Flo­rence K QUAND J’ÉTAIS PE­TITE

7 Jours - - Sommaire - PAR MI­CHÈLE LE­MIEUX

Du plus loin qu’elle se sou­vienne, Flo­rence K a tou­jours fait preuve d’un tem­pé­ra­ment ar­tis­tique. À l’âge où on ap­pri­voise le lan­gage, elle s’as­soyait dé­jà au pia­no et des­si­nait avec ar­deur. Si les arts ont lais­sé une em­preinte dans sa vie, c’est main­te­nant à la mu­si­cienne de lais­ser son em­preinte dans le mé­tier.

Je ne me rap­pelle pas de ma vie avant le pia­no, nous confie Flo­rence. À deux ans et de­mi ou trois ans, je m’y as­soyais dé­jà. Je sui­vais mes pa­rents par­tout, et ma mère m’ame­nait avec elle lors­qu’elle chan­tait dans des évé­ne­ments. Pour ne pas que je m’en­nuie, elle ap­por­tait tou­jours un car­net et des crayons à co­lo­rier. J’ai donc dé­ve­lop­pé aus­si un in­té­rêt pour les arts vi­suels. Je des­si­nais tout le temps! Le des­sin a fait par­tie de mon en­fance, et ç’a été ex­tra­or­di­naire pour moi. Même si, à l’époque, j’étais en­fant unique — mes pe­tites soeurs n’étaient pas en­core nées —, je ne m’en­nuyais pas. J’avais tou­jours quelque chose à faire. Je jouais toute seule, je me créais des mondes ima­gi­naires... Je me ré­fu­giais dans ma tête. J’étais joyeuse, mais je ré­flé­chis­sais trop pour l’être constam­ment. Cet as­pect ana­ly­tique de ma per­son­na­li­té est sû­re­ment à la base de l’an­xié­té et de la dé­pres­sion que j’ai connues par la suite.»

EN­TOU­RÉE D’AMOUR

«J’ai­mais beau­coup voya­ger avec mes pa­rents. Je pas­sais beau­coup de temps chez mes grand-mères, qui m’ont don­né un amour in­croyable. C’est un im­mense pri­vi­lège! Mon grand-père ma­ter­nel est dé­cé­dé cette an­née; il a aus­si beau­coup fait par­tie de ma vie. J’ai eu bien de la chance. Du­rant l’en­fance, je n’ai pas don­né du fil à re­tordre à mes pa­rents, mais à l’ado­les­cence, je leur en ai don­né un peu. En­fant, j’étais très sage. À titre d’en­fant unique, je ne pou­vais pas jouer avec des frères et soeurs; j’étais tou­jours avec les adultes, avec les­quels j’ai­mais dis­cu­ter. Ça donne une grande ma­tu­ri­té. J’ai gar­dé mes amies d’en­fance. J’ai ren­con­tré ma meilleure amie, Ca­the­rine, à la ma­ter­nelle. C’est en­core ma meilleure amie. Nous sommes comme des soeurs.»

« En­fant, je me ré­fu­giais dans ma tête. J’étais joyeuse, mais je ré­flé­chis­sais trop pour l’être constam­ment. »

Flo­rence a ré­cem­ment pré­sen­té le ro­man Li­li Blues, pu­blié chez Libre Ex­pres­sion.

Son EP de chan­sons de Noël ori­gi­nales, A New Ch­rist­mas, se­ra of­fert sur iTunes dès le 17 no­vembre. La chan­teuse a aus­si par­ti­ci­pé à l’opus

Doux mo­ments pour Phi­lou, un al­bum de chan­sons ins­tru­men­tales fait pour les en­fants han­di­ca­pés.

On peut l’en­tendre à Ici Mu­sique tous les di­manches, de 17 h à 19 h, et on peut lire ses billets sur son site, à flo­ren­cek.com.

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