La Tu­ni­sie doit - et peut- échap­per aux prix bra­dés et au tou­risme de masse

Le Temps (Tunisia) - - LA UNE - Par Anis WAHABI -Ex­pert comp­table - As­so­cié AWT En deuxième lieu, En troi­sième lieu,

« L’an­née 2018 a connu du suc­cès res­plen­dis­sant à tous les ni­veaux dans le sec­teur du tou­risme qui a réa­li­sé des chiffres ja­mais concré­ti­sés par la Tu­ni­sie de­puis 2010 », a dé­cla­ré le pré­sident de la Fé­dé­ra­tion tu­ni­sienne de l’hô­tel­le­rie, Kha­led Fa­kh­fakh. Le nombre de vi­si­teurs en Tu­ni­sie s’est éle­vé à en­vi­ron 8 mil­lions de tou­ristes en 2018, tan­dis que les re­cettes en de­vises étran­gères dé­pas­saient les 4.000 mil­lions de di­nars, a ajou­té Kha­led Fa­kh­fakh dans une dé­cla­ra­tion ré­cente.

« L’an­née 2018 a connu du suc­cès res­plen­dis­sant à tous les ni­veaux dans le sec­teur du tou­risme qui a réa­li­sé des chiffres ja­mais concré­ti­sés par la Tu­ni­sie de­puis 2010 », a dé­cla­ré le pré­sident de la Fé­dé­ra­tion tu­ni­sienne de l’hô­tel­le­rie, Kha­led Fa­kh­fakh. Le nombre de vi­si­teurs en Tu­ni­sie s’est éle­vé à en­vi­ron 8 mil­lions de tou­ristes en 2018, tan­dis que les re­cettes en de­vises étran­gères dé­pas­saient les 4.000 mil­lions de di­nars, a ajou­té Kha­led Fa­kh­fakh dans une dé­cla­ra­tion ré­cente. Il a rap­pe­lé que les Tu­ni­siens et les Al­gé­riens ont re­pré­sen­té cette an­née l’es­sen­tiel des tou­ristes, sou­li­gnant le dé­clin du mar­ché eu­ro­péen tra­di­tion­nel, où l’ar­ri­vée de 4 mil­lions de tou­ristes eu­ro­péens en 2010 a été com­pa­rée à 2,5 mil­lions de tou­ristes cette an­née.

Mais cette em­bel­lie, ce rayon de so­leil au mi­lieu de la gri­saille- en ces temps dif­fi­ciles, où le dé­fi­cit de la ba­lance des paie­ments vogue de re­cord en re­cord, 4 mil­liards de di­nars sont bons à pren­drene doit pas être l’arbre qui cache la fo­rêt.

Il fau­drait pré­ci­ser de prime abord, que si les re­cettes du sec­teur ex­pri­mées en di­nars tu­ni­siens semblent flat­teuses, elles ont moins belle al­lure une fois conver­ties en eu­ros, compte te­nu de la dé­pré­cia­tion de la mon­naie tu­ni­sienne par rap­port à la de­vise eu­ro­péenne (plus de 50% en trois).

Per­çu comme une lo­co­mo­tive pour les autres sec­teurs de l’éco­no­mie na­tio­nale -bâ­ti­ment, tra­vaux pu­blics, ar­ti­sa­nat, trans­port, mo­bi­lier, agroa­li­men­taire-, le tou­risme en Tu­ni­sie contri­bue, de­puis des dé­cen­nies, au des­ser­re­ment de la contrainte fi­nan­cière ex­té­rieure, à l’amé­lio­ra­tion des ni­veaux d’em­ploi, au ren­for­ce­ment des re­cettes en de­vises du pays et au re­lè­ve­ment de la qua­li­té de vie de la po­pu­la­tion. Néan­moins, il faut avoir l’hon­nê­te­té in­tel­lec­tuelle de re­con­naitre que le mo­dèle de dé­ve­lop­pe­ment du sec­teur a at­teint ses li­mites de­puis fort long­temps.

