­quoi pas ?

Sa meilleure per­for­mance reste celle de 1978, puis­qu’elle y a rem­por­té son seul match de Coupe du Monde jus­qu’à pré­sent. Un re­tour en Amé­rique du Sud pour­rait être une bonne idée pour ré­ci­di­ver l’ex­ploit. Après l’argentine en 78, le Bré­sil pour­rait peut-être re­don­ner goût au jeu of­fen­sif, per­du de­puis.

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