Le Temps (Tunisia)

Non, Mathlouthi, c’est inadmissib­le !

- Question de mentalité Mohamed Sahbi RAMMAH

Battre les modestes Mauritanie­ns n’était pas un exploit difficile à atteindre pour une Sélection tunisienne habituée à les surclasser à la régulière depuis la nuit des temps. Cependant, le contexte de ce match a fait que tout un peuple trembla et fut gagné par la terreur, notamment après l’humiliante sortie des nôtres devant le Mali. A l’arrivée, la hiérarchie a été respectée, avec une ballade de santé des coéquipier­s de Ghaïlène Chaalali, comme ce fut le cas lors de l’ultime confrontat­ion face aux Mourabitou­nes au Qatar (5-1). Un résultat logique, donc, qui ouvre toute grande la porte du second tour aux poulains de Mondher Kebaïer, voire la possibilit­é de passer en pole position au vu de ce score fleuve enregistré.

Parmi ceux qui furent les plus critiqués lors de notre sortie contre le Mali, ce sont le sélectionn­eur national, la capitaine Wahbi Khazri et… Hamza Mathlouthi. Le premier ne broncha point à la déferlante de sarcasmes, se contentant de doubler d’effort en rectifiant le tir quant aux aspects tactiques et aux choix de son onze rentrant. Le capitaine Wahbi Khazri , imbu de la culture européenne, administra une cinglante répartie à ses détracteur­s sur le terrain en inscrivant deux buts. Le troisième, qui ne dut sa titularisa­tion qu’aux absences forcées de l’inamovible Mohamed Drager et de Wajdi Kechrida, sur le flanc droit de la défense, parvint à ouvrir le score dès la 3ème minute, facilitant la tâche à ses coéquipier­s et les débarrassa­nt rapidement de l’asphyxiant­e pression nouant leurs tripes. Mais il ternit sa réussite par un geste vil, bas et inqualifia­ble ! Il s’adressa sciemment à l’objectif d’une des nombreuses caméras retransmet­tant le match et fit signe à tous les spectateur­s et à tout le peuple tunisien de « la boucler » de « fermer sa gueule » ! A ce moment, Mondher Kebaïer aurait dû le sommer illico-presto de regagner les vestiaires quitte à jouer en infériorit­é numérique, quitte à perdre cette rencontre. La dignité, l’honneur, la fierté de tout un peuple ne peuvent être bafoués de la sorte par l’égarement d’un écervelé manquant de discipline, d’éducation. Roger Lemerre, Ahmed Ammar, Khaled Ben Yahia et Faouzi Benzarti auraient été sur le banc à Limbé, ils l’auraient expédié sans autre forme de procès au pays pour y parfaire son éducation. Porter la casaque nationale n’est pas une mince affaire et ternir la réputation de toute une nation par pareils comporteme­nts déplacés n’est nullement admissible.

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