Plu­sieurs fac­teurs sont avan­cés pour ex­pli­quer la baisse des per­for­mances du tou­risme tu­ni­sien. Ce­lui que pré­fèrent re­te­nir les res­pon­sables lo­caux du sec­teur fait la part belle au contexte mon­dial dé­li­cat. Un peu fa­cile, il s’ap­puie sur l’idée que la Tu­ni­sie souf­fri­rait en­core de la peur du ter­ro­risme. S’il est va­ri que, comme bien d’autres pays arabes –l’egypte en pre­mier lieu, et le Ma­roc, à un de­gré moindre- le tou­risme tu­ni­sien a, certes, été tou­ché par la crise dé­clen­chée par les troubles so­ciaux et les at­ten­tats ter­ro­ristes sur­ve­nus après le dé­clen­che­ment du « prin­temps arabes », il n’en de­meure pas moins vrai que les vé­ri­tables causes du mal sont à cher­cher ailleurs.

Oui, le tou­risme tu­ni­sien a du mal à se re­le­ver de la «ré­vo­lu­tion» et de ses suites. Les chiffres de 2013 le montrent: le nombre de nui­tées tou­ris­tiques est pas­sé de 35,5 mil­lions en 2010 à 30 mil­lions en 2013. Au to­tal, le tou­risme a re­cu­lé en­vi­ron de 15% en trois ans. Le tra­di­tion­nel mar­ché émet­teur de tou­ristes est le mar­ché eu­ro­péen. Or, ce­lui-ci n’a pas en­core re­trou­vé son ni­veau de 2010. Mais, il faut aus­si re­con­naître que le tou­risme tu­ni­sien souffre de­puis vingt-ans ou plus -en fait, dès le mi­lieu des an­nées 1990- de maux struc­tu­rels, et la crise consé­cu­tive à la « ré­vo­lu­tion du jas­min » cor­res­pond aus­si, si­non plus, à une crise struc­tu­relle plus pro­fonde du sec­teur.

Se­lon une étude de l’ins­ti­tut arabe des chefs d’en­tre­prises (IACE, 2011), la crise de l’ac­ti­vi­té tou­ris­tique en Tu­ni­sie trouve son ori­gine dans cer­taines ca­rac­té­ris­tiques du tou­risme tu­ni­sien, à do­mi­nante bal­néaire, mais aus­si dans un sché­ma de dé­ve­lop­pe­ment ba­sé sur l’ex­ten­sion des ca­pa­ci­tés d’ac­cueil pour pal­lier l’in­ca­pa­ci­té de gé­né­rer des gains de pro­duc­ti­vi­té. Si­gna­lons au pas­sage que la crois­sance ex­ten­sive des ca­pa­ci­tés d’ac­cueil a eu pour ef­fet un en­det­te­ment ac­cru en­vers le sec­teur ban­caire.

Ju­gez-en par vous-mêmes. La contri­bu­tion di­recte du tou­risme à l'éco­no­mie tu­ni­sienne s'élève à 7% du PIB - un chiffre qui re­flète la per­for­mance des sec­teurs hô­te­liers, des agences de voyages, com­pa­gnies aé­riennes et autres ser­vices de trans­port de pas­sa­ger. Il est pour­voyeur de 500 000 em­plois di­rects et in­di­rects. Le pays compte 862 uni­tés tou­ris­tiques d’une ca­pa­ci­té to­tale de 241 000 lits (don­nées au 31 dé­cembre 2015). Ce qui donne une re­cette par lit de l’ordre 16 600 di­nars (4 750 eu­ros). Avouons que ce n’est pas fa­meux, même si ce mon­tant ne tient pas compte des re­cettes des clients ré­si­dents tu­ni­siens. Ce chiffre vaut mille dis­cours et en dit long sur le po­si­tion­ne­ment de la des­ti­na­tion Tu­ni­sie. Il dé­note aus­si de la fai­blesse des prix moyens par lit loué (1 à 5 entre la Tu­ni­sie et la Tur­quie et de 1 à 3 entre la Tu­ni­sie et le Ma­roc).

