KE­VIN ARSENEAU: L’EM­BAR­RAS DU CHOIX

Acadie Nouvelle - - LA UNE - an­tho­ny.doi­ron@aca­die­nou­velle.com @Doi­ronAn­tho­ny

Ke­vin Arseneau est cour­ti­sé de tous bords, tous cô­tés sur la scène politique pro­vin­ciale. Des agents du Par­ti vert, du Nou­veau Par­ti dé­mo­cra­tique et du Par­ti pro­gres­siste-conser­va­teur ont sol­li­ci­té la can­di­da­ture du fer­mier du com­té de Kent, en vue des élec­tions de 2018.

Le Par­ti li­bé­ral du Nou­veau-Bruns­wick a cla­qué la porte au nez de l’an­cien pré­sident de la SANB, ven­dre­di. Le co­mi­té d’ap­pro­ba­tion s’est op­po­sé à sa can­di­da­ture en vue du congrès d’in­ves­ti­ture dans KentNord.

Par mis­sive, un re­pré­sen­tant a in­di­qué que les opi­nions de Ke­vin Arseneau ne concordent pas idéo­lo­gi­que­ment avec la ligne d’ac­tion lé­gis­la­tive, la pla­te­forme et les va­leurs du Par­ti li­bé­ral pro­vin­cial.

La nou­velle n’est pas tom­bée dans l’oreille d’un sourd.

Trois autres par­tis pro­vin­ciaux ont im­mé­dia­te­ment de­man­dé à ren­con­trer l’agent libre, dont les pro­gres­sis­tes­con­ser­va­teurs, au dire du prin­ci­pal in­té­res­sé. Ke­vin Arseneau était le pre­mier sur­pris, lui qui est pour­tant bien con­nu pour ses prises de po­si­tion à gauche sur l’échi­quier politique.

«Je leur ai dit qu’ils per­daient leur temps, mais ils ont in­sis­té pour me ren­con­trer. Si les li­bé­raux consi­dèrent que je ne re­pré­sente pas leurs va­leurs, vous pou­vez être cer­tain que je ne re­pré­sente pas celles de ce par­ti de droite.»

L’Al­liance des gens du N.-B. ne lui a pas en­core de­man­dé à le ren­con­trer, ajoute-t-il, sou­rire au­dible.

Quatre voies s’offrent main­te­nant à lui. Il pour­rait se ral­lier aux verts, aux néo­dé­mo­crates, faire ca­va­lier seul ou bien lais­ser tom­ber ses as­pi­ra­tions po­li­tiques.

Ke­vin Arseneau dit avoir re­çu «des di­zaines d’ap­pels» de­puis sa­me­di, de la part de gens de par­tout qui ont vou­lu lui ap­por­ter leur sou­tien, du fi­nan­ce­ment et des en­cou­ra­ge­ments.

«Beau­coup d’entre eux, je ne les connais­sais même pas per­son­nel­le­ment. Ils veulent que je me pré­sente, ils me disent que la politique néo-bruns­wi­ckoise a be­soin de gens hon­nêtes comme moi. Ça me fait chaud au coeur quand j’en­tends des com­men­taires comme ça.»

Cer­tains lui ont même sug­gé­ré de fon­der un nou­veau par­ti. Il dit ne pas consi­dé­rer cette op­tion «pour l’ins­tant», mais ajoute du même souffle que «nous au­rons be­soin de ré­flé­chir sé­rieu­se­ment à un ras­sem­ble­ment des forces pro­gres­sistes au Nou­veau-Bruns­wick».

Le fer­mier de Ro­gers­ville se pré­pa­rait à mettre du foin sur ses fraises au mo­ment de l’en­tre­vue. Sa sai­son fer­mière tire à sa fin. Il s’en­vo­le­ra bien­tôt vers le Cam­bodge avec sa femme et son fils re­joindre son frère et son conjoint, pour quelques se­maines. Il en­tend prendre cette pause pour se res­sour­cer et re­ve­nir au ber­cail avec une dé­ci­sion quant à son ave­nir politique.

«Vous pou­vez vous at­tendre à une an­nonce à mon re­tour, c’est cer­tain.»

Quatre voies s’offrent main­te­nant à Ke­vin Arseneau: se ral­lier aux verts, aux néo­dé­mo­crates, faire ca­va­lier seul ou lais­ser tom­ber ses as­pi­ra­tions po­li­tiques. Ar­chives

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