Ap­prendre àvi­vreen­so­lo

7 Jours - - Sortie Vip -

J’ai le bon­heur d’ani­mer l’émis­sion Bien... et je suis vrai­ment heu­reuse de pro­lon­ger le plai­sir avec vous par le biais de cette chro­nique, dans la­quelle je vous fais part de trucs qui font du bien au quo­ti­dien. Bonne lec­ture! Cette semaine, j’aborde un su­jet qui me touche per­son­nel­le­ment: vivre en so­lo. Vous al­lez me dire: «Sas­kia, tu ne vis pas seule, tu as tes en­fants...» Oui, c’est vrai. Ces deux mousses me rap­pellent chaque jour com­bien la vie est belle et comme le temps passe vite. Je les re­garde, à 12 et 9 ans, et j’ai en­core l’im­pres­sion que j’ai ac­cou­ché hier... Mais ça, c’est une autre his­toire! SE LAIS­SER LE TEMPS Lors­qu’on doit ap­prendre à vivre seul, le temps est notre meilleur ami. Voi­là dé­jà presque deux ans que je vis en so­lo quand les mousses sont chez leur pa­pa. Je dois ad­mettre que ç’a été tout un ap­pren­tis­sage. Les pre­miers mois, j’avais l’im­pres­sion de tour­ner en rond dans la mai­son. J’avais beau me dire qu’il fal­lait en pro­fi­ter et sa­vou­rer ces mo­ments pour moi, mais je n’y ar­ri­vais pas. Après 14 ans de vie de couple, deux en­fants et une mai­son sou­vent rem­plie d’amis, m’y re­trou­ver sou­dai­ne­ment seule, en si­lence... Ouf! J’y re­pense, et ça me rend très émue.

Mes amis m’en­cou­ra­geaient en me di­sant: «Tu vas voir, ça ira de mieux en mieux. Un jour, tu ap­pri­voi­se­ras ces mo­ments en so­lo.» Et ils avaient rai­son. Main­te­nant, j’aime me re­trou­ver seule dans ma mai­son et faire ce que je veux, quand je veux. Mais par­fois, il m’ar­rive d’avoir en­vie de par­ta­ger ma vie avec quel­qu’un. La ten­dresse me manque... Mais chaque chose en son temps! PRENDRE SOIN DE SOI La clé pour être bien seul? S’oc­cu­per de nous comme on s’oc­cu­pe­rait des autres! Quand j’en ai dis­cu­té avec la Dre Sté­pha­nie Léo­nard, psy­cho­logue, j’ai quand même été éton­née d’ap­prendre qu’au Ca­na­da, 28 % des per­sonnes vivent seules, ce qui en fait le type de mé­nage avec la pro­por­tion la plus éle­vée. Et c’est au Qué­bec qu’il y en a le plus (33 %). D’après vous, y a-t-il plus d’hommes ou de femmes qui vivent seuls? Eh bien, ce sont les femmes. Bien qu’à une cer­taine époque ce fût mal vu, main­te­nant, c’est un choix de vie de plus en plus as­su­mé. Sté­pha­nie a d’ailleurs quelques sug­ges­tions pour qu’on se sente bien avec soi-même: Être bien­veillant en­vers soi-même (c’est le conseil que je pré­fère et que j’ap­plique sou­vent pour moi). Se trai­ter comme on trai­te­rait son meilleur ami. Qu’est-ce qu’on fait quand on in­vite un ami chez soi? On lui pré­pare un bon re­pas, on met des chan­delles et de la bonne mu­sique. Eh bien, c’est aus­si bon pour soi! Avoir des pro­jets, comme re­peindre sa cui­sine. Ah! Tiens! Ça, c’est mon genre. ;-) Pré­voir une es­ca­pade ou un voyage, plan­ter des herbes ou adop­ter un ani­mal de com­pa­gnie. Prendre soin de soi. Prendre le temps de faire des ac­ti­vi­tés qui se font bien en so­lo, axées sur le plai­sir et la dé­tente (co­lo­rier, faire des casse-tête, jouer d’un ins­tru­ment, bri­co­ler...). Pour ma part, c’est l’écri­ture qui me fait le plus grand bien. J’adore écrire, te­nir un jour­nal in­time: c’est une vraie thé­ra­pie. Al­ler de­hors, sor­tir tous les jours pour s’aé­rer l’es­prit, ne se­rait-ce que pour quelques mi­nutes. Per­son­nel­le­ment, j’adore al­ler au gym. Par­fois, je trouve ça dif­fi­cile, mais après mes 60 mi­nutes d’en­traî­ne­ment, je me sens pleine d’éner­gie, et c’est une belle place pour échan­ger et être en contact avec les autres. Parce qu’il est aus­si im­por­tant de trou­ver des ac­ti­vi­tés qu’on peut faire en groupe!

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