Cette si­tua­tion dé­coule de l’in­ter­ac­tion de plu­sieurs fac­teurs struc­tu­rels. Par­mi ces fac­teurs, il y a la pré­do­mi­nance de l’ac­ti­vi­té bal­néaire, qui s’ap­puie sur une forte sai­son­na­li­té et des pra­tiques de né­go­cia­tion des ta­rifs éta­lées sur toute la pé­riode de l’an­née et do­mi­nées par les grands tour-opé­ra­teurs dis­po­sant d’un pou­voir de mar­ché et de né­go­cia­tion puis­sant. En outre, la sai­son­na­li­té de l’ac­ti­vi­té tou­ris­tique oblige re­cou­rir à une main-d’oeuvre tem­po­raire, ce qui ne fa­vo­rise ni la qua­li­té ni, sur­tout, la pro­duc­ti­vi­té et, par­tant, la com­pé­ti­ti­vi­té.

Dans un sec­teur vi­tal pour l'éco­no­mie du pays, qui a en­glou­ti des mil­liards et des mil­liards en in­fra­struc­tures, nous avons eu presque tout faux jusque- là. De contra­dic­tion en contre­sens, nous nous sommes re­trou­vés pié­gés par la qua­dra­ture du cercle. Je m’ex­plique. Alors que pas loin de la moi­tié des uni­tés -45%sont clas­sées 4 et 5 étoiles, nous nous sommes peu pré­oc­cu­pés de la qua­li­té des pres­ta­tions. Ré­sul­tat des courses, un tou­risme de masse et une clien­tèle à faible pou­voir d’achat.

Pour les grands tour-opé­ra­teurs et agences de voyages, la Tu­ni­sie est poin­tée du doigt pour la qua­li­té de ses pres­ta­tions. Ses « per­for­mances » en ma­tière de qua­li­té de ser­vices hô­te­liers, de di­ver­si­té d’ac­ti­vi­tés et de liai­sons aé­riennes sont conti­nuel­le­ment en baisse. Par contre, le pays est sou­vent ci­té comme of­frant le meilleur rap­port qua­li­té/prix. Mais cette po­si­tion est à double tran­chant, car elle ren­force l’image d’une Tu­ni­sie spé­cia­li­sée dans le tou­risme de masse et ap­pa­raît comme le ré­sul­tat du bra­dage des prix au dé­tri­ment de la qua­li­té des ser­vices.

À cause des prix orien­tés à la baisse et de la hausse du nombre de vi­si­teurs en pro­ve­nance d’eu­rope de l’est dont le pou­voir d’achat est li­mi­té, les dé­penses réa­li­sées dans le pays sont, par ailleurs, les plus basses de la ré­gion. Huit mil­lions de tou­ristes ont rap­por­té quatre mil­liards de di­nars, tout cal­cul fait, chaque tou­riste a rap­por­té la mo­deste somme de 500 di­nars. (Voir à ce pro­pos le rap­port de la Cnu­ced « Confé­rence des Na­tions Unies sur le com­merce et le dé­ve­lop­pe­ment », se­lon le­quel les re­cettes du tou­risme en Afrique ont tri­plé du­rant les deux der­nières dé­cen­nies, pas­sant ain­si de 15 mil­liards de dol­lars à 47 mil­liards de dol­lars. Ce­ci s’ex­plique par deux fac­teurs es­sen­tiels à sa­voir ; l’aug­men­ta­tion en nombre de vi­si­teurs et la hausse des dé­penses par tou­riste. En 2015, les dé­penses moyennes d’un tou­riste ont at­teint 850 dol­lars, tan­dis qu’avant 20 ans le tou­riste dé­pen­sait en moyenne 580 dol­lars.)

