Un an de pri­son pour avoir agres­sé sexuel­le­ment sa de­mi-soeur

Acadie Nouvelle - - ACTUALITÉS -

Un homme du Res­ti­gouche a éco­pé d’une sen­tence d’un an de pri­son pour avoir agres­sé sexuel­le­ment sa de­mi­soeur d’âge mi­neur.

Les in­ci­dents re­montent à 2014. L’agres­seur avait 20 ans au mo­ment des faits.

Le nom de l’ac­cu­sé fait l’ob­jet d’un in­ter­dit de pu­bli­ca­tion afin de conser­ver l’ano­ny­mat de sa vic­time.

Por­tée de­vant les tri­bu­naux, l’af­faire traîne en lon­gueur de­puis l’ar­res­ta­tion de l’ac­cu­sé en 2014. Le plus ré­cent dé­lai est un dé­faut de se pré­sen­ter en Cour de l’ac­cu­sé, sur­ve­nu le 7 sep­tembre, date à la­quelle il de­vait re­ce­voir sa sen­tence.

Il s’est li­vré le len­de­main aux po­li­ciers et est de­meu­ré en dé­ten­tion de­puis. Cette omis­sion lui a par ailleurs va­lu une nou­velle ac­cu­sa­tion, à la­quelle il a plai­dé cou­pable.

L’in­di­vi­du était de re­tour mar­di au Pa­lais de jus­tice de Camp­bell­ton pour re­ce­voir sa sen­tence. Bien que la Cou­ronne pen­chait pour une sen­tence de trois à cinq ans, la juge Bri­gitte Si­vret a plu­tôt tran­ché pour une peine moins lourde compte te­nu des an­té­cé­dents fa­mi­liaux pro­blé­ma­tiques (et at­té­nuants) de l’ac­cu­sé.

Elle a éga­le­ment consi­dé­ré le fait qu’il s’agit d’une pre­mière of­fense pour ce­lui-ci et que les risques de ré­ci­dives étaient, à son avis, faibles. La juge a ain­si op­té pour une peine d’in­car­cé­ra­tion d’un an moins le temps dé­jà pur­gé (soit l’équi­valent de 102 jours). La sor­tie de pri­son se­ra as­su­jet­tie d’une pé­riode de pro­ba­tion de deux ans.

Lors de la pre­mière an­née, l’in­di­vi­du de­vra se li­vrer à 150 heures de tra­vaux com­mu­nau­taires tout en res­pec­tant un couvre-feu strict. Il se­ra éga­le­ment for­cé de suivre une thé­ra­pie sur la ges­tion des émo­tions ain­si que toutes autres thé­ra­pies ju­gées per­ti­nentes pour sa condi­tion.

Puis­qu’il s’agit d’une in­frac­tion sexuelle grave, il de­vra four­nir un échan­tillon d’ADN et son nom fi­gu­re­ra au re­gistre des dé­lin­quants sexuels du Ca­na­da pour les vingt pro­chaines an­nées.

Ques­tion­né à la sor­tie du tri­bu­nal, le re­pré­sen­tant de la Cou­ronne, Me Pierre Rous­sel, a in­di­qué qu’il était en­core trop tôt pour dire s’il en­tend faire ap­pel de la sen­tence, quoique cette op­tion reste plau­sible.

«Nous al­lons en­voyer une co­pie du dos­sier pour ré­vi­sion et on ver­ra quelle dé­ci­sion prendre par la suite», a-t-il in­di­qué.

Cer­tains di­ront que la pomme ne tombe ja­mais bien loin de l’arbre… D’autres qu’il n’est pas éton­nant qu’avec une en­fance aus­si tor­due, l’ac­cu­sé en soit ve­nu à com­mettre des gestes si­mi­laires.

Les abus sexuels et l’in­ceste étaient en ef­fet mon­naie cou­rante du­rant la tendre en­fance de l’ac­cu­sé, et ce, sur une pé­riode de dix ans. Il est en ef­fet le fils d’une femme de Dal­hou­sie condam­née ce prin­temps pour in­ceste.

Il était re­ve­nu de­meu­rer chez elle en 2014 et avait dé­cou­vert que celle-ci avait tou­jours le même com­por­te­ment dé­viant que par le pas­sé.

La femme âgée de 44 ans à l’époque a éco­pé d’une peine car­cé­rale de sept ans. Son ex-conjoint et com­plice dans cette af­faire avait, pour sa part, re­çu une sen­tence de huit ans pour di­verses ac­cu­sa­tions à conno­ta­tions sexuelles, no­tam­ment pour at­tou­che­ments, in­ci­ta­tion, voyeu­risme et pos­ses­sion/pro­duc­tion de por­no­gra­phie ju­vé­nile. - JFB

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