Pe­tits mo­ments de grâce

«Il n’y a point de ha­sard.» – Vol­taire

Acadie Nouvelle - - MIEUX-ÊTRE - chro­ni­que­mieuxetre@gmail.com

Mo­ment de grâce. C’est un concept gé­nial que j’em­prunte de l’au­teur Neale Do­nald Walsch. Un concept qui m’anime bien plus que «coïn­ci­dence», «chance» ou en­core «ha­sard». Peut-être même plus que «syn­chro­ni­ci­té» ou «in­ter­ven­tion di­vine».

Quelque chose, utile et in­at­ten­du, qui nous ar­rive au juste mo­ment. Voi­là com­ment je dé­cris un mo­ment de grâce. D’ailleurs, la jus­tesse du mo­ment est la clé.

Les pa­roles d’une chanson que nous en­ten­dons, une phrase que nous li­sons, une per­sonne que nous croi­sons: toutes ces ma­ni­fes­ta­tions peuvent dé­clen­cher un de ces mo­ments. Ces mi­ni­mi­racles se pré­sentent fré­quem­ment dans nos vies. Pour­tant, lorsque nous sommes trop af­fai­rés ou avons l’es­prit fer­mé, ils nous échappent.

POIREAUTER?

Certes, nous n’avons pas à nous re­po­ser sur nos lau­riers et at­tendre un coup de chance. Nous pou­vons par contre être prêts à sai­sir une bonne oc­ca­sion qui se pré­sente et être re­con­nais­sants. Notre tra­vail achar­né n’est pas rem­pla­cé par la chance, mais rien ne l’em­pêche d’être agré­men­té, en­ri­chi.

En pre­nant conscience que notre vie est do­tée de mo­ments de grâce, nous les re­mar­quons da­van­tage. En fait, chaque au­rore est un mo­ment de grâce: une autre jour­née pour tra­vailler vers nos buts, ex­pri­mer notre gra­ti­tude, re­dres­ser les torts, ap­prendre, rendre ser­vice aux autres, etc.

PE­TITS MO­MENTS

• Il y a quelques jours, je m’in­ter­ro­geais sur mon im­pli­ca­tion com­mu­nau­taire. Le len­de­main ma­tin à l’Éco­mar­ché de Be­res­ford, une dame qui, comme moi, fai­sait des courses me de­man­da: «Est-ce que le mou­ve­ment zé­ro dé­chet t’in­té­resses par ha­sard?» Éber­luée, je ré­pon­dis: «Et com­ment!» Elle m’ex­pli­qua qu’elle était en train de for­mer un groupe et que la pre­mière réunion au­rait lieu la semaine sui­vante. J’y se­rai! Mer­ci! • Ma fille me ra­con­ta qu’un lun­di ma­tin, l’hi­ver pas­sé, elle était fa­ti­guée et se dit qu’elle au­rait be­soin de re­pos. Elle se le­va et vit, à tra­vers la fe­nêtre, un bliz­zard. Eh oui! L’école était fer­mée. Mer­ci! • Walsch, l’au­teur au­quel je me suis ré­fé­rée pré­cé­dem­ment, ra­conte ce mo­ment-ci. Une mère, qui vi­vait un re­mue-mé­nage in­té­rieur, condui­sait sur l’au­to­route avec sa fille de 18 ans. Cette mère se re­pro­chait; elle ne sen­tait pas avoir été à la hau­teur du parent qu’elle au­rait sou­hai­té être. Sou­dai­ne­ment, elle dut frei­ner, car une biche tra­ver­sait le che­min avec son faon. La ma­gni­fique biche pro­té­geait son pe­tit et lui mon­trait le che­min. Dès lors, la mère com­prit. À l’ins­tar de cette biche – et mal­gré ses er­reurs –, elle s’était ef­for­cée de pro­té­ger son en­fant, de la gui­der et de l’ai­der à prendre son en­vol. Les larmes ruis­se­lant sur son vi­sage, elle prit conscience de ce cadeau: une mé­ta­phore de son propre com­bat in­té­rieur ve­nait de se dé­ployer sous ses yeux. Le coeur en paix, elle mur­mu­ra mer­ci. Voyons le sens dans nos coïn­ci­dences! J’in­vite res­pec­tueu­se­ment vos par­tages et ques­tions. ¹Walsch, N.D. (2011). Quand Dieu s’en mêle, des mi­racles ar­rivent. Pa­ris: Guy Tré­da­niel édi­teur.

– Gra­cieu­se­té

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