Tout ce­ci fait que le sec­teur tou­ris­tique tu­ni­sien est de moins en moins ren­table. Dif­fi­cile dans ces condi­tions de four­nir des pres­ta­tions de qua­li­té, sur­tout quand on sait qu’une par­tie non né­gli­geable des pro­mo­teurs ne sont pas des hô­te­liers pro­fes­sion­nels, mais des hommes d’af­fai­res­qui ont fait for­tune dans l’in­dus­trie et le com­merce- peu re­gar­dant sur la qua­li­té des pres­ta­tions et les ser­vices four­nis dans leurs uni­tés.

Alors, que faire? D’abord chan­ger de pa­ra­digme et mon­ter en gamme. Le Ma­roc a bien réus­si ce chal­lenge, alors pour­quoi pas la Tu­ni­sie, pays aux vieilles tra­di­tions en la ma­tière, riche d’une his­toire de plus de trois mille ans ? Il faut rap­pe­ler dans ce cadre que, de­puis l’in­dé­pen­dance, le tou­risme a été un en­jeu et un fac­teur im­por­tants dans le dé­ve­lop­pe­ment du pays. L’etat -via la SHHT- y a in­ves­ti dès fin des an­nées 1950. Et les hô­tels « Le Mi­ra­mar », « Le Fou­ra­ti », « Le She­ra­ton » ou « Le Sind­bad » comp­taient Ed­gar Faure, Pierre Bé­ré­go­voy, Bet­ti­no Craxi, pour ne ci­ter que ces illustres per­son­na­li­tés, par­mi leur clien­tèle.

la Tu­ni­sie doit échap­per aux prix bra­dés. Les ac­teurs lo­caux (hô­tels, agences de voyage et de trans­port, etc.), doivent sa­voir bien ré­pondre aux grands tour-opé­ra­teurs, no­tam­ment ceux du nord de l'eu­rope qui ont un qua­si-mo­no­pole sur leurs mar­chés et qui im­posent leurs lois et leurs prix aux hô­te­liers. Ces géants de l’in­dus­trie du loi­sir pro­fitent des sur­ca­pa­ci­tés hô­te­lières du pays pour ar­ra­cher des conces­sions ta­ri­faires et ac­ca­pa­rer, à prix in­chan­gé, de plus en plus des parts de mar­ché dans le seg­ment très dis­pu­té du tou­risme de masse.

le pays doit oeu­vrer pour s’im­po­ser comme une des­ti­na­tion «quatre sai­sons» et drai­ner une clien­tèle à haute contri­bu­tion, sé­duite par le charme et le luxe sans os­ten­ta­tion, plu­tôt que seule­ment mo­ti­vée par la plage et le so­leil ain­si que l’hé­ber­ge­ment à un coût ré­duit.

Sur le pa­pier, le pays ne manque pas d’atouts pour di­ver­si­fier son offre tou­ris­tique. Le golf, le ther­ma­lisme, le tou­risme cultu­rel et mé­di­cal, sont au­tant de pro­duits que la Tu­ni­sie doit mettre en va­leur.

Le ther­ma­lisme, est un pro­duit à fort po­ten­tiel. La Tu­ni­sie est la deuxième des­ti­na­tion in­ter­na­tio­nale dans ce do­maine. Elle est re­con­nue éga­le­ment pour la qua­li­té de ses centres de tha­las­so­thé­ra­pie qui font le bon­heur des cu­ristes tout au long de l'an­née.

Le tou­risme cultu­rel est un axe qui semble en­core peu dé­ve­lop­pé. Pour­tant, dans ce do­maine, la Tu­ni­sie dis­pose de beau­coup de cartes dans son manche. Il fau­drait au préa­lable sa­voir mettre en va­leur notre ex­cep­tion­nel pa­tri­moine his­to­rique et ar­chéo­lo­gique et faire vivre nos grands sites, les ani­mer, leur don­ner des moyens d'hé­ber­ge­ment et de di­ver­tis­se­ment pour les intégrer dans de vé­ri­tables cir­cuits cultu­rels.

En qua­trième lieu, il faut se rendre à l’évi­dence ; dif­fi­cile de boos­ter le tou­risme sans dy­na­mi­ser le tra­fic aé­rien. En d’autres termes, ou­vrir le ciel tu­ni­sien aux com­pa­gnies aé­riennes étran­gères. C’est en vou­lant pro­té­ger, coûte que coûte, Tu­ni­sair, qu’on est en train de pri­ver le pays de mil­liers et de mil­liers de tou­ristes. Pour­tant, tout le monde sait, que cette com­pa­gnie na­tio­nale ne dis­pose pas d’une flotte à la me­sure du po­ten­tiel tou­ris­tique du pays, outre les re­tards de ses vols et la faible qua­li­té de ses pres­ta­tions.

En cin­quième lieu, et de tout ce qui pré­cède, c’est le plus im­por­tant, il fau­drait amé­lio­rer la qua­li­té des ser­vices ; un fac­teur in­con­tour­nable pour, d’abord, re­con­qué­rir le ter­rain per­du, et en­suite, at­ti­rer une clien­tèle à haute contri­bu­tion. Une meilleure qua­li­té des ser­vices passe d’abord par un une vo­lon­té et un en­ga­ge­ment sans faille de la part de toutes les par­ties pre­nantes –hô­te­liers, res­tau­ra­teurs, com­mer­çants, pou­voirs pu­blics comme au­to­ri­té de contrôle et de ré­gu­la­tion…- en fa­veur d’un ser­vice de grande qua­li­té. Mais elle passe aus­si, et sur­tout par la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle. Une for­ma­tion pro­fes­sion­nelle ou­verte sur le monde ex­té­rieur est d’au­tant plus né­ces­saire qu’en rai­son de la com­plexi­té du pro­duit, les pro­duc­teurs (four­nis­seurs) de cha­cune de ses com­po­santes ne per­çoivent que va­gue­ment le rôle que leurs biens et ser­vices jouent dans l’éla­bo­ra­tion du pro­duit fi­nal (le sé­jour du client). Par exemple, un mau­vais re­pas dans un res­tau­rant de ville, ou une ex­cur­sion mal or­ga­ni­sée, peuvent jouer un rôle im­por­tant dans l’éla­bo­ra­tion de l’opi­nion-mau­vaise dans ce cas- de l’ar­ti­san du voyage, soit le tou­riste lui-même.

Pour fi­nir et afin d’illus­trer com­bien les ac­ti­vi­tés –j’al­lais écrire l’in­dus­tried’hé­ber­ge­ment, de res­tau­ra­tion, et de ma­nière gé­né­rale, de loi­sirs, sont com­plexes et exi­geantes, d’où l’im­por­tance du sé­rieux, du soin et de la ri­gueur qui doivent y être ap­por­tés, je vous livre ces pro­pos d’un grand chef fran­çais, Guy Sa­voy , cou­ron­né meilleur res­tau­ra­teur du monde pour la 3 ème an­née consé­cu­tive: « La no­blesse d'un pro­duit n'est pas dans son prix, elle est dans son au­then­ti­ci­té. » Ou bien « Mon mé­tier est de rendre le client heu­reux.

Un jour un client m'a dit: votre tra­vail est de rendre l'éphé­mère in­ou­bliable » Ou bien en­core «Un res­tau­rant, c'est plu­sieurs mé­tiers, la cui­sine en est le socle.

La gas­tro­no­mie est un tra­vail d'équipe. Or, quand on construit une équipe, c'est pour ga­gner, pas pour perdre.»

La réus­site est un état d’es­prit, une phi­lo­so­phie même. Elle n’ad­vient ja­mais par un cla­que­ment de doigts. Puissent les opé­ra­teurs du sec­teur tou­ris­tique com­prendre ce­la.

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